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Il a fallu qu’un jour Dieu fasse l’homme !

“Cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira”
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© Alberto
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Samedi (12/12/15)
C'était Noël, ou presque
Il était une fois un homme qui marchait dans une rue pleine de monde. C'était Noël, ou presque. Les gens se dépêchaient, comme pressés par le temps ou autre mystère, et se bousculaient même pour se frayer leur propre chemin. Chacun allait poussé par ses pensées. Et là, à Noël, ou presque, l'objet de leur pensée semblait si gros qu'il ne leur venait pas à l'esprit cette idée lumineuse : qu'il est difficile de marcher en l'absence d'un chemin. "Pardon Monsieur", "Pardon Madame", disaient-ils lorsque, dans la précipitation, ils venaient à toucher une épaule, un bras, ou un pied. Il y en avaient aussi qui ne s'excusaient pas, mais enfin tous marchaient, ou presque. Parce que certains restaient plantés ici et là, sur le bord, et ce n'était pas des arbres !

C'était Noël, ou presque. L'homme marchait dans la rue et beaucoup de monde le touchait, le bousculait. Mais cela ne semblaient pas l'importuner car, en fait, il n'était pas pressé. Ce jour là, il avait juste deux choses à faire, deux missions à remplir. Ce n'était pas comme les autres jours où des milliers de missions le mobilisaient. Aujourd'hui, deux missions seulement l'attendait. Deux, pas plus ! C'était peu, mais même pour une seule mission, il se réjouissait.

Le soir tombait sur la ville, et dans la pénombre, les lumières brillaient de plus en plus. Le ciel était d'un beau bleu sombre, très lumineux ! L'homme le savait, il n'avait plus qu'une petite demi-heure de temps avant que le ciel ne devienne tout noir. Il marchait dans la rue remontant un flot de gens, des gens qui semblaient venir à lui, mais qui l'esquivaient au dernier moment. Puis il la vit arriver, une femme habillée d'un manteau rouge, zigzaguant derrière l'un, derrière l'autre, pour enfin se trouver devant lui. Non, elle ne passerait ni à droite, ni à gauche. L'homme s'était planté devant elle, et la femme devant lui. Voulant aller plus loin et n'y pouvant pas, elle mit ses pieds sur les pieds de l'homme et se trouva à l'enlacer. Et tandis qu'elle avait mis ses deux pieds sur les pieds de l'homme, l'homme l'enlaça à son tour et se mit à marcher. Elle n'était plus maître de la direction à donner à ses pas (puisque là, forcément, elle allait plutôt à reculons), c'était maintenant l'homme qui en était le maître. Il s'en alla de l'avant, portant dans sa marche la femme attachée à lui et dont les pieds étaient posés sur les pieds de l'homme.

Il vit ensuite la femme habillée de noir. Comme à l'accoutumée, il la vit de loin. Quand elle se trouva devant lui, elle ne fit ni une, ni deux, elle lui rentra dedans. Cela arriva à trois reprises. À trois reprises, l'homme se planta devant la femme, et la femme lui rentra dedans. C'est-à-dire, ne pouvant passer ni à droite, ni à gauche, elle lui asséna les coups dont elle était capable, non pas des coups de poings, ni des coup de pieds, mais de tout son corps, elle se jeta contre lui. À chaque fois, elle passait au travers de l'homme. C'est à la troisième fois qu'elle tomba par terre. L'homme la ramassa, la porta dans ses bras et s'en alla. Il s'en alla en la portant dans ses bras. Et la nuit arriva vraiment. Quand on regardait le ciel, il était vraiment noir. Et tout cela s'est passé juste avant, le temps d'une petite demi-heure !
 
Ecrit par alberto, a 12:59 dans la rubrique Histoires.
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Mercredi (05/11/08)
L’homme qui ne savait plus qui il était
--> Histoires pour enfants de 5 à 9 et + (pour qu'ils s'endorment)

Il était une fois un homme qui s’appelait Kik. Il avait beaucoup de temps libre. Un jour, il eut envie de voir les montagnes, la neige, de respirer l’air pur... Il partit en voiture un matin très tôt en direction de la Suisse.
A la frontière suisse, un douanier lui demanda ses papiers:
- Comment vous appelez-vous ?
- Je m’appelle Kik !
Le douanier sourit et dit :
- Kik ou Kikiriki ?
- Kik !
Et Kik sourit à son tour. Il était habitué à cette plaisanterie.
Après plusieurs heures de route, il avait atteint les montagnes. La route était maintenant sinueuse et montante. Peu à peu la neige fit son apparition. Et bientôt une couche importante de neige l’empêcha de continuer. Sa voiture n’était pas équipée avec des chaînes. Quoi faire ? Il décida de faire demi-tour et de rentrer.
A nouveau le poste de douane :
- Comment vous appelez-vous ?
- Kik !
- Kikiriki ! plaisanta le douanier en souriant.
Kik se mit à rouler longtemps jusqu’à la nuit tombante. Sentant la fatigue, il décida de s’arrêter et de passer la nuit dans un hôtel.
A l’accueil, le maître-d’hôtel lui demanda son nom :
- Je m’appelle Kik !
- Kik ! quel drôle de nom. Kikiriki !
Le maître-d’hôtel fit la même plaisanterie que le douanier. Kik était habitué, mais il se sentit très fatigué. Il dormit comme un loir.
Le lendemain, il se leva en pleine forme, mais il avait comme un grand vide dans sa tête.
- Au revoir monsieur Kikiriki ! euh...  Monsieur Kik !
Kik se remit en route. Il roula longtemps, longtemps. En conduisant, il s'aperçut qu’un vide était vraiment dans sa tête. Il ne savait plus vraiment où il allait, pire, il ne savait plus vraiment qui il était, ni comment il s’appelait. Kik ou Kikiriki ?...
Plus tard la fatigue l’obligea à s’arrêter en rase campagne, non loin d’une ferme. Il y avait des animaux, surtout des poules, des coqs aussi et qui faisaient :
- Kikirikiii !
L’homme perçut le bruit de basse-cour et dressa l’oreille.
- Kikirikiii !
Il pensa entendre son nom et dirigea ses pas vers le lieu d’où provenait ce son. L’homme entra dans le poulailler. N’était-ce pas de là qu’on l’appelait ?
- Kikirikiii !
Il se coucha sur la paille et pensa qu’il était chez lui.

C’était l’histoire de l’homme qui ne savait plus qui il était. Si vous voyez un homme habiter un poulailler, peut-être s’agit-il de cet homme.

Encore une chose : en Allemagne (ou en Suisse allemande) les coqs ne font pas comme en France « cocorico » mais « kikiriki » !
©Guy Marchal

Ecrit par alberto, a 16:00 dans la rubrique Histoires.
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Mardi (24/06/08)
La jeune fille et l’oiseau blessé
--> Histoires pour enfants de 5 à 9 ans ou +

Il était une fois une petite fille qui se promenait dans la forêt avec son chien. Le soleil déclinait doucement derrière les arbres. L’air sentait bon. Brusquement le chien renifla quelque chose et s’engagea dans les fourrés laissant la petite fille toute seule, ce qui était contraire à l’habitude du chien. La petite fille ne bougea pas, elle savait qu’il allait revenir très vite. En effet, le chien revint assez rapidement, tenant délicatement dans sa gueule un oiseau blessé. La petite fille constata que l’oiseau était vivant et elle se réjouit. Elle caressa le chien pour le remercier. Mais la nuit tombait, il fallait rentrer et abandonner l’oiseau qui n’avait peut-être qu’une aile cassée.

Le lendemain, la petite fille était en train de jouer avec le chien lorsqu’un oiseau vint tournoyer au dessus d’eux. Au bout d’un moment, la petite fille se dit qu’il s’agissait sûrement de la maman de l’oiseau blessé... Alors elle parla à son chien et l’envoya auprès de l’oiseau blessé. L’oiseau se mit à suivre le chien jusqu’à l’endroit où se trouvait l’oiseau blessé. Un moment plus tard, le chien revint auprès de la petite fille et remua la queue. Elle lui donna un morceau de sucre avec une tape amicale.

Le lendemain il pleuvait. A la pensée que l’oiseau blessé ne pourrait peut-être pas s'abriter, la petite fille envoya son chien avec un carton à chaussure serré entre les dents. A son retour, le chien remua la queue. La petite fille comprit que tout allait bien et lui donna un sucre.

Chaque jour, la petite fille envoyait son chien porter de la nourriture à l’oiseau blessé, des grains de blé et du pain.

La petite fille grandit et devint une jeune femme. Son chien mourut. Elle se retrouva seule et s’ennuyait beaucoup.

Un jour, alors qu’elle se promenait, l’âme en peine, un oiseau vint tournoyer au dessus d’elle. Au bout d’un moment, la jeune femme leva la tête pour mieux observer cet oiseau. Elle sourit car des souvenirs remontaient en elle. Cet oiseau semblait l’inviter à le suivre. Elle le suivit donc jusqu’à l’endroit où autrefois, son chien avait découvert l’oiseau blessé. A cet endroit il n’y avait plus le carton à chaussure mais une maison qui ressemblait à un château. La jeune femme fatiguée s’endormit devant la porte. Un serviteur s’en aperçut et l’introduisit auprès de son maître, un jeune et beau roi. En la voyant le roi sourit, car elle avait la beauté d’une princesse. Ils s’aimèrent et se marièrent, et eurent plusieurs enfants (4 je crois).


©Guy Marchal

Ecrit par alberto, a 14:32 dans la rubrique Histoires.
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Mardi (22/04/08)
L’homme et son chien en laisse
--> Histoires pour enfants de 5 à 9 ans - jusqu'à 99 ans

Il était une fois un homme qui se promenait avec son chien en laisse. Mais voilà qu’au coin d’une rue le chien renifla quelque chose et s’enfuit avec la laisse glissée des mains de l’homme. L’homme resta un long moment à regarder la rue par où le chien avait disparu. Puis, ne le voyant pas revenir, il rentra à la maison.
Le lendemain, l’homme sortit comme à son habitude, et il alla se poster à l’endroit où son chien s’était enfui. Il attendit. Au bout d’un moment, il vit un chien courir vers lui en aboyant. L’homme courut autour du pâté de maison, mais le chien agressif ne le lâchait pas. Un gendarme qui passait par là donna un coup de sifflet, l’homme s’arrêta pile, tandis que le chien disparut dans une rue.
- Pourquoi ne tenez-vous pas votre chien en laisse ? dit le gendarme. Je suis obligé de vous dresser une contravention !
- Ce n’est pas mon chien ! répliqua l’homme.
Le gendarme ne le crut pas et lui dressa une contravention.
Le lendemain, comme à son habitude, l’homme descendit dans la rue pour la promenade. Il se posta à l’endroit où son chien s’était enfui et attendit. Au bout d’un moment il vit deux chiens courir vers lui en aboyant. L’homme avec les chiens aux trousses se mit à courir dans les rues du quartier. Un gendarme qui passait par là donna un coup de sifflet. L’homme s’arrêta, tandis que les chiens disparaissaient au coin de rues.
- Pourquoi laissez-vous divaguer vos chiens ? dit le gendarme, je suis obligé de vous dresser une contravention.
- Mais ce ne sont pas mes chiens !
Le gendarme ne le crut pas et lui dressa une contravention.
Le lendemain, à l’heure de la promenade, l’homme hésita un instant, puis décida de sortir. Il alla se placer à son endroit habituel et attendit. Au bout d’un moment, il vit trois chiens débouler et courir vers lui en aboyant. Il se mit à courir dans toutes les directions. Un gendarme vit la scène et donna un coup de sifflet. L’homme s’arrêta promptement tandis que les chiens se défilaient.
- Vous devriez tenir vos chiens en laisse, dit le gendarme, je suis obligé de donner une contravention.
- Mais ce ne sont pas mes chiens !
Le gendarme ne crut pas l’homme et lui donna une contravention.
le lendemain, à l’heure de la promenade, l’homme décida de ne pas sortir. Il en avait marre. Mais son chien lui manquait.
Des mois, et des mois passèrent. Puis un jour l’homme se souvint de la promenade journalière, et ce jour là il sortit et alla se placer à l’endroit où son chien s’était enfui. Il attendit un long moment. Enfin il vit un chien courir vers lui en aboyant. L’homme se mit à courir autour du pâté de maison comme auparavant, avec le chien à sa suite. Un gendarme qui passait par là donna un coup de sifflet et récupéra le chien. L’homme avait stoppé net.
- Pourquoi ne tenez-vous pas votre chien en laisse ? demanda le gendarme qui connaissait maintenant l’identité de l’homme, je suis obligé de vous donner une contravention !
- Mais ce n’est pas mon chien !
- Comment ce n’est pas votre chien ?
Le gendarme montrait le nom qui était gravé sur le collier du chien...
- Regardez, ce n’est pas votre nom ça ?
C’était bien son nom ! Mais le chien ? L’homme reconnu ce chien comme «son» chien, et son visage s’illumina. Il était prêt à payer une contravention, si importante fut-elle !

Ecrit par alberto, a 11:51 dans la rubrique Histoires.
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Jeudi (14/02/08)
La vieille femme et les enfants
Il était une fois une vieille femme qui allait se promener tous les jours dans un parc Elle avait pris l’habitude de s’asseoir sur un banc pour regarder les enfants jouer. La enfants la connaissaient bien, car chaque fois, elle ne manquait pas de leur donner des friandises qu’elle sortait d’un vieux sac à mains qui ne la quittait jamais.
Un jour, un voleur lui vola son sac à mains. Les enfants écoutèrent le récit de la vieille femme et virent qu’elle était triste. Alors ils se réunirent pour discuter de l’affaire et conclurent qu’il fallait retrouver le sac. Ils fouillèrent d’abord toutes les poubelles pensant que, comme la plupart des pickpockets, celui-là aurait pris l’argent et se serait débarrassé du sac. Mais ils ne trouvèrent rien dans les poubelles. Alors ils fouillèrent tous les coins et recoins du parc, sous les arbres, sous les pierres, partout... en vain. Après une semaine de recherche, ils se réunirent pour constater leur déception. Un enfant proposa de se collecter pour acheter un nouveau sac. Inutile, ils savaient que la vieille tenait à son vieux sac, ultime cadeau de son mari disparu.
Un jour, les tous petits qui jouaient dans le sable crièrent pour appeler les grands. En creusant dans le sable pour faire une grotte, ils avaient découvert le fameux sac. Ils le nettoyèrent et coururent auprès de la vieille femme sur le banc. Elle fut si émue qu’elle pleura. Elle aimait tous ces enfants !
Dès le lendemain, elle bourra son sac de friandises. Et les tous petits venaient à elle pour le rituel. Un petit bonbon à l’un, un petit chocolat à l’autre. Les plus grands s’asseyaient auprès d’elle un moment pour échanger quelques mots. A d’autres, qui semblaient vouloir l’écouter davantage, elle racontait volontiers une belle histoire.
Avec le temps, les enfants grandirent, et la femme mourut. Ne restant que le souvenir, les enfants devenus adultes aimaient se remémorer l’histoire de cette vieille femme. En y pensant, ils s'aperçurent d’une chose : elle apportait des friandises pour les enfants, mais pas de pain pour les oiseaux, comme la plupart des vieilles !


Ecrit par alberto, a 14:55 dans la rubrique Histoires.
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Mercredi (23/01/08)
L’homme et le sac en plastique vide

Il était une fois un homme qui se promenait avec un sac en plastique vide. Il était parti de chez lui avec l’intention d’aller de villages en villages. En traversant le premier village, quelqu’un le vit et lui demanda pourquoi il se promenait avec un sac en plastique vide. Il répondit :
- Parce que !
Il continua et arriva au prochain village. Un homme l’aborda et lui demanda pourquoi il se promenait avec un sac vide.
- Parce que ! répondait-il.
Il quitta le village, traversa les campagnes et arriva au prochain village. Là une femme lui demanda ce qu’il faisait avec un sac en plastique vide. L’homme ne répondit pas et continua. Au village suivant, une bande de garçons l’accompagna sur une petite distance en se moquant. Mais l’homme impassible continuait de marcher. Cependant, avant d’arriver au village suivant, l’homme s’arrêta sur le bord de la route. Il commençait à être fatigué et à souffrir des pieds, au point qu’il retira ses chaussures et les mit dans le sac en plastique.
Il marcha pieds nus. En traversant le village suivant, un passant lui demanda pourquoi il marchait nus-pieds avec ses chaussures dans le sac en plastique.
- Parce que ! répondit-il.
Mais en arrivant au prochain village, l’homme s’affala sur la grand-place, au pied d’un marronnier. Il dormit pendant deux jours et deux nuits. En se réveillant, il entendit des gens discuter autour de lui. Quelqu’un dit :
- Il est bête cet homme, il s’en va à pieds loin de chez lui sans savoir où il va et sans penser qu’un jour il faudra bien rentrer !
L’homme revigoré se leva d’un bond, enfila ses chaussures, attrapa son sac en plastique et se mit sur le chemin du retour à travers les campagnes et les villages.
En traversant le prochain village, une femme l’aborda :
- Pourquoi vous promenez-vous avec un sac vide ? Mais tenez, je vous donne deux kg de pommes. Mettez les dans le sac !
Au prochain village, un homme l’aborda et lui donna cinq kg de pommes de terre, répartis dans plusieurs sacs en plastique. L’homme portait tout cela tant bien que mal. Tous les gens qui l’avaient salué à son passage avec son sac vide, le saluaient à son passage de retour en lui faisant des cadeaux.
Au village suivant, quelqu’un lui remit cinq kg de bananes. Comme il n’avait pas de place où les mettre, il mangea les cinq kg de bananes et s’endormit à l’endroit même.
Le lendemain, quand il se réveilla, il trouva ses sacs vides. On lui avait tout volé pendant qu’il avait dormi. Mais cet homme n’avait guère d’état d’âme. Il se mit debout avec ses sacs vides et continua son chemin, mais en hâtant le pas. Les gens se moquaient encore plus, et dans chaque village, on lui demandait :
- Pourquoi vous promenez-vous avec des sacs vides ?
- Laissez-moi tranquille ! répondait-il sèchement.
Une bande d’enfants, habitués du quartier, le virent claquer la porte derrière lui. L’un d’entre eux fit une remarque :
- Pourquoi dites-vous que cet homme est bête, non, car il est parti avec un sac vide et il est rentré avec plusieurs sacs vides.
- Moi je vous dit que cet homme est doublement bête, affirma un autre : car s’il était rentré avec un sac plein (après être parti avec un sac vide), j’aurais pu lui tirer mon chapeau, mais non seulement il est rentré avec un sac vide, mais avec plusieurs sacs vides !

Ecrit par alberto, a 09:15 dans la rubrique Histoires.
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Mardi (18/12/07)
Histoire de champignons
--> pour enfants de 5 à 9 ans ou plus
Il était une fois un homme qui s’ennuyait dans son appartement. Soudain quelqu’un frappa à la porte. C’était son voisin :
- Mon chien s’est perdu, dit-il. Vous ne l’avez pas vu par hasard ?
- Non, répondit l’homme en faisant les gros yeux.
Comme il s’ennuyait, il décida de faire une promenade en forêt. Peut-être trouverait-il des champignons. Pour se donner l’impression d’être en vacances, il mit ses lunettes de soleil et se coiffa d’un chapeau léger. Il s’engagea dans les sentiers de la forêt et ne tarda pas à trouver des champignons. Plus il en trouvait, plus il s’enfonçait dans une forêt touffue et de plus en plus sombre. Mais il n’avait pas l’air de s’en rendre compte. Les branches lui barraient le passage et le fouettaient. Il en perdit son chapeau et ne le trouva plus tant la pénombre s’était installée. Il ramassa encore un champignon et se figea en s’apercevant qu’il faisait noir. Quelle drôle de forêt ! Il n’avait jamais vu cela , une forêt noire comme la nuit. Comment retrouverait-il son chemin ? Mais l’homme n’avait pas peur. Il tourna la tête et soudain vit deux yeux briller dans la nuit. Sur le coup il faillit avoir peur, mais il pensa que dans ces cas là, il valait mieux ne pas avoir peur. Pourtant, si c’était un loup, songeait-il... Après un moment, les deux yeux brillants reculèrent. L’homme hésita, fit un pas en avant. Et ainsi de suite, les yeux reculaient et l’homme avançait d’un ou deux pas. Bientôt l’homme comprit qu’il avançait tout doucement mais sûrement vers le jour. Tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche, etc. Après une bonne demi-heure, l’homme vit au loin une clarté, c’était l'orée du bois. Le sentier tourna vers la droite. Après il ne vit plus les deux yeux brillants. L’homme déboucha enfin dans la clarté du jour et se réjouit de la vie, et de ses champignons.
Il rentra rapidement, enleva ses lunettes de soleil et commença sa cuisine. Un peu plus tard, on frappa à la porte. L’homme alla ouvrir. C’était le voisin avec le chapeau de l’homme dans la main.
- Je viens vous remercier chaleureusement d’avoir retrouvé mon chien. Regardez, il est revenu avec votre chapeau dans la gueule. S’il pouvait parler, il vous aurait remercié...
L’homme regardait le voisin avec ses gros yeux et en se grattant la joue. Enfin il dit :
- Entrez donc ! Vous mangerez bien une poêlée de champignons avec moi !

©Guy Marchal, comme d'habitude


Ecrit par alberto, a 11:55 dans la rubrique Histoires.
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Mardi (21/08/07)
L’homme qui marchait sur un chemin

Il était une fois un homme qui marchait sur un chemin. Il sifflotait parce qu’il était heureux. Tout le long du chemin il y avait des pruniers chargés de prunes. "Formidable" se dit l’homme. Il mangea des prunes, une, deux, trois... qu’il trouva très bonnes.. Puis après avoir marché encore un bon moment il s’arrêta car il n’y avait plus de chemin. Se sentant alors fatigué il se coucha sur le côté et s’endormit.

Le lendemain, au réveil, il n’en croyait pas ses yeux mais il voyait à nouveau un chemin. Il pouvait continuer de marcher. Des pommiers chargés de pommes s’étendaient à perte de vue de chaque côté. "Formidable" se dit l’homme. Il mangea des pommes, une, deux, trois... pas trop quoique elles étaient très bonnes, mais il ne souhaitait pas alourdir son ventre. Il marcha encore un bon moment puis fut forcé de s’arrêter car il n’y avait plus de chemin. Etonné, l’homme essaya de réfléchir mais ressentant la fatigue, il se coucha sur le côté et s’endormit.
Le lendemain, au réveil, lorsqu’il ouvrit les yeux il crut voir un chemin, mais il n’y en avait pas. "Ah" se dit l’homme. Cette fois il allait falloir trouver une solution !

L’homme eut une idée géniale ! Devinez ? Il allait lui-même se frayer un chemin !

"Formidable" se dit-il. Et il se mit aussitôt au travail. Chaque jour il faisait son chemin. Il sifflotait en le faisant parce qu’il était heureux, et le soir il s’endormait de fatigue.

Il fit longtemps son chemin jusqu’au jour où cet homme dont les cheveux commencaient à grisonner, n’en crut pas ses yeux, en effet il y avait un chateau devant lui. Ainsi le chemin qu’il venait de faire conduisait vers un chateau ! "Formidable" se dit-il.

Une princesse habitait ce château ! "Je vous ai tellement attendu, mon prince !" dit-elle à l’homme en l’accueillant.

Ils se marièrent et... (devinez ?... non ils ne divorcèrent pas ! non la princesse ne prenait pas la pillule !)
13.08.07


Je rappelle que mes petites histoires sont pour enfants à partir de 4, 5 ans.
C’est au tour de ma petite dernière à me demander une petite histoire le soir avant de s’endormir.
"Dans quel livre ?" je lui demande. "Une histoire de toi" ! Alors j’éteinds la lampe, m’allonge à côté d’elle et comme je ne sais jamais trop quoi dire, je commence toujours par "Es war einmal ein Mann... Il était une fois un homme... un homme qui..." ensuite je pars sans savoir où je vais, et j’aboutis quelque part, comme ici dans un château. Et je découvre en même temps l’histoire. Des fois je la retranscris après, comme celle-ci.


Ecrit par alberto, a 11:01 dans la rubrique Histoires.
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Jeudi (14/06/07)
Le ballon envolé, retrouvé

Il était une fois un homme qui avait acheté un ballon à la fête foraine et qui se promenait avec ce ballon. Il y avait longtemps qu’il rêvait d’un tel ballon, un vrai, gonflé au gaz léger. Il acheta une glace en cornet et alla s’asseoir sur un banc. D’une main il tenait le ballon, de l’autre la glace. Il rêvait qu’il s’élevait avec le ballon, doucement et de plus en plus haut. Au dessus des maisons, des arbres... Ensuite au dessus des vallées, des forêts... Entre temps, il avait finit sa glace. Il traversait maintenant des mers, des continents. Il arriva au dessus de la ville de Paris. Il rasa la pointe de la Tour-Eifel. Et là, sans savoir pourquoi, il regarda le sol en bas et fut pris de vertige. L’homme sursauta sur son banc, et du coup, son ballon s’envola, échappé de sa main. Déjà il s’élevait dans les airs, passa au-dessus d’une maison, rasa la cime d’un arbre. L’homme faisait des petits sauts les bras tendus en l’air. IL essayait même de voler comme un oiseau. Mais il n’y avait plus rien à faire : le ballon était parti ! Il observa encore trois corbeaux qui volaient dans la même direction, et rentra à la maison.

Le lendemain, il comptait racheter un ballon, mais plus trace de la fête foraine ! On ne voyait sur le champ de foire que des détritus convoités par une bande de corbeaux. L’homme songea un instant à quelque mystère puis sortit de sa poche un sac en plastique contenant du pain rassis. Les corbeaux avaient déjà repéré ce qu’ils semblaient connaître et tournoyaient autour de l’homme. Toute la bande des corbeaux étaient rassemblée autour de lui et se rassasiait de pain rassis. L’homme leva la tête vers le ciel où son ballon avait disparu. Comme il regardait cet horizon inaccessible, il vit trois points noirs qui grossissaient à vue d’oeil en se rapprochant. C’étaient les trois corbeaux qu’il avait vu la veille. L’un des trois avait le ballon de l’homme attaché à une patte. Ils rejoignirent la bande de corbeaux tandis que l’homme pouvait récupérer son ballon. Mais l’étonnement ne le quitta pas pendant plusieurs jours, plusieurs années... Et depuis ce fameux jour, l’homme revint régulièrement chaque jour sur le champ de foire pour donner du pain aux corbeaux.

Ecrit par alberto, a 10:23 dans la rubrique Histoires.
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Jeudi (31/05/07)
Un arbre pour une maison

Il était une fois un homme qui, du temps de sa prime enfance, avait planté un arbre. Après bien des années, l’arbre était devenu grand et fort, tout comme l’homme. Mais un jour, voilà que des jeunes gens entaillèrent profondément le tronc de l’arbre. L’arbre tomba malade. Chaque jour une branche mourait. Au bout de trente jours, le ramage vert se transforma en feuilles mortes. Et nous n’étions pas en automne ! L’homme ne savait pas quoi faire pour sauver l’arbre. Encore trente jours, et le tronc allait pourrir, se disait-il. Au terme d’une nuit blanche, il eut une idée. S’il y avait des médecins pour les hommes, il y avait sûrement des médecins pour les arbres. Il se mit en quête de chercher un spécialiste. On lui dit que cela coûtait fort cher de le faire venir, une très grosse somme d’argent qu’il n’avait pas. Il ne possédait qu’une petite maison... Au petit matin d’une nouvelle nuit blanche, il lui vint une autre idée. Il vendit la petite maison et fit venir le spécialiste. Le spécialiste arriva et empocha l’argent de la vente avant d’examiner l’arbre. Après un examen complet et minutieux, il fit la grimace et déclara à l’homme qu’il ne pouvait rien faire pour sauver l’arbre, que c’était trop tard, qu’il aurait dû le faire venir plus tôt...

L’homme fut encore plus triste. Non seulement il n’avait plus de maison, mais son arbre qu’il avait planté allait mourir. La nuit suivante il ne dormit pas beaucoup. Le lendemain, il eut une idée géniale. Il fit abattre l’arbre afin de le faire débiter en planches. Comme il s’agissait d’un tronc important, l’homme hérita de nombreuses et belles planches qu’il utilisa pour construire une nouvelle maison.

Heureux, l’homme s’aperçut que son arbre lui avait rendu un bon service. Jamais il n’avait été si bien logé ! Du coup, il planta un nouvel arbre. Et puis un autre... Et puis un autre... Et ainsi de suite. L’homme planta une bonne trentaine d’arbres. Une forêt !
Et les années passèrent. Un jour l’homme contempla ses arbustes et au lieu de se réjouir, il se mit à pleurer. Comme il vivait seul, personne ne lui demanda pourquoi il pleurait.

Quelques jours plus tard, il fit sa valise et partit en voyage. Un voyage assez mystérieux, au cours duquel il fit la connaissance d’une femme. L’homme et la femme se marièrent peu de temps après et habitèrent la maison de bois. Ils eurent plusieurs enfants qui, bien sûr, jouèrent parmi les arbres et dans leurs branches. Mais plus tard, sur le conseil de leur père, ils firent abattre tous ces arbres afin de construire un maximum de maisons de bois, sans toutefois oublier de replanter une nouvelle forêt... (toujours sur le conseil de leur père !)
©Guy Marchal, comme d'habitude

Ecrit par alberto, a 14:19 dans la rubrique Histoires.
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