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Il a fallu qu’un jour Dieu fasse l’homme !

“Cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira”
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Chansons d'une vie par Guy Marchal ©
"L'homme nu"
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Dimanche (28/12/08)
Fin du blog d’Alberto

J’ai été ravi de mener ce blog jusqu’à ce jour. Je remercie tous les participants et les intervenants. Je vous assure qu’aucun n’est exclu de mon coeur.

Mais, je ne saurais terminer cette aventure sans rappeler cette parole de Jésus qui résume peut-être tout ce que j’ai voulu exprimer ici :

Jésus a dit : "Je suis l’Alpha et l’Omega*, le commencement et la fin." (La Bible, Apocalypse 21.6) Ce qui signifie, qu’au commencement il y a Jésus, et qu’à la fin il y a Jésus. Entre les deux , il y a notre vie, la tienne, la mienne ; l’existence du monde et le temps. Je vous souhaite d’être enrichis de cette vérité biblique !

Ce qui vous explique en même temps le pourquoi du pseudonyme AlbertO (qui n’a d’ailleurs pour ce qui me concerne aucun autre sens, sauf... en l’écrivant à l’envers, otrebla que j’ai utilisé parfois lorsque j’avais envie d’envoyer un sourire).

Un grand merci à Stéphane Gigandet !

* A est la première lettre de l’alphabet grec, O  la dernière.


"Au même moment, Jésus fut transporté de joie par le Saint-Esprit et s'écria : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents, et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. Oui, Père, car dans ta bonté, tu l'as voulu ainsi".
La Bible


R  É  V  E  I  L  L  E  Z     L  E     G  O  S  S  E     E  N     V  O  U  S

Ecrit par alberto, a 12:56 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 40 commentaires)
Lundi (15/12/08)
La lettre de Guy Gilbert, prêtre


Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous cette belle lettre de Guy Gilbert, prêtre, que j’ai tellement appréciée :

« Mes plus belles prières »

L’athée qui admire un paysage, une fleur, un ciel, contemple.
La beauté l'interroge, il prie.
L’agnostique qui croit et doute à la fois, prie lui aussi. Qu'il le fasse seulement aux heures où tout est clair. Le matin de préférence où tout paraît lumineux. Il aura assez du soir pour se poser des questions sur l'existence de Dieu.
Quant au croyant, comment peut-il ne pas prier ?
Comme l'oiseau vole ou le poisson nage, l'homme de rout temps prie à sa façon, à son moment.
Invincible cet élan qui porte vers l'invisible. Recherche de toute une vie vers l'inconnu, vers ce qui nous porte au-delà de nous-mêmes.
Ces pages où j'ai choisi les prières ou poèmes que j'aime sont pour toi. Que tu souffres, que la joie ou la tristesse t'envahisse, que tu sois un jeune pétulant ou un vieillard assagi, malade ou handicapé, pioche dans la table des matières.
Tu rigoleras, tu pleureras, tu t'interrogeras en lisant ce livre.
Passe un bon moment, qui que tu sois. Alors je n'aurais pas classé pour rien ce qui peut t'apaiser ou te dynamiser.
Un poème ou une prière peut illuminer ta journée.

À toi, fidèle lecteur de cette lettre semestrielle, je dédie quelques passages de Mes plus belles prières.

Sans la prière je serais foutu
Quand j'ai commencé mon ministère auprès des jeunes marginalisés, j'ai cru que la prière ne valait pas un contact urgent ou un sauvetage. Et puis des moments de vide m'ont appris que plus je voulais en faire... moins j'en faisais ! Je sais maintenant que par la prière l'action prend une dimension plus humble et sacrément plus efficace. Tu ne t'acharnes plus à calculer la portée de ton geste, mais la profondeur de ton union à Dieu.
Plus nous sommes engloutis dans la vie active, et plus nous devons devenir un adorateur priant. Les personnes stressées à un niveau dingue par la famille, le boulot, les transports n'ont plus le moindre sens de la contemplation. Si elles faisaient oraison, elles arriveraient plus facilement à gérer leur couple, leur profession, leur vie quotidienne.

Fous le camp !
Quand, las et fatigué, je n'arrive plus à écouter, Il y a toujours un mec pour me dire : « Guy, t'es pas branché. Fous le camp chez les moines. Va te reposer et faire tes prières ! » C'est le Saint-Esprit qui parle, à l'évidence. Je ne manque jamais de l'écouter. Ma survie sacerdotale en dépend.
C'est ainsi que chaque année je prends soixante jours de silence chez les moines, en comptant les cinq jours de retraite en Algérie. Deux jours tous les dix jours est mon rythme annuel.
Seule, la prière nous campe sur des prés d'herbe fraîche pour nous réconcilier avec Dieu. Et, partant, avec les autres. Tous les autres. Me réconcilier d'abord avec moi-même est le plus beau sentier fleuri de ces quarante-huit heures chez les moines.

La théologie des vingt-quatre heures
Chaque matin, dès que je me réveille, je prie pour que toute la journée j'essaie d'aimer. Une heure d'intimité absolue avec Celui qui me fait vivre. Je dis : « Seigneur, je T'aime, je sais que je vais en baver toute la journée avec les jeunes emmerdeurs dont je m'occupe et que j'aime tant. Reste avec moi. »
Par expérience, je sais que si je ne commence pas ma journée par la lecture d'un texte d'Évangile après mon café et ma clope, c'est fichu. Je lis le texte, j'attaque par une prière et j'étudie. Je note des passages et je retiens une petite phrase. Ce peut être aussi simple que « L’espérance gagnera. » Je l'écris à l'encre rouge sur un post-it que je glisse dans mon paquet de cigarettes : ainsi, tout au long de la journée, je la retrouve.
Le Seigneur n'a pas dit :
« Donne-nous aujourd'hui le pain pour une semaine. » Mais : « Donne-nous chaque jour notre pain quotidien. » Il s'agit chaque jour de trouver la force pour vingt-quatre heures. Et chaque jour nous amène Sa force.
Et ne dites pas que vous n'avez pas le temps. Si vous passiez autant de temps à prier qu'à regarder la télévision, vous seriez les plus grands priants du monde...

Un homme de prière
Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences,
j'essaie simplement d'être un homme de prière.
C'est la prière qui a sauvé ma vie.
Sans la prière, j 'aurais perdu la raison.
Si je n 'ai pas perdu la paix de l'âme
malgré toutes les épreuves,
c'est que cette paix vient de la prière.
On peut vivre quelques jours
sans manger, mais non sans prier.
La prière est la clef du matin
et le verrou du soir.
La prière, c'est une alliance sacrée
entre Dieu et les hommes...

Gandhi

Tout faire par amour
Dur, dur de quitter un lit chaud, un oreiller douillet...
Cette corvée, je la subis comme nous tous Heureusement la petite sainte Thérèse me souffle : « Tout faire par amour. » Alors j'écarte mes draps et je me lève. Il est vrai que nous avons une inertie spirituelle très forte. On cherche, on bavarde... Où mettrai-je Dieu dans ma vie ? se demande-t-on. Voyons... où vais-je bien lui trouver une place ? Au lieu d'aller droit vers lui, on vire à gauche, à droite, on zigzague comme un ivrogne. Alors que Dieu doit être placé au coeur de notre vie.
Mettez-Le là dès le matin et votre joie intérieure sera profonde, quelles que soient les difficultés de la journée.

Votre prière sera exaucée
Il est dit dans l'Évangile qu'aucune prière faite avec un coeur pur ne sera rejetée par le Seigneur. Toute prière sera comblée. Comment voulez-vous que Dieu résiste à votre prière Comment voulez-vous que les parents résistent au regard du gosse qui leur demande de l'aide ? Admirez le regard merveilleux des enfants : la lumière, la beauté, la clarté. Nous devons être des enfants pour Dieu. Il ne résistera pas et alors Il nous répondra.
Mettez-vous ceci dans la tronche et dans le coeur : toute prière que vous ferez sera exaucée, mais pas forcément comme vous le désirez. Nous pouvons demander de mauvaises choses sans nous en rendre compte.
Demandez chaque matin à Dieu de vous envoyer des sourires et des signes. Vous verrez qu'une personne viendra à votre rencontre, que quelque chose se produira.
Tous les jours, demandez à Dieu un sourire. Dites-Lui : « Envoie-moi un signe de Toi. » Quel que soit votre âge, jeune ou ancien, sachez faire silence et priez chaque jour. Allez vous réfugier dans un coin tranquille. Dieu vous fera signe.
Le premier signe que J'ai reçu de Dieu fut le regard de tendresse et d'amour de mes parents. Quand il m'a appelé à 13 ans pour être prêtre, j'avais déjà ce ciment qui m'unissait à Lui. Et je ne le savais pas.

Mille façons de prier
Apprendre à prier sera toujours nouveau. Les formes de prière sont innombrables. Dire à Dieu qu'on L'aime est un tel enchantement que, pour garder cet amour neuf, on a besoin de renouveler sans cesse notre façon de prier.
« Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le Lui demandiez ...» Cela signifie que vous sollicitez quelque chose, mais que Dieu sait d'avance ce dont vous avez besoin... Alors êtes-vous stupide ? Pas du tout ! Le Seigneur a besoin que nous Lui demandions. Et la réponse Lui appartient.
On appelle sans cesse Dieu à notre secours : « Aie pitié de moi ! », « Guéris-moi », « Sauve-moi ! », « Pardonne-moi, pauvre pécheur ! », etc. Je ne dis pas qu'il faut se taire, mais pas uniquement se plaindre, sinon le Dieu que vous priez vous réduira à être de perpétuels assistés et quémandeurs.
Ce Dieu-là risque de s'emparer de votre liberté, alors que la merveille de Dieu est qu'il nous a faits libres. Toujours supplier Dieu tue la joie. Si, le malheur arrivant, on se dit : « Mais qu'est-ce que j'ai fait à Dieu pour mériter ça ? », on arrive à une conception d'un Dieu qui se vengerait de Ses créatures.
Ce Dieu-là n'existe pas.
Pourriez-vous aimer d'un grand et véritable amour un homme ou une femme qui se contenterait de vous demander toujours quelque chose, toujours plus de signes, sans jamais vous déclarer sa flamme ? Il faut dire: « Je t'aime ! » si l'on veut être aimé. Personne ne résiste à ces mots. Dieu Pas plus que nous.
La vraie prière purifie notre image de Dieu, elle nous délivre de l'image d'un Dieu pervers. La vraie prière est une prière de louanges et d'amour.
Dieu est un mendiant d'amour.

Qu'en est-il de ta prière ?
Tu es sur la mer
Dans ta barque
Et tu jettes l'ancre
Sur un rocher lointain.
Tu tires ta corde
Avec force et persévérance:
Le rocher ne bouge pas,
Mais ta barque s'approche de lui.
Ainsi en est-il de ta prière
Dieu semble
Ne pas bouger ;
Mais c'est toi qui avances.


« Soyez des maîtres de la prière »
Prier n'est pas toujours facile. « La prière est un combat », martèle Saint Paul. Si certains jours c'est un régal, d'autres fois c'est un peu galère. Si la prière allait de soi, le monde entier prierait ! Et la Terre serait un paradis.
Une fois, une bonne vieille dame me dit : « Monsieur l'abbé, vous savez, je ne sais pas prier. Je récite le chapelet, mais je ne pense pas à mon chapelet. Je récite le "Notre Père" mais je ne pense pas bien à ce que je dis. Qu'est-ce que je dois dire au Seigneur dans le secret de mon coeur »
Alors je lui réponds :
« Dis-Lui : "Seigneur, je T'aime." » Elle me répond qu'elle n'osera jamais le tutoyer. « OK, dis-Lui : "Seigneur, je Vous aime.“
Plus tard, elle me confiait qu'elle se régalait de dire à son Créateur, à tout moment : « Je T'aime. »

Prier nécessite également un apprentissage. Apprenons à prier dès l'enfance comme les enfants lorsqu'ils apprennent leur langue maternelle.
La prière est à la fois mystérieuse et... « bon enfant ». Dans les moments de joie, nous avons besoin de nous tourner vers quelqu'un d'invisible, d'inaccessible à nos sens et nous nous exclamons : « Mon Dieu ! » Face au vide, nous lançons tous : « Mon Dieu ! » Dans les moments terribles : « Mon Dieu ! » A la mort d'un être cher : « Mon Dieu ! » Devant un spectacle superbe ou très impressionnant : « Mon Dieu ! »
Avec la prière, nous lançons ces cris d'espoir, de plainte ou de joie vers Dieu. La prière, c'est quand notre coeur tout entier entre dans la prière du Christ.
Pour prier, fais silence. Plus tu feras silence, plus Dieu entrera en toi. Il n'y a pas de technique spéciale, juste dire : « Seigneur, je passe ce moment avec Toi. Il est pour Toi seul. » Et puis la fermer.
Parce que la prière est une voix du coeur.
Si tu arrives à prendre un quart d'heure par jour pour Lui déclarer ton amour et réfléchir sur ta vie, tu verras tes ombres et tes lumières. Ne crois pas que c'est réservé aux vieux et aux curés, c'est donné à tout le monde. Plus tu incuberas le silence à la montagne, en forêt, dans un parc ou en pleine mer, plus riche tu seras. Garde ensuite la nature dans ton coeur. Deviens un militant du silence.
« Dieu est l'ami du silence, disait mère Teresa. Les arbres, les fleurs et l'herbe poussent en silence. Regarde les étoiles, la lune et le soleil, comme ils se meuvent silencieusement. »
Certains vous diront qu'il faut réciter des Psaumes. Je crois qu'il vaut mieux un élan du coeur que des paroles ânonnées. Le Seigneur se fiche des paroles qu'on lit à toute vitesse. J'aime entendre le phrasé des moines pour réciter des Psaumes. Ils psalmodient lentement, avec sérénité, comme on marche en montagne, un pas après l'autre, en recueillement, pour ne pas être essoufflés.
Il n'est pas nécessaire de lire beaucoup pour avoir une vie intérieure plus riche et plus intense. François Mauriac disait : « Tout dépend de l'esprit dans lequel vous êtes pour accueillir en vous ce que vous lisez. » J'adhère à cette parole.

Au milieu de tous

Il y a deux recommandations non contradictoires dans l'Évangile : « Quand tu pries, entre dans ta chambre. » Et puis la phrase du Christ : « Là où vous êtes réunis en mon nom, je suis au milieu de vous. »
On peut prier seul, mais la foi ne peut se bûcher seul. On a besoin de rencontrer les autres, d'être ensemble. La prière se pratique dans un lieu sacré. A la mosquée, à la synagogue ou dans tout sanctuaire où votre religion vous guide. A l'église, si vous êtes chrétien. Il existe des prières puissantes, des prières de fête propres à chaque religion.
L’Evangile dit : « Là où nous sommes réunis entre chrétiens, Dieu est au milieu de nous. » Je le crois absolument. J'ai souvent la sensation quasiment physique de Dieu présent quand je dis la messe, au milieu de l'assemblée des chrétiens.

Les bonnes adresses du Christ
Je rentre chez moi, au petit matin, épuisé. Ma voiture frôle l'église de mon quartier. Une lumière scintille à l'intérieur. « Tu es là, Toi le meilleur des amis, lui dis-je. Bonne nuit à Toi qui nous as dit que Tu resterais avec nous jusqu'à la fin du monde. Tu sais combien je T'aime ! »
Je ne loupe jamais ce clin d'oeil d'amour avant de prendre du repos. Cette certitude qu'Il réside parmi nous est une Fête-Dieu permanente. Ce coeur à coeur rapide, qui a la douceur d'une rencontre amoureuse, m'emplit de joie. «Tu es là » suffit à apaiser tant de souffrances intérieures vécues durant mes journées, lourdes de multiples cris et d'appels de détresse.
Paris est bourré de Sa présence. Chaque temple La recèle. Pourquoi ne pas quitter brutalement l'agitation et la fièvre des rues pour pénétrer dans le sanctuaire ouvert et Lui donner ne serait-ce qu'une minute ?
Lui jeter nos soucis, notre amour, en vrac. Seulement une minute. Elle risque de se prolonger si, d'un seul coup, on se souvient qu'il est urgent de dire à l'Amour infini qu'on L’aime. Alors on s'aperçoit de la formidable pauvreté de nos journées où on cible tout, sauf l'essentiel.

Dans le train, sur la plage, sur un lac, dans le métro...

Nous pouvons prier n'importe où, au travail, sur la plage ou dans le métro. Mais nous devons bien nous préparer à cette intimité avec Dieu. Après avoir décollé, nous sommes installés dans un lieu choisi, dans la position qui nous convient, avec le livre qu'il nous faut. J'aime bien prier au sommet d'une montagne. Assis calmement en altitude, je contemple.
Dieu aime le silence que nous Lui offrons. Dieu est follement amoureux de notre silence. Dans nos chambres oui dans nos voitures, sous la douche ou au restaurant, nous pouvons prier en faisant silence à l'intérieur de nous. Le Christ se barrait, dit l'Evangile, quand la foule l'oppressait. Il allait prier dans la montagne ou au milieu d'un lac. Dieu demande que nous nous cachions comme des amoureux. Je vis les meilleurs moments de prière dans le silence, en regardant l'horizon, sur un sommet ou dans la profondeur d'une forêt. Nous devons tout quitter pour Dieu et nous pouvons le faire partout. Il suffit que ce soit une priorité pour nous.

Écouter Dieu à travers les autres
Chaque être est un ostensoir. Si nous regardons chaque personne avec le regard de Dieu, nous ne connaîtrons ni péril ni peur. En cherchant en chaque être sur cette terre la transparence mystérieuse de Dieu, nous n'avons absolument rien à redouter. Pour cette raison, nous pouvons dire que toute rencontre est une prière. Toute rencontre avec un être humain est une forme de prière. Tout regard doit faire jaillir la prière en nous. Rien n'est plus simple ni plus profond que cette contemplation. Nous sommes entourés d'humains. Que chacune de vos rencontres soit une prière.
Si l'on zappe vite les autres, si on les entend sans les écouter, rien ne se produit entre les êtres. Écouter vraiment l'autre, c'est écouter Dieu profondément. Ce regard du chrétien vis-à-vis de l'autre est une prière illimitée.
Au fond, nous prions comme nous vivons. Si nous prenons de l'espace pour Dieu, alors notre prière sera écoutée, nous aurons soif de prière, et nous serons dans la vie quotidienne des gens écoutant.
Nous transparaîtrons Dieu naturellement parce que nous serons dans un dialogue ininterrompu avec Lui. Nous serons avec Lui à travers les autres et dans tous les espaces temps et espaces silence que nous Lui donnerons.

Au creux de mon arbre
Quand tu pries, tu peux être dans ta voiture, devant un beau paysage. Nous avons dans nos pays des coins de nature extraordinaires. Reste dix minutes seul dans ta voiture et regarde un fleuve, une forêt aux mille couleurs, le soleil qui se lève ou se couche.
Ma préférence, c'est d'être dans la nature pour prier. Assis sur le bord d'un rocher, en pleine forêt, ou en grimpant sur un arbre. Quand je suis en haut de mon arbre, je prie. En pleine forêt, j'ai taillé un vieux pin pour grimper plus facilement. En haut, comme il a été coupé par la foudre, je peux quasiment me mettre debout sur le sommet. Ma prière éclate là, dans la beauté et le silence de la nature. Je peux rapporter ce trésor de silence dans le bruit de la ville. J'aime aussi prier devant le saint sacrement.
Et qu'importe où nous allons du moment que nous quittons tout pour Le chanter...

Guy GILBERT, Lettre N° 82. Avec l’aimable autorisation de Guy Gilbert que je remercie.

Association Père Guy GILBERT
Bergerie de Faucon
46 rue Riquet 75019 PARIS
Tél. 01 40 35 75 46 - Fax 01 40 35 12 93
www.guygilbert.net



Ecrit par alberto, a 18:42 dans la rubrique Actualités.
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Dimanche (14/12/08)
Paroles silencieuses

Qu’est-ce que tu aimes le plus au monde ? Moi, c’est Jésus ! Parce que si je vis, c’est grâce à lui ! Heureusement qu’il y a eut Noël sur la terre, et heureusement qu’il y a eut Noël dans mon coeur !

Israël t’a rejeté, oui, depuis le temps du prophète Samuel... "Donne-nous un roi comme il y en a chez les nations“. Tu as répondu à Samuel : "Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux“(1)! Les rois se sont succédés, depuis Saül, David... jusqu’à Jésus ! Sur ta croix était écrit : Celui-ci est le Roi des Juifs“(2).
 

Puis tu es ressuscité ! Tu es revenu à la vie ! Et plus encore : tu donnes la vie !

Et tu m’as donné la vie à moi, j’en suis encore tout étonné ! Ce matin je me suis levé, c’est mon miracle quotidien, celui de l’être que tu as sauvé !

Je me suis levé grâce à toi, sinon, il y a longtemps que je serais définitivement couché !

Oui, c’est qu’il y a eut Noël dans mon coeur et avec toi un nouveau recommencement. La terre entière se moque, mais le ciel entier se réjouit ! Les gens ignorent que le ciel est habité, ils n’ont de regard que pour la terre et les choses qui s’y passent. Ils ignorent que tout se passe d’abord dans le ciel... ils ignorent -comme moi je l’ignorais avant - que tout se passe d’abord dans le ciel.

Je reste là silencieux, comme sur le bord de l’océan à regarder les vagues. Le vent souffle. Je sais qu’il suffira de quelques minutes pour que le grand soleil rouge disparaisse derrière l’horizon. Ensuite il fera nuit.

Et toi, que feras-tu en attendant demain ?

1. (1 Samuel 8.7)
2. (Matthieu 27.37)


Ecrit par alberto, a 16:14 dans la rubrique Actualités.
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Mercredi (10/12/08)
L'orgueil d'un Etat
--> L'homme a pris la place de Dieu

Rama Yade, secrétariat d'Etat aux droits de l'Homme : "La France n’est pas la France sans les valeurs" !

Dieu veille sur ses Dix Commandements.
Le Président de la République française veille sur ses Droits de l'Homme.

Dieu veille sur ses Dix Commandements. Il a donné une suite, parce qu'aucun homme ne peut accomplir les Dix Commandements.
Le Président de la République française veille sur ses Droits de l'Homme. Quelle suite donnera-t-il, parce que certains Etats ne respectent pas les Droits de l'homme ?

Dieu veille sur ses Dix Commandements. Il a donné une suite, parce qu'aucun homme ne peut accomplir les Dix Commandements. Il est venu lui-même. "Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant pas aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation." (La Bible)
Le Président de la République française veille sur ses Droits de l'Homme. Quelle suite donnera-t-il, parce que certains Etats ne les respectent pas. Ira-t-il lui-même sur le terrain pour réconcilier le monde ? Même avec la meilleure volonté, comment un homme peut-il réconcilier le monde ? (observer, par ex., le Zimbabwe).



Ecrit par alberto, a 10:23 dans la rubrique Actualités.
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Mardi (09/12/08)
Monsieur Henry
--> SDF de première classe

La crise est arrivée, la crise soudaine, d'abord financière, puis économique... Elle s'abat comme un oiseau de proie sur les pays du globe, les uns après les autres, domino day. Déjà que la situation n'était pas gaie... Le coup de massue parti des Etats-Unis semble se répercuter sur tous les crânes, paralysant les esprits et apeurant les âmes !

En plus, l'hiver est arrivé et, comme chaque année, les SDF... Les SDF...

Pourtant, ici, chez-moi, comme si de rien n’était, je continue de côtoyer des gens aisés, en relative bonne santé, travailleurs, bien-pensants, qui ne voient pas vraiment de crise... Je ne sais pas comment ils font, (ils ne sont pas des machines, ils sont des gens), ils ont toujours assez d'argent en poche... et me payent le café à la pause de midi ! (ils me payent rien d’autres !)

Quoi dire et quoi faire au regard des SDF de France ?

Après la mort d'un SDF de 31 ans à Marseille le 6 décembre 2008, Elvin écrit dans Le Point : "Quand un homme dort dans la rue, c'est déjà trop tard et nous, simples citoyens et témoins de cette misère n'avons pas à culpabiliser de n'avoir rien fait car que pouvons-nous faire, et comment ? Mais, s'interroger sur le pourquoi du comment, sur tout ce qui a dû arriver à cet homme pour qu'il en soit devenu un SDF, oui, nous pouvons tous le faire. Cela commence souvent par un licenciement, puis par le passage de la victime entre les mains de prédateurs qui ont fait semblant de vouloir l'aider mais se sont bien servis au passage et lui ont pris le peu qu'il lui restait, d'argent et de confiance en soi. Pour peu que cet homme, dans sa détresse, ait commis une faute de désespoir, voilà tout trouvé le prétexte pour sa famille et ses amis de lui tourner le dos définitivement, alors qu'ils n'avaient de toute façon rien fait de bien avant mais s'en trouvaient quand même un peu gênés. Une fois la mort sociale décrétée par les bien-pensants, la mort physique n'est plus bien loin, que ce soit de froid ou d'autre chose, peu importe. Mais les assassins, patrons voyous, banquiers et assureurs véreux, juges timorés, amis lâcheurs, parents indignes etc courent toujours !"

Tritton75 ajoute : "Ca choque toujours, de voir qu'un type de son âge est mort seul, de froid, dehors. Mais que peut-on faire pour lutter contre cette marginalisation ? Où est la limite de leur liberté ? Difficile de le dire."

Je partage ces propos, mais pas entièrement.

Il est clair, ne l'oublions pas, que le Gouvernement, en France comme dans d'autres pays, compte sur les associations et oeuvres caritatives, pour pallier aux carrences politiques. C'est grâce à ces associations qu'un équilibre social très fragile est possible. Mais rien ne va plus quand d'un côté ou de l'autre, des déficiences se font ressentir. Les causes sont multiples et de plus en plus compliquées. Le spectateur sur le terrain ou devant la télé s'en trouve profondément indigné, il voit des situations insuportables mais que peut-il faire, à par râler ou se poser en juge redoutable comme dans les exemples cités (dans lequel je ne partage pas le jugement) ? A moins d’être un abbé Pierre ou un Coluche, quelles solutions peut-il proposer ?

A mon sens, pour une discussion équilibrée, les thèmes suivants devraient s'imposer à nouveau et être remis sur le tapis :

- Droits et Devoir de l'Etat
- Droit et Devoirs du citoyen

Ce genre de discussion n’est pas systématiquement d’actualité (ou s’il l’est, il l’est en partie), il devrait l’être pour tout le monde, mais surtout pour la génération montante. Je ne sais si notre société du 21e siècle est capable de reprendre facilement en main ce genre de sujets. Car si un jeune de 25-30-35 ne règle pas ce problème, je pense raisonnablement qu'il est mal parti (sans même parler des diplômes). Ça c'est la théorie, oui ! La pratique montre de toute façon qu'ils sont bien rares ceux qui ont tout compris, tout réussi, et qui sont devenus des citoyens accomplis, forts pour affronter les crises et assez malins pour résoudre les problèmes existentiels ! Vous en connaissez de ces héros à part ceux du ciné ? Moi non ! Tant de composantes entrent en jeu : Nés ici ou ailleurs, chez les blancs, chez les noirs, de parents pauvres ou de riches, ou de malades, ou d'immigrés, nés de malchanceux ou de telle ou telle sensibilité, ou de telle religion... ah la religion ! Les religions et Dieu... quelle salade !

Bref !

Qu'est-ce qu'on fait pour s’en sortir quand on n'a même pas zéro centime en poche ?

Si un lecteur est passé par là qu’il me réponde et raconte son témoignage.

Personnellement, j’en connais un ! Il s’appelel Monsieur Henry ! S’il y a une femme que Francis Cabrel aime à mourir et qui a connu toutes les guerres, il y a ce Monsieur Henry, qu’on n’aime pas forcément, mais qui, lui, a connu toutes les crises !

D’abord dès la naissance, il n’a jamais connu son père, ses parents étaient pauvres, trop pauvres pour qu’il puisse être admis en 6e. Il fit donc de petites études pour apprendre un métier qui le conduisit très tôt, à 17 ans, à travailler en usine. Dès ces premiers temps, il fut étonné de voir des jeunes filles de son âge, sveltes, debout devant une machine, et accomplissant le même geste durant toute une journée. Lui-même se demandait pourquoi il devait travailler. Il avait tant de choses dans la tête qu’il aurait aimé faire ! Un jour, alors il qu’il dû se rendre en ville en plein après midi, il fut étonné de voir tant de monde dans les rues et il se demanda pourquoi tous ces gens ne travaillaient pas alors que lui était obligé de travailler tous les jours. Heureusement, Monsieur Henry était habile dans son métier, il gravit les échelons et se retrouva quelques années plus tard dans une grande entreprise, et cette fois non plus en bleu de travail mais en blouse blanche. Il voyagea à l’étranger, séjourna dans la capitale. Il côtoya le monde des uns et des autres ainsi que le monde des syndicalistes. Les jours de manif, il était toujours le premier, faut dire qu’il préfèrait marcher sur les grands boulevards que de rester enfermé dans les espaces à air conditionné ! Faut dire aussi qu’avec le temps, sa tête était bourrée de questions.
Un beau jour d’été, devant son chef ébahi, il rendit son tablier et s’en alla. Il ne revint plus jamais dans cet espace. Ce jour-là il sortit de la société.

Des jours, des mois et des années passèrent. Quand on lui demandait "Pourquoi es-tu parti ?", il était toujours embarassé et parlait de mal de ventre. C’est que Monsieur Henry n’aimait pas tricher, pas plus qu’il n’aimait les compromis. Une sensibilité, une urgence, l’obligeaient simplement à prendre du recul avec lui-même et avec les autres. Sa rébellion ne l’empêchait pas d’être aimable, ainsi sur son chemin, il trouva toujours une bonne âme, cependant que l’idée de mendier ne lui serait jamais venue à l’esprit. Il ne mendia jamais !

L’urgence, toujours l’urgence, en boule dans le ventre. Un mal, le mal-vivre, qui lui causait pas mal de soucis et pour lequel il ne trouvait aucun remède. Y-a-t-il au moins un remède pour ce mal ? Non, pensait-il en passant longuement à la loupe dans son esprit toutes les solutions d’urgence, drogue, sexe, argent, suicide... N’empêche qu’il fallait trouver une solution ! Et les solutions se recherchent sur mille chemins ! Quel empêtrement ! Mais que nous le voulions ou non, consciemment ou inconsciemment, un jour ou l’autre un choix s’impose, un chemin s’impose...

Alors ?

Alors ! Ce que nous sommes finit par prendre forme, ce qui a été semé par nous-mêmes, par nos parents, grands parents... finit par prendre forme. Sur le moment, nous sommes peut-être loin de nous en rendre compte, mais ce que nous sommes lorsque nous nous développons sous le soleil et la pluie, dépend de la graine qui a été semée. A nous de nous retrouver et d’en tirer le meilleur. Ici, qui est sincère est gagnant ! Parce qu’une rose ne peut pas dire qu’elle est une pivoine, ou un catus, hein ! Ah les beaux champs de tulipes de Hollande. Les champs de catus sont également beaux... quand ils fleurissent ! Faut pas les toucher, c’est tout !

Alors voilà notre Monsieur Henry à Paris. On se demande ce qu’il fait là. Il n’a pas bonne mine ! Il crache par terre. Son dos est un peu voûté. Il n’a pas un sou en poche, seulement un projet en tête... un projet qui a échoué, avorté. Ça c’est son affaire, il n’a pas envie d’en parler. Finalement, il n’a envie  de rien du tout, comme un mec blasé et au bout du rouleau. Il est là seul dans la capitale, dispose quand même d’une chambre de bonne sous les toits, cela grâce encore à une bonne âme, ancienne copine, qui vient le voir de temps en temps. Elle ne peut pas faire plus pour ce pauvre Monsieur Henry, tellement empêtré dans ses problèmes qu’il ne peut retenir parfois quelques larmes. Il se sent très humilié devant elle et en même temps touché à vie par cet être qui lui a ouvert sa porte !

Monsieur Henry n’a plus qu’une envie, de se coucher et de ne plus jamais se relever. Solitude et désespoir sont trop lourds. Personne au monde ne lui a révélé le sens de la vie. Et lui ne l’a pas trouvé. Tout ce qu’il a trouvé, c’est l’inverse : le non-sens de la vie ! Alors...

C’est ainsi que d’une manière ou d’une autre se serait arrêtée l’existence de Monsieur Henry, SDF de première classe, rebelle et aimable... comme un ours. Mais Monsieur Henry n’est pas mort ! Que s’est-il passé ? Comment a-t-il pu remonter la pente et retrouver une existence sociale ?

J’admets que les SDF de seconde classe ont moins de chance, mais puisque tous les chemins mènent à Rome, je suis persuadé que la même chance de salut reste en chaque être humain.

Monsieur Henry n’est resté que trois mois dans cette chambre* sous les toits de Paris. La bonne âme, l’ancienne copine qui lui avait  prêté cette chambre le regarda avec des yeux tous ronds lorsqu’au départ, il lui confia : "Dieu existe, il faut que je m’en occupe" !

Une autre bonne âme attendait Monsieur Henry dans une autre ville, dans un autre pays, pour l’aider dans sa nouvelle étape. Au début il accepta des petits boulots (parfois pénibles) ici et là, 2 h par jour, ensuite 4 h par jour, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’une entreprise l’embauche sous contrat avec un salaire permettant de vivre. Il arriva même à se payer des études théologiques qui lui permirent de changer à nouveau de sphères professionnelles et de partir en Mission.

Il se maria et eu beaucoup d’enfants.


* C'est ici qu'il composa la chanson : "Terre au secours" que l'on peut aussi écouter (colonne de droite)

Ecrit par alberto, a 13:22 dans la rubrique Actualités.
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Lundi (24/11/08)
Il faut donc être fort
... Pourtant, si l’idée d’un vaste carnaval vous effleure l’esprit lorsque vous vous demandez ce qu’est le monde, alors vous voyez comme moi. Essayons de ne pas trop paniquer, car le masque de peau porté par l’homme est inné. Dieu seul me voit tel que je suis. J’aime le nez rouge du clown et la fausse moustache de Charlot. S’il n’y avait pas de farces sur la terre, la vie serait inexorablement intenable.

Il faut donc être fort. C’est l’idée que Daniel essaie de me faire comprendre en jouant au football avec moi et en me montrant ce qu’il sait faire. Mais comme je suis essoufflé rapidement, nous nous asseyons.
- Daniel, sais-tu ce que c’est qu’être fort, mature ? Alors fais une expérience. Si tu as un coin de terre, plante un arbre, un chêne de préférence. Tu fais un trou, tu plantes ce petit arbuste acheté chez le jardinier, en prenant soin de le protéger, car au début il est presque aussi fragile qu’un roseau. Si l’arbre se développe bien, qu’il ne meurt pas, alors au fil des ans tu le verras pousser, grandir... Imagine ce chêne quand il aura 100 ans ! Tu en as déjà vu de ces arbres vénérables au tronc gros, avec cette écorce rugueuse qui a supporté toutes les saisons, tous les temps, avec ces branches et ce feuillage si majestueux sous lesquels les rois jadis, cherchaient ombrage ! Il faut des années,  parfois plusieurs siècles, pour qu’un arbre ait atteint sa pleine croissance, cette puissance, cette force. Pour nous, les hommes, il nous faut aussi beaucoup de temps avant d’être vraiment forts comme un chêne,
- Avant d’avoir beaucoup de muscles ?
- Non, ce n’est pas un problème d’avoir beaucoup de muscles. Si tu en as c’est bien, mais être fort,  signifie avoir atteint une certaine maturité, un âge mur. Tu vois, cela ne se fait pas à coup de baguette magique, il faut beaucoup de temps et de l’expérience. Il faut aussi le vouloir.
Mon petit bonhomme s’en est allé maintenant voir les deux arbres fruitiers que j’ai planté dans la cour en face de nos fenêtres : un pommier et un cerisier. Puis, à quelques mètres près de la haie de tuyas, il montre du doigt une jeune pousse :
- Qu’est-ce que c’est ?
- ça c’est l’expérience de ta soeur Sarah. Il y a deux ans (tu étais encore petit), ta soeur a planté là un marron ! Et tu vois comme elle a eu du succès car cette pousse deviendra un marronnier grand et fort.
Daniel n’en revient pas. Sûr qu’il va bientôt planter son chêne.
- Qu’est ce qui est le plus fort, me demande-t-il, un marronnier ou un chêne ?
Je réfléchis une seconde avant de répondre :
- Le roseau.
Daniel ne comprend plus et me fais une grimace. Je demande :
- Vous n’étudiez pas les Fables de La Fontaine à l’école (dans la langue de Goethe) ?
Non. C’est donc à moi de lui apprendre "Le chêne et le roseau"...

Ecrit par alberto, a 17:48 dans la rubrique Actualités.
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Jeudi (13/11/08)
Centre Evangélique d'information et d'action 2008


Tous les ans il y a le salon du livre, le salon de l'agriculture, et bien d'autres... Tous les ans, il y a aussi le salon des Protestants évangéliques, avec 200 stands, qui montrent particulièrement un esprit d'ouverture dans la diversité ecclesiastique et dans une même foi.

Vous êtes chrétien ? Vous cherchez Dieu ? Vous êtes curieux ? Peut-être, nous verrons-nous dans cet univers coloré de gens aimables !

A noter la soirée artistique du lundi 17 à 19h45 avec Saïd Oujibou qui présentera son One man show :

Liberté, égalité, couscous



©alberto

Ecrit par alberto, a 12:17 dans la rubrique Actualités.
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Mardi (11/11/08)
Il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus
--> Les invités de la noce

Lorsque je croise sur le web l'un ou l'autre des 61 millions de Français, il arrive qu'en se saluant virtuellement et en échangeant quelques mots, celui-ci soit énervé de mon insistance à lui parler de Dieu... Il n'aime pas ça ! Il déteste ! Quel trame du hasard, alors, pour que lui et pas un autre, se soit trouvé sur ma route ! Il m'entend parler de la pluie et du beau temps, puis sans grande transition, lorsqu'il m'entend parler de ce qui remplit mon coeur, alors il y a comme un rideau qui se ferme.

Nous sommes dans un des plus grands pays d'Europe, mais qui se souvient que ce grand pays si prestigieux à la face du monde, dans un moment de son histoire a décidé de chasser tous les chrétiens hors de ses frontières ? Nous n'étions pas nés en ce temps-là ! N'empêche que le terrain demeure, un terrain particulier, aride, dur, un de ces terrains si durs qui ont du mal à absorber la pluie... C'est tragique !

Les chrétiens issus des huguenots chassés hors des frontières regardent de loin, et comme par devoir essayent parfois de faire quelque chose. Une fois, deux fois... Ils savent que les pays qui ont "tué" Dieu ont droit aussi à une nouvelle chance... Parce qu'ils savent aussi que le poids d'un jugement sévère pèse toujours sur les pays rejeteurs du Christ, comme sur les personnes.

Il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus ! Chacun est appelée à être élu ! Chacun est appelé à écouter son coeur. Si Dieu l'appelle qu'il vienne ! C'est la raison pour laquelle, personnellement, je suis une voix parmi les millions et les millions de chrétiens qui parlent de Dieu et de Jésus-Christ. Si personne n'en parle, comment les élus pourront-il venir ? Il faut saisir la chance quand elle vient ! Car, qui sait si elle reviendra ?

Le rideau se ferme pour ceux qui refusent jusqu'à la fin d'en être de ces élus. Pour les autres, qu'ils se réjouissent, qu'ils ne regardent pas aux manquements momentanés, qu'ils se réjouissent !

Si d'autres voient un autre espoir, une autre espérance, en dehors de l'évangile, libres à eux !
Moi mon choix est clair :


"Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom (Jésus) qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés".
La Bible, Actes des Apôtres, ch. 4, v. 12


©alberto

"Personne n'allume une lampe pour la cacher ou la mettre sous un seau ; au contraire, on la place sur son support, afin que ceux qui entrent voient la lumière."
La Bible, Luc 11.23



Ecrit par alberto, a 11:06 dans la rubrique Actualités.
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Lundi (10/11/08)
"Castor" de la Hague à Gorleben
--> le train de déchets nucléaires

Gorleben nouvelle génération (lu ici)

Anti-nucléaires, relève de génération. On n'avait pas connu une telle mobilisation depuis des années, selon le  Tageszeitung. Les manifestations pour retarder l'arrivée à Gorleben du convoi de déchets nucléaires en provenance de la Hague en France ont regroupé jusqu'à 16000 personnes samedi (en France combien ? 0). Elles témoignent d'une renaissance, d'une relève de génération chez les anti-nucléaires, selon le quotidien alternatif berlinois, qui signale l'arrestation d'une anti-nucléaire française qui participait aux barrages contre le convoi. Les récentes révélations concernant les sites de dépôt des déchets nucléaires d'Asse et de Morsleben, soulignant les dangers d'infiltration pour l'environnement sont sans doute pour quelque chose dans ce regain de mobilisation. Le convoi de « Castors », ces containers ou sont entreposés les déchets, devrait arriver sont arrivés aujourd'hui sur le site de Gorleben, avec une demi journée de retard. Les déchets y restent entreposés depuis des années dans un hall « temporaire ». Le site de dépôt des déchets, une mine de sel, n'ayant toujours pas le feu vert pour son exploitation.

Le prochain convoi aura lieu en 2010.
actu.orange


Ecrit par alberto, a 09:50 dans la rubrique Actualités.
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Dimanche (09/11/08)
Francis Cabrel et Le chêne liège
--> “le doute et le mystère“ de l’artiste

Si vous êtes trop bien-portant, cet article n’est pas pour vous

Cela fait plusieurs fois que j’entends à la radio la chanson de Francis Cabrel : "Le chêne liège". Merveilleux chanteur (préféré de ma soeur) à la voix si agréable et aux mélodies si bien ficelées, j’écoute alors attentivement les paroles.
C’est à partir du 4e vers que je bute :
"Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
En priant Dieu, Bouddha, que sais-je,
Est-ce que tu penses à nous un peu ?"


Ah ! voilà que Dieu ne penserait pas à nous...

Ma femme et moi, nous avons une fille adorable, belle comme un ange qui a 7 ans. (c’est l’âge le plus beau de la vie) Cette petite merveille rit beaucoup. De temps en temps elle pleure aussi. Le besoin de câlins est évidemment très fort lorsque son petit coeur souffre, mais aussi pour un genou un peu égratigné, et... lorsqu’elle a un problème ! Elle semble même prolonger cette méthode de pleurer lorsqu’elle a un problème parce qu’à chaque fois, le papa ou la maman, viennent résoudre ce problème !
Que la vie est belle ! (Scheila si tu m’écoutes, “que la vie est belle à 7 ans ! pas à 16 ans...“)

Imaginez maintenant que cette petite fille dise à ses parents : "Alors, est-ce que vous pensez à moi un peu ?"


J’en reviens au chanteur préféré de ma soeur, assailli par "le doute et le mystère" (et avec lui tant d’autres) pour en déduire deux choses (qui ne sont pas nouvelles), avec en arrière-plan le paysage culturel et spirituel français :

1 - La séparation de l’église et de l’état est peut-être bonne, mais elle laisse le coeur des hommes désorienté et aride comme dans un désert. La laïcité qui en résulte, choisie, est peut-être bonne, mais avec la méconnaissance du Dieu de la Bible et de son refus, elle laisse le coeur des hommes dans une grande souffrance et engendre des pleurs.

2 - Les talents des artistes si merveilleux soient-il, si perfectionnés, si prestigieux, ne sont pas forcément révélateurs de vérités biblique. Ils y tendent, c’est vrai, surtout lorsque la sincérité les amènent à réfléchir profondémentest (comme Francis Cabrel) et à puiser tout au fond du coeur les vérités de la nature humaine, ils en retirent alors des larmes.

Cabrel en est au "doute et au mystère". Il n’est pas arrivé. S’il continue sur les mêmes notes de sincérité et de demande suprême, alors il pourrait en arriver aux larmes. Il serait arrivé !

"Dieu entend la voix de mes larmes“ ; il exauce mes supplications, il accueille ma prière". (Psaume 6.8)

Comment Dieu ne penserait-il pas à nous ?! Il y a 2000 ans qu’il a gravé sur la terre la pensée suprême qu’il a pour nous, une pensée indélibile, indestructible, éternelle : Sa croix ! Sur cette croix je meurs d’amour, je meurs pour toi, pour que tu vives, pour que tu ne restes pas seul, pour que tu aies un avenir, un avenir que tu ne peux pas encore imaginer, mais moi je le sais, et tu le verras. Je pense à toi depuis la 1ère seconde de la Création ! Que dis-je ! Avant que tu sois né, je pensais à toi. Je t’ai voulu. Je t’ai aimé avant que tu sois né. Je t’aimerai toujours. Tu le verras. Je pleure même sur toi, sur ta mort, sur ta solitude ; mais je suis venu te chercher, je ne pourrai jamais t’abandonner, je t’aime d’un amour éternel, je ne veux pas que tu meures, c’est la raison pour laquelle je suis mort à ta place il y a un peu plus de 2000 ans. Ils ont cloué mes mains. Comment peux-tu douter que ma pensé ne soit pas avec toi ? Je te regarde et je t’aime ! Je t’aime ! C’est moi qui t’attire, si je ne t’attirais pas, tu ne pourrais jamais venir à moi, mais je t’attire ! je te regarde et je t’écoute. Ne prends-tu pas conscience que l’inspiration de tes mélodies te mène vers moi ?


Ecrit par alberto, a 09:39 dans la rubrique Actualités.
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