Il a fallu qu’un jour Dieu fasse l’homme !
“Cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira”
Index des rubriques
Discussions actives
Session
"Chansons d'une vie" réalisées avant ma découverte de Dieu... © Guy Marchal
"L'homme nu"
"Les mots qu'on dit parfois"
"Quand il pleut"
"Le soir mourant"
"Entre nous la vie"
"Les insoumis"
"Mes amours sont mortes"
"Causette à mon malheur"
"Les gens"
"Terre au secours"
Ailleurs sur Joueb.com
- aubes :Ma robe à fleurs sous la pluie de novembre
- folle :Des fois, je dis des trucs stupides
- hg :Je me gâte
- brigetjones30 :Faut y aller…
- voyages :Does anyone know where I can download the Casey Fronczek interview?
- kyrah :"Ne sois pas pessimiste..."
- sequences :Pour bien débuter l'année
- austin9571 :Ez Payday Loan
Liste de liens
© Alberto
© Guy Marchal (Alberto). Photos et textes. Tous droits réservés.
Recherche
La lune
©albertoA peine fleuris, déjà fânés, les cerisiers japonais qui ornent ma rue !
La lune, par derière (qui me fascine surtout quand elle est pleine) me rappelle un poème écrit il y a quelques années...
LA LUNE
La lune !
0 la lune !
Grand disque flasque
Blanc éclaboussant
Par derrière les persiennes,
Se glissant sur le champ
Tourné des auvents,
Ou par terre,
Au haut des collines,
Trébuchant presque
En raillant les coteaux,
Les buissons d’aubépine,
En coulant de sa plume
Avec des taches d’encre
Un nouveau paysage
Y noyant épines et fleurs,
Feuilles et fruits.
Ce n’est plus une nuit.
Etrange convoi
Que cet astre grossi
Par mon âme amoureuse.
Je le vois passer de près,
S’avancer
Dans l’immense clarté bleutée
Du jour promis,
Du grand jour promis.
Ce n’est plus une nuit.
Mais qu’est-ce ?
Un frisson ?
Oui, un frisson ;
Un spasme, je le vois
Par-delà l’échancrure de l’opaque voile,
De l’opaque voile déchiré.
Ah ! mon âme en profondeur
S’agite comme une feuille !
Qui donc souffle de sa bouche
Un parfum amoureux
Sur les ramures de ma pousse
Nouvellement née ?
Qui donc me pousse
Ainsi qu’un vent, en avant,
Ainsi qu’une voile ouverte,
Offerte et tournée vers le ciel ?
Ma barque glissera-t’elle sur l’onde
Atteindra-t’elle le large
Sans la force des rames ?
Verrais-je à droite,
A gauche
Le mur visqueux
De la mer fendue ?
Quel bras étendu que le bras de Dieu !
Ou croyez-vous que la délivrance,
La liberté,
S’achètent à prix courant
D’argent,
En ramant, en ramant, en ramant ? ...
Je la devine ;
Je la sais,
Derrière ;
Bientôt elle va longer le chambranle,
Elle va se dessiner,
Se présenter
Et comme éclater
Dans l’espace ouvert
De ma porte.
C’est le soleil qui l’éclaire
La lune.
Version XML - Cette page est peut-être encore valide XHTML1.1 et CSS sans tableaux.
