Il a fallu qu’un jour Dieu fasse l’homme !
“Cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira”
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© Guy Marchal (Alberto). Photos et textes. Tous droits réservés.
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Souvenir d'un 1er mai
Alors que tu allais
Droit devant,
Sur l’allée sombre
Du boulevard Gambetta,
Sans doute sous ton charme
Autant que sous les ombrages
Des arbres et des maisons,
Peut-être passant devant la terrasse
Habituelle
Du café du coin,
La dépassant ;
Et puis,
Ta robe au vent,
Tes cheveux flottants, formant
Des reflets d’or
A chacun de tes pas sautillants ;
Et puis ton sourire,
Tes yeux,
Les deux chantant en choeur
L’amour ;
Et puis l’accent coloré,
Intact de ta voix,
De la mélodie sifflée
Entre tes lèvres :
Premier mai !
Alors que tu allais ainsi,
Figure de la joie
Comme cueillie d’une campagne fleurie,
Tout imprégnée encore
Des senteurs printanières ;
Alors que tu allais ainsi,
Rieuse,
Moi j’allais ailleurs,
Mais en pleurs...
Je me disais : ”Il doit y avoir
Un autre printemps,
Un autre rivage,
Une autre couleur,
Une autre mesure.”
Je me disais : ”Il doit y avoir
Autre chose,
Quelque chose qui commencerait
Comme commence un jour,
Comme un jour
Qui durerait, durerait
Toujours.”
Quel beau rêve m’emportait ?
Quelle folie me poussait ?
Puisse-t’il ainsi un vent
Animer le commun des mortels
Jusqu’à le faire quitter
Le monde terre à terre
Sinon dans les chimères ?
Aujourd’hui je le sais,
Il existe ce vent :
C’est le vent du dedans.
N’est-ce pas dans le souffle
Que se cache le mystère ?
Pas à pas l’homme s’achemine.
Combien de pas déjà?...
Et pourtant, qui jurerait
En avoir fait le premier,
Le premier véritable ?
Le premier pas dont je parle,
Il n’est pas homme, ni femme
Qui le fassent,
Sinon le nouveau-né,
Le bébé, l’enfant,
Et moi,
Moi qui suis comme un enfant
- On n’entre pas dans le royaume de Dieu
Dans la peau d’un grand,
Mais dans la peau d’un petit.
Pardonne-moi si, à tes yeux,
Les mensurations de mon être
Ont pu dépasser
Celles d’un môme,
Et si j’ai pu paraître
Plus grand que je ne le suis.
Alors que tu allais,
Tu te souviens,
Vois-tu, je viens
Te raconter l’Amour
Qui ne finit jamais.
Nuremberg, 1er mai 1986
Droit devant,
Sur l’allée sombre
Du boulevard Gambetta,
Sans doute sous ton charme
Autant que sous les ombrages
Des arbres et des maisons,
Peut-être passant devant la terrasse
Habituelle
Du café du coin,
La dépassant ;
Et puis,
Ta robe au vent,
Tes cheveux flottants, formant
Des reflets d’or
A chacun de tes pas sautillants ;
Et puis ton sourire,
Tes yeux,
Les deux chantant en choeur
L’amour ;
Et puis l’accent coloré,
Intact de ta voix,
De la mélodie sifflée
Entre tes lèvres :
Premier mai !
Alors que tu allais ainsi,
Figure de la joie
Comme cueillie d’une campagne fleurie,
Tout imprégnée encore
Des senteurs printanières ;
Alors que tu allais ainsi,
Rieuse,
Moi j’allais ailleurs,
Mais en pleurs...
Je me disais : ”Il doit y avoir
Un autre printemps,
Un autre rivage,
Une autre couleur,
Une autre mesure.”
Je me disais : ”Il doit y avoir
Autre chose,
Quelque chose qui commencerait
Comme commence un jour,
Comme un jour
Qui durerait, durerait
Toujours.”
Quel beau rêve m’emportait ?
Quelle folie me poussait ?
Puisse-t’il ainsi un vent
Animer le commun des mortels
Jusqu’à le faire quitter
Le monde terre à terre
Sinon dans les chimères ?
Aujourd’hui je le sais,
Il existe ce vent :
C’est le vent du dedans.
N’est-ce pas dans le souffle
Que se cache le mystère ?
Pas à pas l’homme s’achemine.
Combien de pas déjà?...
Et pourtant, qui jurerait
En avoir fait le premier,
Le premier véritable ?
Le premier pas dont je parle,
Il n’est pas homme, ni femme
Qui le fassent,
Sinon le nouveau-né,
Le bébé, l’enfant,
Et moi,
Moi qui suis comme un enfant
- On n’entre pas dans le royaume de Dieu
Dans la peau d’un grand,
Mais dans la peau d’un petit.
Pardonne-moi si, à tes yeux,
Les mensurations de mon être
Ont pu dépasser
Celles d’un môme,
Et si j’ai pu paraître
Plus grand que je ne le suis.
Alors que tu allais,
Tu te souviens,
Vois-tu, je viens
Te raconter l’Amour
Qui ne finit jamais.
Nuremberg, 1er mai 1986
Commentaires :
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silverhot
Beau !!!
Tu parles si bien de l'amour!!!
Quel plaisir de te lire...
Tu devrai t'exprimer sur mon site "pour vous, c'est quoi l'amour"
Amicalement.
La Faucheuse
:-)