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Il a fallu qu’un jour Dieu fasse l’homme !

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Jeudi (30/10/14)
La Création de l'Homme
--> Caractère unique de l'homme

Au lieu de me perdre dans des explications, je préfére donner la parole au pasteur et professeur Jules-Marcel Nicole, bien connu des étudiants de l'Institut Biblique de Nogent. Voici un extrait tiré de son livre "Précis de doctrine chrétienne", page 77 à 82, dans lequel il est question de la création de l'homme et de son caractère unique par rapport à l'animal.

La Création de l'Homme

1. Caractère unique de l'homme

Le texte de la Genèse présente l'homme comme un être à part. Au premier chapitre, le verbe créer n'est employé qu'au v. 1, pour les cieux et la terre, au v. 21 pour l'apparition de la vie animale, au v. 27 et cela à trois reprises, pour la formation des êtres humains. Ailleurs, l'auteur se sert du synonyme faire qui n'est pas réservé à une activité divine et qui n'implique pas néces­sairement que quelque chose surgisse du néant. Le récit du chapitre 2 nous montre que l'Éternel a façonné l'homme en utilisant l'argile terrestre ; à cet égard l'homme n'est pas tiré de rien mais il y a création quand même, car Dieu lui a insufflé un souffle vital  ; il y a là formation d'une personnalité (d'une âme vivante), de quelque chose d'inédit au sein de notre monde.
Ainsi l'être humain n'est pas un animal perfectionné – ou perverti – , mais le résultat d'une intervention spéciale de Dieu.
Physiquement l'homme est un mammifère, à bien des égards d'ailleurs défavorisé. Il est sans protection naturelle contre le froid, dépourvu de moyens de défense (Cornes, griffes, etc.), relativement faible, lent et mala­droit. Il a sur le plan physique trois grands avantages  : la main, libérée pour l'action en raison de la position érecte du corps, la langue et surtout le cer­veau. Ces particularités assurent à l'homme une supériorité indéniable sur les animaux au plan intellectuel, encore que pour l'instinct il leur soit inférieur. Il est seul à faire preuve d'invention individuelle, seul capable de raisonne­ment abstrait, seul en mesure de transmettre à ses descendants le résultat de ses découvertes. Cela lui a permis de dompter « toutes les espèces de bêtes sauvages, d'oiseaux, de reptiles, d'animaux marins » (1).
Mais c'est surtout aux points de vue moral et religieux que la ligne de démarcation est nette. Pour autant que nous pouvons nous en rendre compte, l'animal n'a pas le sens du bien et du mal, il n'est pas responsable. Il ne peut être traduit devant un tribunal que dans une comédie burlesque (2). S'il est parfois donné en exemple dans la Bible – « va vers la fourmi, paresseux... et deviens sage » (3) –  c'est pour encourager le lecteur à faire par devoir ce que la bête fait par instinct. De même, s'il nous est dit que « les petits du corbeau crient vers Dieu», ou que « les lionceaux demandent à Dieu leur nourriture » (4), nous ne devons pas voir là l'expression d'une prière. Cela s'inscrit dans la dépendance générale de la création vis‑à‑vis de la Providence. François d'Assise prêchait aux oiseaux, heureusement il a fait beaucoup mieux que cela. Jésus lui‑même, les prophètes et les apôtres ne se sont jamais livrés à ce genre d'exercice. Certes, le Seigneur s'occupe de toutes ses créa­tures et pourvoit à leurs besoins avec sollicitude, mais « il ne se met pas en peine des boeufs » (5). Il n'est pas normal de maltraiter les bêtes : « Le juste prend soin de son bétail » (6). Mais toute tentative d'estomper la différence radicale qui existe entre un être humain et ceux qu'on appelle bien à tort « ses frères inférieurs » ne s'accorde pas avec l'Évangile. Cela va plutôt dans la ligne de la philosophie hindoue avec tout ce qu'elle peut avoir de fâcheux.
Dans un précis de doctrine, nous n'avons pas à discuter de l'évolution sur le plan biologique. Je renvoie le lecteur aux ouvrages écrits à ce sujet par plus compétents que moi (7). Bornons‑nous à déclarer qu'on ne peut, sans trahir la vérité scripturaire, considérer l'homme comme un simple aboutissement de ce processus (8).
Que faire alors de ceux qu'on appelle les « hominidés » et dont on a retrouvé les vestiges dans divers continents : hommes de Néanderthal, de Cro‑Magnon, Pithécanthropes, Sinanthropes, Australopithèques, etc. ?
Sur le plan biblique la réponse est simple  : si ce sont des hommes vérita­bles, ils sont descendants d'Adam et d'Eve. S'ils constituent des espèces préa­damites, ils n'appartiennent pas à l'humanité (9).
Quant à la manière dont la formation de l'homme et de la femme nous est relatée au chapitre 2 de la Genèse, il me semble que le plus simple, jusqu'à nouvel ordre, est de s'attacher au récit tel qu'il est, sans d'ailleurs pour autant taxer d'hérésie ceux qui le prennent dans un sens figuratif. On peut trouver dans la littérature du Moyen‑Orient des parallèles à la formation de l'homme avec de l'argile terrestre – encore que de notables différences sont à signaler – mais la manière dont la femme a été façonnée à partir de la côte d'Adam est sans aucun équivalent dans les autres textes anciens. On ne saurait donc y voir une adaptation monothéiste de mythes couramment reçus, et l'inter­prétation littérale apparaît comme la plus naturelle (10).
 
Quant à la date de l'apparition de l'homme, il est impossible, au point de vue bibli­que, de la fixer. En mettant bout à bout les chiffres des années des patriarches, l'arche­vêque Usher était arrivé à l'an 4004 av. Jésus‑Christ. Les Israélites, pour qui notre année 1979‑1980 correpond à l'an 5740 du monde, ramèneraient l'origine à l'an 3761 av. Jésus‑Christ. La chronologie de la version des Septante la reculerait jusqu'en 5420 av. Jésus‑Christ, mais elle impliquerait que Mathusalem ait survécu de deux ans au déluge, ce qui serait absurde. D'autre part cette version mentionne entre Arpakchad et Chélah (11) un chaînon intermédiaire, Qainân, qui n'est pas mentionné dans le texte hébreu, mais qui figure dans la généalogie du Christ donné par Luc (12). Si nous croyons à l'inspiration de Luc, nous devons donc admettre que Qainân a existé, et que la liste de la Genèse, dans le texte hébreu, comporte une lacune. Si elle en comporte une, elle peut en comporter plusieurs, et nous perdons tout point de repère pour la date de la création de l'homme. De ce côté, nous n'avons donc pas à faire de complexe lorsque les savants la font remonter à des dizaines de milliers d'années, tout en observant que les zéros qu'ils alignent ne leur coûtent pas grand'chose.

Tous les êtres humains descendent du premier couple Adam et Eve. Celle‑ci a été « la mère de tous les vivants » (13). Cela n'apparaît pas seulement dans la Genèse, mais nous est confirmé par l'apôtre Paul et par Jésus lui­-même (14). Cela soulève certains problèmes (15).
Mais cette origine commune garantit fort bien l'unité de l'espèce humaine. Biologiquement cette unité est attestée par le fait qu'un homme de n'importe quelle race peut s'unir par le mariage à une femme de n'importe quelle autre race, et donner naissance à des enfants féconds. D'autre part, d'après la Bible, Dieu a fait « que toutes les nations issues d'un seul sang habitent sur toute la surface de la terre » (16). Dans notre siècle où la lutte contre le racisme est si dramatique, il vaut la peine de souligner une telle affirmation. Nous ne savons pas exactement d'où viennent les différences entre les races. Peu importe. Tous les hommes appartiennent à la même espèce, tous participent en principe à la même dignité par la volonté du Créateur, tous sont solidaires dans la chute et dans la rédemption (17).

2. L'Homme à l'image de Dieu

Ce caractère distingue l'homme de tous les êtres créés (18). Le mot traduit par image est tiré d'une racine qui veut dire tailler, ciseler il peut s'appliquer à une sculpture, à un bas‑relief (19) de toute manière à une représentation visible. Le mot grec correspondant a donné en français icône.
On a discuté pour savoir en quoi consiste cette ressemblance. Le fait que Dieu ait insufflé au premier homme un souffle de vie (20) semble capital. Sans être le moins du monde une émanation divine, l'homme est un être susceptible d'avoir des relations privilégiées avec Dieu, d'entrer en dialogue et d'être en communion avec lui. Cela implique une personnalité capable de choisir, de vouloir, d'aimer.
Jésus, en soulignant que « l'Écriture appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu est adressée » (21), nous oriente dans ce sens. L'apôtre Paul nous rappelle que nous sommes de la race de Dieu et il en conclut que « nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l'or, à de l'argent ou à de la pierre» (22). En d'autres termes, notre ressemblance avec Dieu nous permet, par ricochet, d'écarter les fausses représentations que les hommes ont ima­ginées (23).
Il ressort de l'Écriture que cette image divine subsiste en l'homme malgré la chute. Le Seigneur déclare à Noé qu'il réclamera notre sang à tout animal et à tout homme qui pourrait le verser. « Car, ajoute‑t‑il, Dieu a fait l'homme à son image» (24). Tout être humain a donc une valeur immense, même s'il n'est pas du nombre des rachetés. La même conclusion s'impose à la lecture de l'épître de Jacques. Nous ne pouvons décemment, de la même bouche, « bénir le Seigneur notre Père et maudire les hommes faits à l'image de Dieu » (25). Ceux que « l'Écriture appelle des dieux » et dont Jésus invoquait l'exem­ple étaient précisément des coupables (26). La parole de Paul « nous sommes de la race de Dieu » s'applique entre autres à ses auditeurs païens, et c'est un poète païen qui avant lui, l'avait prononcée (27).
D'autre part il est certain que cette image a été gravement altérée par la chute. Les réformateurs ont surtout insisté sur ce point. Calvin déclare « Bien que nous confessions l'image de Dieu n'avoir point été tout à fait anéantie et effacée.., si est‑ce qu'elle a été si fort corrompue que tout ce qui en est de reste est une horrible difformité » (28) ! Nous sommes plutôt des caricatures que des représentations valables. Pour que nous retrouvions une véritable ressemblance, il faut que nous revêtions « l'homme nouveau qui se renouvelle selon l'image de celui qui l'a créé » (29). Par Jésus‑Christ, qui est l'image éternelle et parfaite du Dieu invisible (30), et par l'action de son Esprit, nous sommes transformés de gloire en gloire en la même image (31). Ainsi nous ne refléterons plus seulement la nature divine par la structure de notre personnalité, mais aussi par le caractère de notre vie, en attendant le jour de la résurrection où nous porterons sans réserve « l'image du céleste » (32).
 
Jules-Marcel Nicole, Précis de doctrine chrétienne, (pages 77 à 82) (biographie)
 
Références :
 
1.  Jq. 3.7.
2. Par exemple, Racine, Les Plaideurs, Acte 3, Scène 3.
3. Prov. 6.6.
4. Job. 38.41 ; Ps.104.21.
5. 1 Cor. 9.9. Le texte même de la Genèse souligne que parmi tous les animaux, Adam n'a pas trouvé de partenaire digne de lui (Gn. 2.20).
6. Prov. 12.10.
7. Par exemple, Louis Vialleton, L'illusion Transformiste, Paris, 1929. D. Vernet, La Science et la Bible, 3ème éd. Guebwiller, 1978. D. Verriet, L'Homme face à ses origines, La Bégude‑de‑Mazenc, 1980.
8. Le transformisme, tel qu'il était présenté par Ch. Darwin, semble aujourd'hui insou­tenable. Plutôt que de supposer des changements lents et progressifs, les évolution­nistes d'aujourd'hui envisagent qu'il y a eu des mutations, c'est‑à‑dire de brusques surgissements d'espèces nouvelles. Mais si des changements peuvent se constater à l'intérieur des espèces, des mutations comme celles qui seraient nécessaires pour expliquer les prodigieuses différences entre les classes de la botanique et de la zoo­logie n'ont jamais pu être observées.
Les évolutionnistes ne sont pas tous athées. J'en connais même qui sont partisans de l'inspiration plénière et de l'inerrance de l'Ecriture. Ils considèrent que le Seigneur a pu se servir de « mutations » pour faire surgir successivement des espèces nouvelles, et en fin de compte l'homme. L'argile dont il est question dans Genèse 2.7 serait quelque « préhominiens
», profondément transformé pour devenir Adam ! C'est ce qu'on appelle révolution théiste, c'est‑à‑dire contrôlée par Dieu, et qui au point de vue religieux ne serait pas en contradiction flagrante avec la créationnisme. Si cer­tains frères en Christ ont cette conception, c'est leur affaire !
Sur le plan de l'exégèse, elle me paraît peu satisfaisante. Les plantes, comme les bêtes sont présentées comme réparties « selon leur espèces
», ce qui concorde d'ailleurs avec nos observations scientifiques.            
9. L'alternative reste ouverte pour ceux qui voient dans le récit de la création une composition littéraire non chronologique ou dans les six jours de longues périodes. Ceux qui admettent que le récit de la Genèse nous relate le rétablissement de la terre après l'ère glaciaire sont obligés de voir dans ces fossiles des êtres qui n'étaient pas encore des hommes, même s'ils étaient supérieurs aux singes.
10. Voir à ce sujet H. Blocher, Révélation des origines, p. 93,94. 11 penche pour l'inter­prétation figurative, sans d'ailleurs être catégorique ; il comprend que certains tien­nent au sens littéral, mais leur rappelle opportunément qu'ils doivent y ajouter la richesse du symbole.
Les récits Babyloniens de la création mentionnent qu'il faut égorger un dieu, puis mélanger la chair et le sang de ce dieu avec de l'argile, pour que le dieu et l'homme se trouvent mélangés (Mythe d'Atrahasis, 208‑212, dans le Trésor spiri­tuel de l'humanité. Les religions du Proche‑Orient Asiatique, texte traduit par René Label, p. 29, de même Poème Babylonien de la Création, 6eme tablette 31‑34, id. p.60).
11. Gn. 11.12,13.
12. Lc. 3.36.
13. Gn.320.
14. 1 Cor. 15.22,4549 ; Mc. 10.6.
15. Entre autres celui, bien éculé, de savoir ce qu'il en est de la femme de Caïn (Ga.4.17). La Bible n'est pas censée répondre à toutes les questions sérieuses ou sottes que nous pouvons nous poser. Elle nous révèle ce qu'il nous est salutaire de savoir. Puisqu'elle est muette sur l'origine de la femme de Caïn (et de la femme de Seth Gn. 4.26) c'est que cela n'importe guère à notre foi, même si cela provoque notre curiosité. Echafauder des hypothèses à ce sujet, après tant de siècles, ne nous mènerait à rien. Nous pouvons vivre et mourir en paix sans cette information !
16. Act. 17.26.
17. Rom. 5.12‑21.
18. Même peut‑être des anges, à propos desquels cela n'est pas affirmé. Nous ne vou­drions cependant pas être catégorique, car dans la félicité éternelle, nous sommes destinés à leur être semblables, (Lc. 20.36). Nous n'essaierons pas de déterminer quelles peuvent être les nuances entre les deux termes, image et ressemblance em­ployés dans Gn. 1.26,27. Cela risquerait de nous faire aboutir à des subtilités contes­tables.
19. Nb. 33.52, les images en métal fondu des dieux cananéens, Ez. 2114, les bas­-reliefs représentant les Chaldéens.
20. Hébreu nechama, Gn. 2.7. Le terme est employé ailleurs, soit en parlant du souffle de Dieu, ou du souffle de l'homme, jamais à propos des animaux.
21.  in. 10.35.
22. Act. 17.28,29.
23. K. Barth, dans son désir de maintenir que Dieu est celui qui est « tout autre », refuse toute analogie entre l'essence de Dieu et la nôtre. Il n'accepte qu'une analogie de relation. Pour lui l'image divine consiste dans le fait que nous avons été créés homme et femme, donc comme des êtres qui sont reliés entre eux, ce qui ressemble aux liens qui unissent entre elles les trois Personnes de la Trinité, et que le Seigneur veut bien établir avec ses créatures. (K. Barth, Dogmatique III, 1‑2 §41,2, Fasc. 10 p. 197‑220). Il y a du juste dans cette conception, mais elle est un peu trop limi­tative.
D'autres ont vu l'image de Dieu dans la domination que l'Eternel a confiée à l'hom­me « sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre » (Go. 1.26). L'homme serait le représentant de Dieu vis‑à‑vis des autres créatures. Comme le dit H. Blocher (Révé­lation des origines, p. 84) ceci « ne semble pas appartenir à la définition de l'image...
c'en est plutôt la conséquence ».
24. Gn.9.5‑7.
25. Jq.3.9,10.
26. Jn. 10.34. II s'agit des grands, appelés à une situation d'autorité et que le Seigneur menace, parce qu'ils n'agissent pas selon la justice, Ps. 82.5‑7.
27. Act. 17.28,29.
28. Calvin, Institution Chrétienne, I. 15.4.
29. Col, 3.10.
30. Col. 1.15.
31. 2 Cor. 3.18.
32. 1 Cor. 15.49
.
 
Ecrit par alberto, a 19:04 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Mardi (30/09/08)
Le diable existe-t-il ?

Le diable existe-t-il ?

Le diable existe-t-il ?
- Balivernes... répondra l'homme de la rue.
Mais la réponse du croyant averti sera sans équivoque :  
- le diable existe.
Car le croyant, qui a fait un jour l'expérience personnelle d'une rencontre avec Dieu, aura aussi - en parallèle - vérifié concrètement l'existence du diable, qui est l'adversaire de Dieu, et son opposé.
Il est vrai que les preuves de l'action de forces du mal pervertissant notre humanité sont nombreuses, pour qui veut bien ouvrir les yeux :  triomphe de l’injustice dans une société cruelle et sans amour, guerres, catastrophes écologiques provoquant l'autodestruction lente de la planète terre, non respect et manipulation des êtres humains, destruction massive d'enfants non encore nés, famines, économie mondiale à la dérive, développement dans le monde entier de cultes et d'églises dédiés à Lucifer, avec pratique de sacrifices humains.., etc.
Derrière ces forces du mal, il y a une personne : c'est Satan. L'une de ses ruses est de faire croire qu'il n'existe pas. Pourquoi cette ruse en adversaire qui se cache, il ne dévoile jamais directement son identité, et peut donc plus facilement agir et arriver à ses fins... à combien plus forte raison puisqu'il est invisible aux yeux humains ! Un ennemi parfaitement bien caché a beaucoup plus de facilité pour surveiller sa proie, et l'attaquer au moment opportun, par surprise. Cela lui laisse aussi du temps pour réitérer ses attaques à plusieurs reprises, et plus férocement, car il sait qu'il n'est ni connu, ni détecté.

En êtes-vous sûr ?
Mais comment, me direz-vous, êtes-vous sûr que la personne du diable existe ? N'est-ce pas une croyance moyenâgeuse démodée ? Quels sont les indices qui vous permettent de maintenir votre affirmation ? Le premier indice est tout d'abord la Bible, le livre le plus lu sur la surface de la terre, et qui affirme à de très nombreuses reprises que le diable n'est pas un mythe ; les Evangiles confirment que Jésus a rencontré le diable en personne plusieurs fois sur sa route, alors qu'il exerçait son ministère en chair et en os parmi les hommes. A plusieurs reprises Jésus s'est adressé verbalement à lui, pour le chasser (lire le récit de la tentation dans le désert : Evangile de Matthieu, chapitre 4).
Enfin, parce que la présence de médiums, sorciers, spirites, jeteurs de mauvais sorts et autres spécialistes de tout poil, exerçant un réel pouvoir maléfique et diabolique sur notre monde, existe toujours à l'heure actuelle, et que ces derniers ont même pignon sur rue...

Le diable veut détruire
Le rôle du diable ? C'est de séduire, tenter, et détruire les créatures que Dieu aime. Il leur tend des pièges, les accuse, aveugle leur intelligence, les crible de toutes sortes de flèches spirituelles. Il harcèle tout particulièrement les croyants, les oppresse, les intimide, leur inflige des épreuves, des maladies, et parvient même à se déguiser en “ange de lumière” (2 Corinthiens 11, verset 14), pour mieux s'introduire et exercer une influence auprès d'eux.
Son activité est malheureusement incessante et sa tactique redoutable. Satan vise à détruire directement l'oeuvre de Dieu. C'est le chef du royaume des ténèbres, dont il dirige les principautés, les autorités, et les légions de démons.

Un serpent, un lion et un dragon
La Bible compare le diable à un serpent (Apocalypse 12, verset 9), un lion (1 Pierre 5, verset 8), et un dragon (Apocalypse 12, verset 9). Afin de mieux définir et cerner cet adversaire spirituel, il est intéressant d'étudier les caractéristiques de ces trois animaux :

Le serpent : il en existe plus de 2000 espèces différentes. Le serpent rampe sans faire de bruit, et se faufile. Il se confond souvent avec les couleurs de son entourage. Il se cache, se dissimule, sans signaler sa présence. Et il attaque sa proie brutalement, de trois manières possibles :
• Il mord et injecte son venin (le venin est formé de toxialbumines, qui agissent en provoquant une paralysie progressive, puis la mort).
• Le cobra égyptien crache son venin à distance pour aveugler et paralyser sa victime, puis la tuer : on l'appelle le serpent-cracheur (il projette son venin dans les yeux de sa victime).
• Le python de seba n'est pas venimeux, mais il capture sa proie en l'assommant d'un coup de tête, puis s'enroule autour pour l'étouffer ensuite, il l'avale lentement, et la digère parfois en plusieurs semaines...
Dans certains cas, le serpent hypnotise sa proie avant de l'attaquer. Signalons aussi que le serpent mue, il perd sa peau car cette peau ne grandit pas en même temps que lui... Nous pourrions dire avec humour que le serpent est mal dans sa peau. Une vipère peut jeûner 20 mois, un serpent à sonnette 27 mois, un boa 28 mois... quelle résistance ! (le scorpion, lui, bat, tous les records il peut jeûner 3 ans !).

Le lion : c'est un animal carnivore, qui déchire sa proie et l'attaque brutalement et très férocement. On l'appelle “le roi des animaux” car il règne en maître dans la savane. Il s'attaque même aux girafes ! Il court à la vitesse de 80 km/h, et chasse en général sur un territoire de 3000 ha ! Il fait des bonds de 5 m. Le lion est polygame, et vit jusqu'à 40-50 ans.

Le dragon : animal généralement représenté avec des griffes de lion, des ailes et une queue de serpent. Il crache du feu pour tuer sa proie...

Il cherche à nous attaquer
Satan - car c'est le nom que la Bible lui donne - est féroce et brutal comme le lion. Silencieux, dissimulateur,hypnotiseur et venimeux comme le serpent. Destructeur comme le dragon. Il agit de différentes manières dans nos vies :
• en attaquant notre esprit (attaques purement spirituelles, comme l'incrédulité, l'occultisme),
• en attaquant notre âme (découragement, tristesse, pensées de destruction),
• en attaquant notre corps (maladies, oppressions physiques, tentations de toutes sortes),
• en attaquant nos proches dans leur vie spirituelle et leur santé, afin de mieux freiner notre marche, en détruisant nos biens matériels,
• en salissant notre réputation par la critique, la médisance, la calomnie, afin de nous humilier.
Satan oeuvre à l'intérieur de différentes sphères. Parmi celles-ci, nous pouvons citer : notre vie personnelle, notre famille, notre entourage, notre activité, notre église...

La victoire totale en Jésus
Heureusement, la Bible nous confirme que Jésus a vaincu le diable à la Croix il y a 2000 ans ! Il a versé Son Sang pour nous arracher à son pouvoir ! Et Il peut nous donner toute la puissance contre lui, en Son Nom ! Rien ne pourra nous nuire !
Mais cette victoire ne pourra se manifester pleinement dans notre vie personnelle que si nous faisons l'expérience de donner notre coeur à Jésus-Christ, en l'acceptant comme Sauveur et Seigneur... : le Saint-Esprit descendra en nous, et Dieu nous donnera toute la puissance contre Satan.
Il nous appartiendra alors de brandir la victoire contre lui, et de nous opposer efficacement à toutes ses ruses. Souvenons-nous que l'adversaire est comme un serpent dont on a déjà coupé la tête, mais dont le corps bouge encore...
“Résistez au diable, et il fuira loin de vous” (Jacques 4,verset 7). Si nous ne résistons pas, il restera à proximité. Si nous ne veillons pas, il nous attaquera au moment où nous nous y attendons le moins ! Alors, veillons, prions,et exerçons notre autorité contre lui, sans avoir peur... car l'adversaire est vaincu !

Philippe AUZENET

Pasteur - Auteur - Ancien Aumônier des prisons - Ministère itinérant de la F.E.P.E.F. - Directeur de l'Association OSER EN PARLER

Flyer disponible à Média Espérance

Ecrit par alberto, a 12:01 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Dimanche (01/07/07)
La résurrection : une réalité à expérimenter

Résurrection de Jésus de Mathias Grünewald - Musée Unterlinden Colmar

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Ce message est certainement la proclamation chrétienne la plus inaccessible aux esprits rationnels de notre temps. Cette difficulté à admettre le fait de la résurrection n’est d’ailleurs pas une nouveauté. A la lecture de la Bible, nous nous rendons compte que, dès le début, l’idée même de la résurrection de Jésus a été mal acceptée autant par les Juifs que par les païens.

Les disciples eux-mêmes n’arrivaient pas à y croire! Quand les femmes, bouleversées, sont venues leur dire la bonne nouvelle du tombeau vide, ils ne se sont pas laissés de suite convaincre. Quand Jésus s’est montré bien vivant après sa mort à un Thomas sceptique, il lui a reproché : « Ne sois pas incrédule, mais crois1 ! ». A Athènes, quand l’apôtre Paul rendait témoignage de Jésus-Christ, c’est au moment où il a parlé de la résurrection qu’ils se sont moqués de lui. A Césarée, il fut même jeté en prison à cause de cette proclamation et devant Festus, le procurateur de Judée, Paul s’est encore entendu répondre : « Tu es fou, Paul, ton grand savoir te fait perdre la tête2 ! ».

La victoire de Jésus-Christ
Certains ont pensé que l’Evangile serait bien plus crédible s’il n’y avait pas cette nouvelle déraisonnable « Christ est ressuscité ! ». Seulement voilà, l’Evangile sans la résurrection n’est plus Evangile. Si Christ n’est pas sorti victorieux du tombeau, il n’y a plus de Bonne Nouvelle pour le monde, il n’y a plus de salut. Il ne reste que la mort héroïque d’un nommé Jésus, crucifié à cause d’idées trop révolutionnaires pour son temps. Sa mort n’est plus alors qu’une mauvaise nouvelle : celle de la victoire de la folie humaine sur la sagesse de Dieu. Le christianisme est alors vidé de tout ce qui fait sa force.

La victoire de l’amour de Dieu
Sans la résurrection, il n’y a pas de salut possible pour l’homme. C’est pourquoi Paul écrit : « Si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine. Vous êtes encore dans vos péchés et, par conséquent aussi, ceux qui sont forts ayant la foi en Christ sont perdus3 ». « Mais Christ est ressuscité3 ! » s’empresse d’ajouter l’apôtre. Je pourrais, pour essayer de vous convaincre vous citer les nombreux témoins de cette résurrection : « Il a été vu par plus de cinq cents frères4 » précise Paul. Mais ce n’est sans doute pas ce genre d’argument qui vous permettrait d’expérimenter la réalité de la résurrection. Le seul moyen d’accéder à la joie profonde de Pâques, c’est la foi.
C’est quand je laisse tomber mes incompréhensions, mes réticences, mes limites toutes humaines pour m’abandonner à Dieu dans la foi que je peux recevoir la vie nouvelle en Jésus-Christ.
Je comprends alors la résurrection de Christ comme la garantie de sa divinité. « Christ a été déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection d’entre les morts5 ». Je comprends alors que la victoire de Christ sur la mort est la garantie du pardon de mes péchés. Je comprends que ce n’est pas la folie humaine qui a le dernier mot, mais l’amour de Dieu. Je saisis la grâce qui m’est offerte en Jésus-Christ qui a pris sur lui les conséquences de mon péché pour les anéantir dans sa victoire. Je comprends aussi la réalité de la vie nouvelle et éternelle qui s’ouvre à moi. Je sais que « Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec lui et nous fera paraître en sa présence6 ».

Une vie nouvelle

J’aimerais tant vous inviter à élever vos regards plus loin que la réalité désespérante de nos luttes humaines et vous amener à croire au plus profond de vous-même le témoignage des apôtres. Vous pourriez alors faire la plus belle des expériences proposées à un être humain : celle de la grâce de Dieu, celle du renouvellement complet de votre vie, celle de l’action du Saint-Esprit de Dieu qui, intervenant dans votre vie ouverte par la foi, vous assure du pardon et vous donne la paix.
Dès aujourd’hui, parce que Christ est vivant, une résurrection spirituelle peut s’opérer en vous et chasser de votre coeur tout désespoir, toute crainte, toute tristesse.
Renaître, revivre c’est possible ! Tant d’hommes et de femmes ont déjà expérimenté ce printemps nouveau parce que Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !
Germain Mahieu

Ces citations se trouvent dans la Bible:
1. Evangile selon Jean, chapitre 20, verset 27
2. Actes des Apôtres, chapitre 26, verset 24
3. Première lettre aux Corinthiens, chapitre 15, versets 17-20
4. Première lettre aux Corinthiens, chapitre 15, verset 6
5. Lettre aux Romains, chapitre 1, verset 4
6. Deuxième lettre aux Corinthiens, chapitre 4, verset 14

Peut-on prouver la résurrection de Jésus ?

Voici quelques sites intéressants qui traitent cette question :

La résurrection de Jésus-Christ : un événement historique ?

Il n'est point ici

CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS SELON LES TEXTES

Peut-on espérer une vraie résurrection

La résurrection de Jésus-Christ

Résurrection de Jésus-Christ

Ecrit par alberto, a 15:01 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Mercredi (20/09/06)
Comment devenir chrétien ?


J'ai rencontré beaucoup de personnes qui pensent être chrétiennes parce qu'elles sont nées dans un “pays chrétien”.
D'après les statistiques, nous serions toujours “un peuple chrétien”. Mais les statistiques ne nous disent pas combien vivent réellement en chrétiens. Nous vivons dans un pays païen avec un passé chrétien et des reliquats de christianisme. De plus en plus nombreux sont ceux qui en savent de moins en moins au sujet de Dieu. Il est nécessaire de remettre en question de vieilles idées pour ouvrir la voie à une vraie vision des choses.
• N'est pas forcément chrétien celui qui mène une vie irréprochable moralement. Etre chrétien ne signifie pas poursuivre un idéal élevé. Les pharisiens du temps de Jésus avaient une moralité qui dépassait largement celle de leurs compatriotes. Néanmoins, Jésus les critique sévèrement (Matthieu 23,13).
• On ne devient pas forcément chrétien par l'appartenance à une quelconque église ou assemblée chrétienne. De même, le baptême et le fait de figurer dans des registres d'église ne font de personne un chrétien. Etre chrétien ne saurait être ramené au niveau de l'appartenance à un club.
• La fréquentation régulière du culte et le respect des traditions chrétiennes ont indiscutablement leur côté positif, mais ne font de personne un chrétien. La Bible distingue la confession des lèvres et la réalité intérieure. Déjà les prophètes de l'Ancien Testament dénoncèrent la religiosité vaine du peuple d'Israël (Esaïe 29,13).
C'est le fait de dépendre de Jésus-Christ qui fait d'un individu un chrétien.

La vie chrétienne a un commencement
La première question qui nous préoccupera sera de savoir comment un homme peut entrer en relation avec Jésus-Christ et ainsi devenir chrétien.
La vie chrétienne débute par une naissance. La Bible l'appelle “la nouvelle naissance”. Jésus déclare à Nicodème : “En vérité, en vérité je te le dis, si un homme ne naît de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu” (Jean 3,3).

Le péché nous sépare de Dieu
La Bible nous dit que le péché c'est l'obstacle à la communion avec Dieu : “Mais ce sont vos fautes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l'empêchent de vous écouter. Car vos mains sont souillées de sang, et vos doigts de fautes ; vos lèvres profèrent le mensonge, votre langue murmure des perversités” (Esaïe 59,2 et 3).


Le péché nous sépare de Dieu

Comment cet obstacle peut-il-être ôté ?
Si nous voulons être en communion avec Dieu et son Fils Jésus-Christ, il faut d'abord consentir à reconnaître nos péchés, à nous en repentir sincèrement et à implorer son pardon (1 Jean 1,9).

La repentance, la condition pour avoir accès à Dieu
Il n'y a pas de communion avec le Dieu saint tant que le péché subsiste (Romains 3,23).
La nature de Dieu ne lui permet pas de nous accueillir comme ses enfants si nous refusons d'abandonner le péché (Romains 1,18).
Là où il n'y a pas de repentance, il n'y a pas non plus de pardon et de purification.

La croix de Jésus-Christ, l'unique lieu où la réconciliation entre Dieu et l'homme est possible
Il est impossible d'éviter la croix si l'on veut rencontrer Dieu et obtenir le pardon des péchés (Colossiens 1,19-20).
Par la repentance nous manifestons notre horreur au péché et notre désir profond de recevoir le pardon. La croix de Jésus-Christ rend ce pardon accessible. Il a pris sur lui la punition que je méritais. Il m'offre une nature nouvelle qui a le pouvoir de dire “oui” à Dieu et de demeurer en communion avec lui.
Enfin, il brise le pouvoir de Satan qui me maintenait dans la révolte.

Comment venir à Dieu ?
Se convertir, c'est accepter le pardon gratuit de Dieu que nous ne méritons pas, c'est plaider coupable et s'en remettre à son amour.
Par conséquent c'est un acte de volonté par lequel j'ai la possibilité de faire demi-tour et d'avouer à Jésus toute ma vie ratée. Il me pardonnera alors chaque acte commis contre sa volonté.
La Bible dit : “Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice” (1 Jean 1,9).
Les paroles suivantes peuvent vous aider à recevoir Jésus dans votre vie comme Sauveur et Seigneur :

“Seigneur Jésus, je viens à toi maintenant. Je te remercie d'avoir payé pour mon péché par ta mort à la croix. Je te prie de pardonner le péché de la vie que j'ai menée jusqu'ici comme je l'entendais. Je te confesse aujourd'hui tous les péchés qui sont la conséquence de cette vie ... Je te remercie de m'avoir pardonné tout écart à ta volonté. Je te donne maintenant ma vie. Je te remercie pour le privilège d'être désormais ton enfant et pour la certitude que rien ni personne ne pourra jamais m'arracher de ta main.”


La croix de Jésus-Christ, un pont sur l'abîme infranchissable du péché

Comment obéir à Jésus-Christ ?
La nouvelle naissance est un commencement. Elle est indispensable, mais elle ne fait qu'introduire le croyant dans une existence nouvelle. C'est une vie de foi et d'obéissance qui commence. Le vrai disciple de Jésus obéit à son nouveau Maître (Galates 2,20).
Comme nous n'avons pu rencontrer Christ que par la foi, de même nous ne pouvons demeurer en lui que par la foi (Colossiens 2,6-7).
Avec lui et par lui nous marcherons de progrès en progrès pour devenir adultes dans la foi (1 Thessaloniciens 4,1-2).

Comment grandir dans la foi ?

Avec l'aide du Saint-Esprit mettez en pratique quelques principes simples :
• Soyez à l'écoute de Jésus-Christ. Vous pouvez entendre sa voix en lisant la Bible. Elle vous révèlera la volonté de Dieu à votre égard (2 Timothée 3,16-17).
• Priez. Par la prière vous pouvez tout dire à Jésus. Vous pouvez lui faire connaître vos besoins (Philippiens 4,6).
• Laissez-vous guider par Jésus. Par la Bible il vous dira ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce que vous devez faire et ne pas faire (2 Corinthiens 6,14 ; Galates 5,1).
• Vivez le pardon de Jésus et réconciliez-vous avec les autres. Nous manquons souvent d'amour envers les autres. Nous nous rendons ainsi coupables devant les hommes.
Demandez à Jésus de vous pardonner. Il vous donnera alors sa force pour vivre selon sa volonté (Ephésiens 1,4-10).
• Entretenez des relations avec d'autres chrétiens. Joignez-vous à une église (Actes 2,42).
• Rendez témoignage de Jésus par vos paroles et vos actes (Matthieu 6,33) devant vos amis, connaissances, collègues et voisins (Romains 10,14).

Alfred Muller

Pasteur

Flyer distribué en 2006 par Média Espérance

Ecrit par alberto, a 15:51 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Jeudi (01/06/06)
Qui suis-je ?



L'une des caractéristiques de notre nouveau millénaire est la grande confusion, sinon la perte de l'identité humaine. L'évolution des sciences, le progrès technique, la déchristianisation conduisent à se poser des questions auxquelles il est de plus en plus difficile de répondre Qu'est-ce que l'être humain? Qu'est-ce qu'un homme? Qu'est-ce qu'une femme? Quel est le rôle et la place de l'un et de l'autre ? Qui suis-je, finalement ?
Les réponses traditionnelles à ces questions sont abandonnées aujourd'hui, mais n'ont pas été rem-placées par des réponses nouvelles, ce qui laisse beaucoup de gens dans l'incertitude absolue et conduit à de nombreux déséquilibres psychologiques. Comment échapper à ce vertige, comment remédier à la déstabilisation de l'être humain (des jeunes tout particulièrement) privé de repères absolus concernant son statut, par les conceptions d'une modernité à la fois galopante et triomphante ?
Reprenons ensemble certaines hypothèses actuelles (souvent tenues pour des certitudes) avant de reconsidérer ce que l'homme moderne rejette de plus en plus, je veux parler de la révélation judéo-chrétienne, celle que nous trouvons dans la Bible.

Suis-je le produit du hasard ?
Poser cette question, c'est sous-entendre que personne n'a vraiment voulu mon existence, et que je me trouve seul dans l'univers, sans quelqu'un qui ait désiré que je vive. Je suis là, j'existe, mais en dehors de tout projet délibéré de la part de qui que ce soit.
L'être humain est apparu sur la terre accidentellement, par la conjonction de données tout à fait indépendantes les unes des autres et qui se sont jointes alors que rien ne laissait supposer un tel résultat. Les facteurs ayant concouru à l'émergence de la vie humaine sont parfaitement étrangers les uns aux autres ce qui les a fait se réunir, c'est le hasard pur et simple, alors que selon le calcul des probabilités, il n'y avait pas une chance sur n (je dis "n" car je ne sais combien de zéros il faut placer derrière le 1 !) pour que ce résultat que nous constituons dans notre personne ne se produise.
Si je suis le produit du hasard, il n'y pas place pour l'amour dans mes origines, il n'y a pas place non plus pour des lois bien définies dans la nature, tout arrivant “par accident”, il n'y a pas de place pour un effort intellectuel cohérent et fiable. A moins que le hasard “fasse bien les choses” comme dit l'expression populaire, et qu'il ne soit qu'un autre nom pour désigner l'horloger de Voltaire, ou le grand architecte de l'univers des francs-maçons, ou le Dieu créateur des judéo-chrétiens !
Est-il satisfaisant de penser que nous sommes le produit du hasard ? Pourquoi ? Quelles sont les conséquences de cette hypothèse ?

Suis-je un animal évolué ?
C'est ce que disent la majorité des scientifiques. L'être humain n'est que l'aboutissement (pour l'ins-tant !) de l'évolution de l'animal vers une forme plus sophistiquée. Nous aurions pour ancêtres de grands singes qui se seraient mis à marcher sur leurs pattes de derrière, dont le cerveau se serait développé et dont les échanges intérieurs seraient devenus plus complexes au point de permettre l'effort intellectuel. Nous serions des cousins plus ou moins lointains des chimpanzés, gorilles et autres orangs-outans !
Mais si tel était le cas, comment expliquer que certains singes auraient évolué vers l'humanité et pas d'autres ? Qui aurait fait ce choix le hasard (encore lui) ? Et comment expliquer la nature morale de l’homme, sa dimension éthique que ne connaît pas le monde animal ?
Et si nous ne sommes que des animaux évolués, sur quelle base faire reposer ce qu'on appelle “les droits de l'homme” ? Si je suis un animal perfectionné, reconnaître que ma dignité humaine n'est autre que la dignité animale, à un degré simplement un peu plus élevé !
Sans conteste, il est vrai que la vie humaine a une composante qui l'apparente à la vie animale, mais l'hypothèse que nous venons d'évoquer ne semble pas adéquate pour rendre compte de toute la merveille que constitue la vie humaine.
Je vous propose de nous tourner vers la Bible pour en venir au texte fondateur de la conception judéo-chrétienne concernant l'existence de l'être humain.

Je suis une créature à l'image de Dieu :
C'est ce que déclare le texte du livre de la Genèse : “Dieu créa l'homme à son image : il le créa à l'image de Dieu ; l’homme et femme il les créa”.
La première chose qu'il nous faut relever, c'est que l'être humain est le résultat d'un acte de création spécifique de Dieu. Ce verbe créer n'est employé que pour Dieu dans la Bible, et il nous dit que Dieu a créé la personne humaine : l'homme trouve donc son origine en Dieu. Cela signifie que ma vie est le résultat d'un projet, d'une volonté j'existe parce-que Dieu a voulu que j'existe ; et même si humainement, je suis né par “accident”, je puis être convaincu que pour Dieu, je ne suis pas un accident mais la conséquence de son désir le plus absolu, conçu depuis la plus lointaine origine des temps.
Non seulement Dieu m'a créé, mais il m'a créé à son image. Certes, je ne suis qu'une image, une ressemblance, ce qui veut dire que je ne suis pas l'original et que je ne peux pas me croire autonome, auto-suffisant, tout-puissant. Je ne suis que créature face au créateur.
Mais si je ne suis qu'une image, je suis une image de Dieu ; je suis à la ressemblance de ce qui existe de plus parfait, de plus absolu, de plus merveilleux !
N'est-ce pas une référence formidable que nous donne la Bible ?
Cet esprit, cette intelligence, cette conscience, cette capacité de relation, de domination sur le monde, c'est Dieu qui me les confère pour que je lui ressemble. Et même si le péché est venu perturber ma relation à Dieu, à moi-même, aux autres et au monde, je reste une créature à l'image de Dieu.
Moi et moi seul en tant qu'humain ; les animaux ne sont pas créés à l'image de Dieu. C'est là mon privilège, et ce qui fonde à la fois mes droits et ma dignité.

Je viens de Dieu et je suis fait pour Dieu :
A la triple question fondamentale de l'être humain : “qui suis-je ? d'où est-ce-que je viens ? et où vais-je ?” l'humoriste Pierre Dac répondait : “Je suis moi, je viens de chez moi et j'y retourne !”. Bien au-delà de l'humour, toujours utile pour aérer la réflexion, nous pouvons affirmer avec certitude que nous sommes une créature unique, que nous trouvons notre origine, notre source en Dieu et que nous sommes appelés à vivre pour Dieu avant que, à notre mort, notre esprit retourne à lui.
Ma valeur personnelle ne vient pas d'abord de mes capacités, de mes dons, de ma force, de ma beauté, de mon intelligence ; ma valeur vient du fait que Dieu a jugé important que je vienne au monde et que je vive, ce qui est de sa part une marque d'amour. Ma valeur personnelle vient du fait que Dieu m'aime tel ou telle que je suis. Parce-que Dieu m'a donné la vie, il m'aime ; parce-qu'il m'aime, il m'a donné la vie.

Jésus est venu pour moi :
La plus grande preuve de l'amour de Dieu pour l'être humain, pour moi, c'est que Dieu lui-même est devenu homme. En Jésus, le créateur est devenu créature, l'infini s'est donné des limites, l'amour s'est manifesté. Dieu a vu que l'homme était malheureux, révolté contre lui, qu'il souffrait ; et Dieu a décidé de le rejoindre dans sa situation pour porter cette souffrance, ce malheur, causés par le péché, c'est-à-dire tout ce qui me sépare de Dieu et m'empêche d'être heureux. Jésus est devenu homme ; il a vécu une vie humaine semblable à la nôtre en tous points, excepté le péché. Il est mort sur la croix pour effacer toutes mes fautes, mes désobéissances, mes péchés.
Par la foi, en lui faisant pleine et entière confiance, je puis m'unir spirituellement à lui et connaître le pardon, la paix du coeur et la certitude qu'après ma mort, je vivrai pour l'éternité.
“Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui”, dit la Bible. C'est par la foi en Jésus, Dieu lui-même et homme parfait, que je peux véritablement connaître mon identité personnelle et vivre une vie conforme au projet de Dieu pour moi, projet de paix et de bonheur.

Raymond Chamard
pasteur



Ecrit par alberto, a 14:42 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Dimanche (26/03/06)
Qui est Jésus-Christ ?



Jésus fascine, attire et interroge nos contemporains. J’en veux pour preuve le titre d'une rubrique récente d'un mensuel qui évoquait cet engouement “Le phénomène Jésus aujourd'hui”. Plusieurs ouvrages récents se sont penchés sur ce personnage qui domine toujours l'histoire de notre civilisation et de notre monde. La télévision et le cinéma ne présentent-ils pas au grand public des films consacrés à la mort et la résurrection de Jésus-Christ ?

Une identité hors du commun
Mais qui est ce Jésus de Nazareth ? Un prophète comme le reconnaissent les musulmans ! Un sage ou un mystique comme le suggèrent les philosophes del'Orient ! Un révolutionnaire comme le prétendent les apôtres des mouvements de libération ! Chacun à sa manière cherche à s'approprier ce personnage exceptionnel dont l'identité réelle est entourée de mystère.
Certes, Jésus est un prophète. Sans doute fut-il le porte-parole de Dieu par excellence (Dt. 18.14, 15 ; Ac. 3. 22-26). Mais l'Evangile va plus loin en déclarant qu'il est la Parole divine incarnée. En lui, Dieu est venu habiter parmi les hommes afin d'être lumière et salut du monde (Jn, 1.1-15).
Certes, Jésus est un sage. Sans doute le plus grand des sages que l'humanité ait connu. Mais l'Evangile va plus loin encore en déclarant que la sagesse que manifeste Jésus dépasse toutes les sagesses humaines (Mt. 12.42 ; cf. Prov. 8. 22-31). Elle nous dévoile la pensée même de Dieu (1 Cor. 2.16).
Certes, Jésus est un mystique. Sans doute fut-il le plus authentique des mystiques. Jean ne cesse de mettre en valeur la qualité de la communication et de la communion qui existe entre Jésus et Dieu (Jn. 14.9-14 ; Ju. 17). Mais l’Evangile va plus loin encore en déclarant qu'il existe, au coeur même de la Trinité, une intimité personnelle  : une relation de vérité et d'amour entre Dieu le Père et Dieu le Fils, à laquelle il ne faut pas oublier d'associer Dieu l'Esprit (Jn. 1.1,2; 14,15-21 ; 17.20-23).
Certes, Jésus est un révolutionnaire. Sans doute le plus radical des révolutionnaires puisqu'il exige de ceux qui le suivent un retournement total (Mc.8.34,35). Mais l'Evangile va plus loin encore en déclarant que lui seul peut opérer un changement durable dans le coeur et la vie individuelle et sociale des hommes (Jn. 3.3-8).
Jésus était “pleinement Dieu et pleinement homme”. C'est le témoignage unanime de tous les écrits du Nouveau Testament. En tant qu'homme, Jésus s'identifie à la condition humaine, en tant que Dieu il accomplit la mission pour laquelle il a été envoyé dans le monde. Le Jésus de l'histoire n'est pas séparable du Jésus de la foi.

La vie de Jésus : les sources

Les quatre Evangiles sont notre principale source d'information sur la vie de Jésus. Les autres écrits du Nouveau Testament ne nous ont laissé que des indications discrètes (Ac. 20.35 ; Gal. 4.4 1 ; Cor. 11.23 ss., etc). Il y a bien les Apocryphes, tel l'évangile de Thomas, mais ce ne sont pas des documents fiables et ils nous instruisent essentiellement sur des doctrines qui se sont développées en marge du Christianisme naissant. L'historien romain Tacite mentionne dans un rapport l'exécution de Jésus sur ordre de Ponce Pilate. Josèphe, l'historien juif, fait référence à Jésus dans un texte qui a peut-être été retouché par des Chrétiens.
Les Evangiles ne sont pas des biographies. Ils transmettent, comme leur nom l'indique, une bonne nouvelle. Cette bonne nouvelle, Dieu a choisi de la révéler en la personne de Jésus, le Christ. Sa naissance, sa vie, son ministère, sa mort et sa résurrection en témoignent. Cela explique l'absence de données sur des pans entiers de la vie de Jésus. Cependant, là où les récits touchent à l'histoire, nous pouvons être assurés de leur véracité car leurs auteurs se sont documentés avec une rigueur toute particulière (Lc. 1.1.-4).

La vie de Jésus : le contexte politique
Jésus est né en l'an 4 avant notre ère (Mt. 2.1, 13 ss.). La Palestine se trouvait depuis environ soixante ans sous la domination romaine exercée par les princes locaux. Hérode le Grand fut le plus célèbre. A sa mort, peu de temps après la naissance de Jésus, son royaume fut réparti entre ses fils : Hérode Antipas, héritier de la Galilée et de la Pérée. II était toujours au pouvoir pendant le ministère de Jésus. Archélaüs hérita de la Judée et de la Samarie. Il fut déposé après dix ans de régne et remplacé par un préfet romain, Ponce Pilate. Il dépendait de l'autorité du gouverneur de la province de Syrie. Le pouvoir romain n'était pas populaire. Si la majorité des Juifs s'était résignée au statu quo de la paix romaine, une minorité nationaliste (les Zélotes) représentait la résistance, parfois violente, au pouvoir étranger.

La vie de Jésus : la naissance et premières années
Seuls Matthieu et Luc nous rapportent les détails de la naissance de Jésus. Le premier évoque plutôt le point de vue de Joseph, le second, reflètel'expérience intime de Marie. Les deux récits soulignent que Jésus fut conçu du Saint-Esprit (sans l'intervention de Joseph) et naquit d'une vierge. Joseph et Marie, étant de la famille de David, durent se rendre à Bethléhem pour le recensement que César Auguste avait décrété (Lc, 2.1-3). C'est là que Jésus est né dans une étable plus que modeste. Les Evangiles s'attardent quelque peu sur les circonstances qui précèdent et suivent la naissance du Sauveur afin de souligner le caractère unique, surnaturel et providentiel de cet événement. On évoque l'annonce et la naissance de Jean-Baptiste, le dernier grand prophète (Lc.l), l'adoration des bergers (Lc. 2) et des mages (Mt.2), la circoncision et la présentation de l'enfant dans le temple (Lc. 2), les prophéties de Siméon et d'Anne (Lc. 2), la fuite en Egypte et le massacre des innocents (Mt. 2). Dieu veille sur la destinée de son “Fils bien-aimé” (Lc. 3,22).
Par contre, on ne sait quasiment rien de la jeunesse de Jésus. Il vécut à Nazareth en Galilée (Mt. 2 Lc. 2) où il fut élevé dans un milieu modeste. Son père était charpentier, un entrepreneur qualifié et respecté dans le village. Nous ne savons rien sur son éducation. Sa parfaite connaissance de l'Ancien Testament atteste qu'il a suivi l'instruction que chaque enfant devait recevoir à la synagogue locale. Le seul récit qui évoque l'adolescence de Jésus souligne “qu'il était rempli de sagesse et la faveur de Dieu était avec lui” (Lc. 2.40-52).

La vie de Jésus : le ministère
Jésus avait environ trente ans quand il commença son ministère public (Lc. 3.23) qui dura trois ans. Il s'adressa principalement aux Juifs, enseigna surtout dans sa province natale, la Galilée, et acheva son ministère en Judée. Jean-Baptiste, prophète de repentance, fut le premier à reconnaître le caractère unique de la personne et du ministère de Jésus (Mt. 3). Il encouragea même ses disciples à le suivre (Jn. 1.35 ss.). C'est au bord du Jourdain, en Judée, qu'il baptisa le Maître. Jésus voulait, par ce baptême, se situer dans la continuité du ministère de Jean et s'identifier avec le vrai peuple de l'alliance. C'est à cette occasion que sa vocation messianique fut confirmée par Dieu le Père (Mat. 3 13-17) et éprouvée lorsque Satan le tenta dans le désert (Mt. 4.1-11). Peu de temps après, il retourna en Galilée (Lu. 3.22, 4,1) où il se consacra à un ministère d'itinérant.
Jésus n'était pas marié et n'avait pas de domicile fixe (Lc. 9.58). Il vivait grâce à la générosité et à l'hospitalité de ceux qui reconnaissaient sa mission (Mt.10.8). Accompagné par douze disciples qui partageaient son style de vie, le Maître parcourut les villes et les campagnes de la Palestine annonçant l'avènement du royaume de Dieu. Si Jésus a enseigné dans les synagogues (Mc. 1.21), il a souvent prêché en plein air à de nombreuses foules attirées par l'authenticité, la vérité et l'autorité de ses discours (Lc, 4.32). Les miracles qui accompagnaient son enseignement témoignaient de son origine divine (Mc. 2.1-12) et de sa compassion envers ceux qui dans leurs âmes comme dans leurs corps étaient aux prises avec le péché, la maladie et la mort (Mc. 1.30-34). Jésus avait conscience d'être le médecin des malades, des meurtris et des abandonnés de la vie (Mt. 9.12, Mc. 2.17), qu'ils soient juifs ou païens (Mt.8.11 ss ; Lc. 10), riches ou pauvres (Jn. 19.38 ss ; Mt. 11.5). Il ne tolérait pas l'indifférence et la résignation face à la misère humaine (Lc. 16.19 ss.).

La vie de Jésus : mort et résurrection
Tout au long de son ministère, Jésus chercha à susciter progressivement auprès de ses auditeurs une prise de conscience quant à son origine et sa vocation divines. N'était-il pas venu accomplir les promesses messianiques de la loi et des prophètes (Lc. 24.44) ? Mais il fallait éviter tout malentendu. Il n'était pas venu en chef politique (Jn. 6.14 ss.) ni en agitateur nationaliste (Mc. 12.13 ss). Cette Parole faite chair (Jn. 1, 1 et 2) s'est présentée à la croix en messie souffrant (Es. 52.13-53.12), Jésus a accompli la parole de Jean “Voici l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde”. Il a donné sa vie innocente en rançon afin de rendre possible la réconciliation des hommes avec leur ultime vis-à-vis. Ce sacrifice, de valeur infinie, est suffisant pour tous, mais ne porte des fruits que dans la vie de ceux qui répondent avec confiance à la grâce efficace de Dieu (Lu. 3.16).
En montant à Jérusalem, Jésus savait qu'il allait à la rencontre de sa mort (Lc. 18.31 ss.). Elle eut lieu au moment de la Pâque alors que de nombreux pèlerins étaient rassemblés dans la ville sainte. La semaine fut ponctuée par son entrée triomphale (Mc. 11.1-10), la purification du temple (Mc. 11.15-18),de nombreux débats avec les autorités religieuses (Mc. 11-13) et par le dernier repas de Jésus avec ses disciples (Mc. 14.12-31). Par ses actions, Jésus affirma sa vocation de Messie tandis que les autorités juives cherchèrent l'occasion de mettre la main sur lui. Trahi par l'un de ses proches, Judas, Jésus fut arrêté à Gethsemané (le Mont des Oliviers) alors qu'il était en prière avec ses disciples. Il fut traduit devant le Sanhédrin. Ayant été reconnu Fils de Dieu, il fut accusé de blasphème (Mc. 14.53 ss.) et emmené devant Ponce Pilate (Mc. 15,2 ss.). Ce dernier, voyant que l'accusation de “Roi des juifs” était artificielle, chercha d'abord à le relâcher (Lc. 23.6ss.; Mt. 27.15 ss. ; Jn. 19.1 ss.). Mais sous la pression de la foule manipulée, Ponce Pilate céda et condamna Jésus à la crucifixion. Sa mort fut inhabituellement rapide et sa dernière parole montra qu'il dominait la situation (Jn. 19.30).
La réalité du tombeau vide, et donc de la résurrection corporelle, est bien documentée. Les Evangiles et 1 Cor. 15 évoquent une douzaine de rencontres de Jésus ressuscité, aussi bien avec des individus que des groupes. Par cet événement exceptionnel, Dieu confirma de manière éclatante que Jésus était bien le Messie annoncé et attendu depuis le jardin d'Eden (Gen. 3.15) et que par sa mort innocente et substitutive il avait vaincu le péché, la maladie et la mort. A partir de l'Ascension, Jésus cessa de manifester sa présence physique. Cependant, ses disciples et l'Eglise naissante étaient désormais assurés de sa présence vivante et spirituelle dans leur mission d'annoncer l'Evangile jusqu'aux extrémités de la terre (Mt. 28.28 ss.).

Pierre Berthoud
Doyen de la Faculté libre de Théologie Réformée d'Aix-en-Provence

Que chaque lecteur qui a lu ce texte jusqu’au bout soit béni !

Ecrit par alberto, a 17:09 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Lundi (20/03/06)
Qu'est-ce que le péché ?



Pour le plaisir
Autrefois tant décrié ou redouté, le péché ne semble plus devoir être aujourd'hui que mignon ou fripon ; c'est dire à quel point il est devenu petit, espiègle et inoffensif ! Les religieux chrétiens seraient, semble-t-il, les seuls à le redouter encore, eux qui n'osent plus guère en parler, craignant probablement de réveiller les peurs anciennes. Les pâtissiers ou les marchands de sexe n'ont pas les mêmes scrupules ! ils se sont fait un allié de ce mot qui donne une touche délicatement acidulée au menu plaisir de gourmandise et un parfum de soufre aux spectacles vulgaires. Par un retournement étrange, cet auxiliaire obligé des pourfendeurs du vice qui menaçaient leurs auditeurs des flammes de l'enfer, sert maintenant d'appat aux vendeurs de plaisir.

Coupables, et plus que coupables !
Notre société aurait-elle perdu le sens de la faute ? ou réussi à s'affranchir de cette culpabilité qui colle à la peau et empoisonne les relations humaines ? Traquée sans répit par le discours déculpabilisant qui nous tient lieu d'hygiéne mentale, la culpabilité suinte cependant de partout. Alors qu'on nous promettait la libération des tabous et des règles extérieures, nous revoici coupables et plus coupables que jamais : du racisme, des guerres, de la faim dans le monde, de la pollution, de la mort des bébés phoques, de la disparition du petit commerce et des métiers traditionnels... A peine osons-nous tenter de nous défaire de cette culpabilité diffuse qui nous enlace comme citoyens du monde, que nous nous retrouvons, simples particuliers, en butte aux échecs de notre vie sentimentale, familiale ou professionnelle, empêtrés dans de stupides et douloureux conflits qui nous renvoient impitoyablement l'image d'un coupable.

La première faute humaine et sa conséquence
Un très vieux récit, qui a laissé ses traces dans notre culture, situe l'origine de ce mal à l'aube de l'humanité dans un jardin où Dieu aurait établi le premier couple d'humains. Ce récit, souvent mal compris ou déprécié à cause de son apparente naïveté, la conscience collective n'en a retenu qu'une regrettable histoire de pomme croquée, évocation probable des premiers ébats amoureux de nos lointains ancêtres qui leur auraient valu d'être chassés du paradis.
En fait(1) il n'est pas tant question de sexe que d'infraction à une simple consigne donnée par Dieu, seule interdiction dans ce cadre favorable où la liberté humaine pouvait largement s'exercer. Au milieu du jardin, le maître du domaine avait planté deux arbres, symboles de ses prérogatives : lui seul possède la vie en lui-même (l'arbre de la vie), lui seul détermine en dernier ressort ce qui est bien ou mal (arbre de la connaissance du bien et du mal). Le créateur ne gardait pas jalousement ses prérogatives. Un seul des arbres était interdit, et celui-là même qui était interdit n'était pas hors de portée de l'être humain ; seul le respect de la parole divine pouvait en garantir l'inviolabilité.
C'est ce respect qui a fait défaut. Et en dénonçant la première faute humaine comme une forme de défi à Dieu, le récit situe toute autre faute -toutes celles qui portent tort à nos semblables - comme une conséquence de ce péché d'origine. Il nous déclare en même temps justicables, au-dessus de notre conscience ou du jugement d'autrui, de cette juridiction suprême qui est celle de Dieu.

Le problème du péché réglé par Dieu
Dépendre de cette instance, nous garantit un jugement impartial et sans complaisance. Jésus-Christ, le Fils de Dieu, s'est offert à la place des coupables pour expier leurs fautes, sa mort nous révèle à la fois l'extrême gravité du péché et la grandeur de l'amour de Dieu. Il a choisi de ne traiter le problème du péché, ni par l'ignorance, ni par la tolérance ou quelque amnistie générale. C'est personnellement qu'il veut régler chaque cas. Si vous avez lu ce message jusqu'ici, ne négligez pas l'occasion qui vous est offerte de nouer ou renouer le contact avec Dieu.

Comment nouer ou renouer le contact avec Dieu ?

1-Reconnaître son péché et se repentir.
Le fils perdu (Luc 15,.21), reconnaît sa faute : “Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi.” A ce stade, il convient donc de confesser son péché (ses péchés) devant Dieu ou avec un conseiller spirituel.

2-Accepter le pardon de Dieu.

La mort substitutive de Jésus-Christ sur la croix me fait bénéficier devant Dieu, du pardon de mes péchés.
La Bible dit : “En Jésus-Christ nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés“ (Ephésiens 1.7). Si j'accepte sincèrement le pardon de mes péchés, je suis sûr que Dieu ne reviendra plus jamais sur les fautes que je lui ai confessées -en réparant autant que possible les torts causés à mes semblables. (Esaïe 43.25; Michée 7.18-20).

3-Eviter tout ce qui peut faire retomber dans le péché.
La Bible dit : “Fuyez le péché” (1 Timothée 6.9-11). Assurément, nous n'arriverons pas à la perfection. Mais nous ne devrions pas non plus tolérer nos anciennes habitudes entâchées de péché.

4-Vivre avec Dieu.
• Lisez souvent dans la Bible et écoutez la prédication de l'Evangile.
• Priez : seul et avec d'autres chrétiens.
• Soyez humbles et sincères.
La Bible dit : “Dieu aide les hommes intègres” (Proverbes 2.7).
Emile NICOLE
Doyen de la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine

(1) Lire dans la Bible, Livre de la Genèse, chapitres 2 et 3

Ecrit par alberto, a 11:27 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Lundi (13/03/06)
Qu’est-ce que le Saint-Esprit ?



La vie chrétienne commence par la nouvelle naissance. Or, qui dit naissance dit croissance. Le fondement de cette croissance est la présence du Saint-Esprit, «... La régénération et le renouveau du Saint-Esprit » (Tite 3.5). Croître c’est développer et porter à maturité ce que Dieu a placé en nous lorsqu'il nous a attirés à lui. Plus nous grandissons dans la grâce, plus nous reflétons le caractère moral du Sauveur, ses attitudes pures et sa conduite parfaite.

Qui est l’Esprit ?
Nombreux sont ceux qui se sentent mal à l’aise lorsqu’on parle du Saint-Esprit. Pour certains, le Saint-Esprit est une force, une force divine, englobant tout et déterminant le cours des événements humains.
D’autres conçoivent le Saint-Esprit non comme une force impersonnelle mais comme une personne, un agent envoyé par Dieu pour accomplir sa volonté, en quelque sorte un des anges principaux.
Pour d’autres encore, l’Esprit est simplement un autre nom du seul vrai Dieu, un nom qui souligne sa nature invisible.
Aucun de ces points de vue n’est biblique.
Avant sa mort, Jésus a promis que lui et le Père enverraient à ses disciples « un autre aide » (Jean 14.16 et 15.26). Le mot grec traduit par « aide » est PARAKLETOS. Ce mot peut vouloir dire un avocat ou un assistant pour des questions légales. Dans un contexte plus large, il signifie une personne qui donne encouragement, conseil et force. L’oeuvre d’un aide est celle d’une personne.
Le Saint-Esprit est Dieu de la même manière et au même niveau que le Père et le Fils. Différentes références au Saint-Esprit sont interchangeables avec celles faites à Dieu (Actes 5.3-4). Le Saint-Esprit est associé au Père et au Fils sur la base d’une égalité apparente (Mat. 28.19). Il partage la même divinité et possède les mêmes attributs que les autres membres de la trinité tout en gardant des aspects spécifiques de sa propre personne. Il est le garant de l’unité au sein de la trinité, le lien d’amour et de communion étroite entre le Père et le Fils. Il est le Dieu qui agit, la personne qui atteste que la Parole vient du Père par le Fils.

Comme vous pouvez le constater, le Saint-Esprit est une personne. Il est Dieu. Cependant, il est distinct du Père et du Fils. Une division de responsabilité existe entre le Père, le Fils et l’Esprit. Le rôle du Saint-Esprit est celui d’un exécutif, de quelqu’un désigné pour exécuter les desseins de Dieu.
Comme c’est le cas de nombreuses vérités bibliques, il existe une certaine tension, que nous devons maintenir, concernant le Saint-Esprit. Puisque Jésus-Christ est le centre de notre foi, nous pouvons facilement ignorer l’Esprit et le traiter comme s’il n’existait pas. Nous pouvons aussi aller à l’autre extrême et centraliser notre attention tellement sur lui que nous oublions que l’Esprit a été donné pour glorifier le Fils. Il est même possible d’essayer d’utiliser l’Esprit en attendant de lui ce qu’il n’a jamais dit qu’il ferait.
Une bonne théologie et un bon comportement sont toujours des questions d’équilibre. Nous ne devons pas tellement nous concentrer sur la personne et l’oeuvre de l’Esprit que nous perdions de vue le personnage central du temps et de l’éternité Jésus-Christ. Il ne faut pas non plus ignorer la personne et l’oeuvre du Saint-Esprit et le traiter comme s’il n’existait pas.

L’oeuvre du Saint-Esprit
Lorsque Dieu veut agir dans notre vie, il le fait par le Saint-Esprit. Son oeuvre principale consiste à transformer les croyants en l’image de Christ. Il convainc également le croyant de péché et de jugement (Jn 16.7-11) ; il enseigne, instruit et conduit dans la vérité (Jn 16.13-15). Il produit le fruit de l’Esprit dans notre vie (Gal. 5.22-23) et il accorde les dons et capacités spirituels pour le service (1 Cor. 12.4, 7, 11). Le ministère à part entière de l’Esprit a commencé à Pentecôte après l’ascension de Jésus au ciel (Actes 2.1-4). Jean Baptiste a prédit que Jésus baptiserait dans l’Esprit (Mc 1.8; Jn 1,33), comme accomplissement d’une promesse faite dans l’Ancien Testament. La Pentecôte a marqué le commencement de la dernière ère de l’histoire du monde. Celle-ci prendra fin au retour de Christ :

- dans la création
Le Saint-Esprit a participé à la création du monde, en donnant la vie à ce que le Père et le Fils ont créé. Il est aussi celui qui préserve l’univers, y compris les êtres humains.

- dans l’Ancien Testament
Le Saint-Esprit a choisi et équipé des hommes et des femmes pour le service de Dieu, en leur accordant différents dons. Pendant cette période, son activité était aussi orientée vers une tâche et elle n’était jamais permanente. Il a inspiré les paroles des prophètes et a protégé ce qu’ils ont écrit. Le résultat est que le Saint-Esprit est celui qui a inspiré les Ecritures et qui atteste au croyant leur authenticité. Ceci est vrai pour l’Ancien et le Nouveau Testament.

- dans la vie de Jésus-Christ
Tout en étant choisi par le Père, le Saint-Esprit a conçu Jésus en Marie. Il l’a oint en vue de l’accomplissement de son ministère en parfaite harmonie avec la volonté du Père. Il a ressuscité Jésus d’entre les morts avec puissance et gloire comme il le fera aussi pour les croyants à la fin des temps.

- dans la vie du croyant
C’est par l’oeuvre intérieure du Saint-Esprit que le croyant est sauvé et régénéré. Le Saint-Esprit conduit également ce dernier dans sa vie chrétienne, l’équipe pour le ministère et le rend capable d’adorer Dieu d’une manière qui lui est agréable.
Le Saint-Esprit renouvelle l’intelligence du croyant pour qu’il puisse comprendre et reconnaître la vérité et l’autorité des Ecritures. L’Esprit fait de lui une nouvelle créature et lui restaure la communion avec Dieu et avec son prochain.
Il sanctifie le croyant progressivement pour que sa vie devienne de plus en plus un reflet du Seigneur.
Le Saint-Esprit réside en nous et nous devenons son temple. Sa présence se manifeste par le fruit qui peut être résumé essentiellement dans la sagesse et l’amour. Il faut cependant noter que la présence permanente de l’Esprit dans la vie du croyant ne garantit pas une plénitude constante, parce que l’Esprit peut être attristé, d’où le besoin continuel d’être rempli de l’Esprit.

- dans l’Eglise
A Pentecôte l’Esprit a été donné en abondance et d’une manière permanente au croyant comme une promesse sûre de son héritage céleste. Nous appelons ceci le baptême du Saint-Esprit qui est le privilège de tous les croyants. C’est ce qui a lieu au moment où nous venons à Christ. Par ce baptême de l’Esprit, tous les croyants sont unis en et avec Christ. L’Eglise est ainsi équipée d’une diversité de dons pour qu’elle soit en mesure de servir Dieu d’une manière spirituelle et en conformité avec sa volonté.

- dans le monde
L’Esprit convainc le monde de péché, de justice et de jugement. L’Esprit est témoin de la culpabilité et du jugement à venir d’un monde rebelle et aussi de la condamnation du prince de ce monde par la justice de Christ.
En réaction à cela, beaucoup de chrétiens ont rejeté toutes les manifestations de l’activité de l’Esprit et ont peur de relever le ministère de l’Esprit. Cette attitude est une perte tragique puisque le Saint-Esprit est la source de toute bénédiction spirituelle.

Thomas Petty
Institut Biblique Européen de Lamorlaye

Ecrit par alberto, a 16:57 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Dimanche (12/03/06)
la Bible, le livre hors du commun


      
Qu'est-ce que la Bible ?
La Bible est un livre, un livre ancien, très ancien. Le terme « Bible » signifie « le livre des livres » ou « le livre par excellence ». Il se divise en deux grandes parties. Celle écrite avant Jésus-Christ s'appelle l'Ancien Testament (ou ancienne alliance), tandis que la partie rédigée après Jésus-Christ se nomme le Nouveau Testament (ou nouvelle alliance).
La Bible est aussi une collection de livres dont la rédaction s'est étalée sur une période d'approximativement 1.500 ans. Dans l'Ancien Testament il y a 39 livres et dans le Nouveau Testament 27. Chaque écrit est appelé un livre, quel que soit le nombre de chapitres qui s'y trouve. Les phrases de chaque chapitre sont numérotées. On les appelle « versets ».

Qui a écrit la Bible ?
Dieu a choisi le peuple juif - d'abord appelé les Hébreux, puis les Israélites - pour écrire et léguer au monde entier ces remarquables compositions qu'on appelle les Saintes Ecritures. Une quarantaine d'écrivains se sont employés à rédiger ce livre saint. Seulement, et curieusement, aucun n'y a travaillé sciemment. Personne d'entre ces auteurs ne s'est dit à un moment donné : « Tiens, aujourd'hui j'ai du temps devant moi, je vais donc écrire quelques pages de la Bible ! ».
Non, ce livre sacré explique lui-même ce qui s'est passé. « C'est poussés par le Saint-Esprit, dit-il, (dans la 2e lettre de l'apôtre Pierre, chapitre 1, verset 21), que des hommes ont parlé de la part de Dieu ». Et, dans un autre texte, l'apôtre Paul écrit « Toute l'Ecriture est inspirée de Dieu» (2 Timothée, chapitre 3, verset 16). Justement cette inspiration divine est si évidente que les chrétiens appellent la Bible « la Parole de Dieu» !

Qu'est-ce que l'inspiration divine ?
Le terme « inspiration », employé par rapport à la Bible, possède une connotation particulière. Il n'est pas question d'auteurs « se sentant inspirés » pour écrire ... c'est Dieu qui a pris l'initiative, en « soufflant sa pensée ». Ainsi la Bible, « soufflée de Dieu », est la Parole de Dieu. Il s'agit donc d'une parole véridique. Pourtant les écrivains ont transmis celle pensée divine chacun dans son propre style, se servant de son propre vocabulaire. Tel est le phénomène de l'inspiration divine.


A quel moment et dans quel pays la Bible fut-elle écrite ?
La Bible elle-même présente Moïse, le grand chef religieux d'Israël et fondateur de la nation juive, comme auteur/rédacteur des cinq premiers livres de la Bible. Il vivait très probablement au 15e siècle avant Jésus-Christ, certains disent au 13e siècle.
Nous acceptons tout simplement ce témoignage selon lequel il y a eu un début de révélation écrite, venant de la part de Dieu, et donnée à Moïse au Mont Sinaï.
Après Moïse, Dieu a continué à se révéler à des prophètes et à des sages, jusqu'au 5 ou 4 siècle avant Jésus-Christ.
Le Nouveau Testament fut rédigé par les apôtres et leurs associés après la vie, la crucifixion, la résurrection et l'Ascension du Seigneur Jésus dans le ciel. Le phénomène d'inspiration accompagnait aussi leurs écrits. Comme les Juifs avant eux, les chrétiens ont reconnu ce fait et ont conservé précieusement les livres du Nouveau Testament.
La majeure partie de la Bible a vu le jour au Proche-Orient. Moïse a surtout travaillé dans le désert du Sinaï, puis les prophètes ont souvent écrit dans leur patrie, la Palestine. Certains juifs, expatriés ont écrit à Babylone (en Irak) et plusieurs lettres de l'apôtre Paul viennent à l'origine de Rome !

Comment la Bible est-elle parvenue jusqu'à nous ?
L'autographe, la première rédaction d'un livre biblique, a été gardé précieusement par les Juifs ou Chrétiens. Il a été lu et relu des dizaines de fois.
Au cours des années, l'usure l'a détérioré, aussi les scribes ou secrétaires ont commencé à en faire des copies - beaucoup de copies, car chaque synagogue ou église voulait son exemplaire à elle.
 A leur tour, les copies se sont usées. On a donc dû en faire d'autres... et ainsi de suite, jusqu'aux temps modernes.
La Bible a-t-elle été fidèlement copiée ?
On a le droit de se le demander. Tout scribe, secrétaire ou moine (les moines ont beaucoup copié la Bible), peut se tromper.
Ce qui pourtant nous aide à répondre à cette question par un « oui » massif, c'est que beaucoup d'anciennes copies ont été conservées, parfois cachées pendant des siècles. Lors donc d'une découverte d'un ancien manuscrit, on le compare aussitôt avec le texte entre nos mains aujourd'hui. Et voilà que, continuellement, nous constatons que malgré de nombreuses « coquilles », assez facilement reconnaissables et corrigibles, nous avons le même texte que celui d'origine. Nous nous réjouissons donc du travail des copistes d'autrefois.

Le texte de la Bible dit-il vrai ?
Par cette question, nous voulons dire la Bible présente-t-elle des récits véridiques, ou raconte-t-elle plutôt des légendes et des histoires imaginaires ? On entend dire parfois « La Bible, c'est du folklore ».
Tout d'abord, nous proclamons que la Bible ne peut être que vraie, puisqu'elle vient de Dieu qui est le Dieu de la vérité.
Toutefois, pour les personnes qui pourraient douter, nous pouvons nous référer à l'archéologie (l'étude des choses anciennes). Grâce à cette discipline, les historiens et les fouilleurs des sites archéologiques ont, depuis la découverte en 1804 de la Pierre de Rosette, appris énormément d'éléments concernant l'histoire des nations du Proche-Orient qui vivaient en même temps que les Hébreux. Dans les documents mis à jour, on trouve de temps en temps référence aux Israélites. Nous constatons que continuellement ces découvertes concordent avec ce que la Bible présente. Nous voyons donc que la Bible est un livre vrai et que nous pouvons avoir confiance en elle.

Quel est le but de la Bible ?
Le but final de la Bible n'est pourtant pas d'étaler l'histoire des Juifs et des Chrétiens. Elle a été écrite avec d'autres objectifs. Elle révèle Dieu. Elle dévoile la vraie nature de l'homme. Elle explique pourquoi Jésus-Christ est venu sur la terre, afin de sauver les hommes et les femmes que nous sommes de notre péché. Elle dit aussi comment nous pouvons obtenir ce salut.
Curieusement, il ne nous vient pas par le judaïsme (la religion des Juifs) on par les religions dites chrétiennes et leurs pratiques. Dieu dit dans la Bible que c'est par la repentance, la foi (et la confiance personnelle en ce que Jésus-Christ a fait sur la croix quand il a été frappé et puni pour nous, à notre place) que tout être humain peut être sauvé.
Pierre Wheeler
Licencié en théologie de l’université de Londres.
Pasteur, auteur de La Bible, ce livre extraordinaire, éditions ELB

Ecrit par alberto, a 09:34 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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Mercredi (01/03/06)
Pourquoi les religions ?
--> Des lendemains qui chantent ?


Il est dans la nature humaine de se soucier de religion, soit pour refuser d’en pratiquer une, soit pour chercher celle qui correspond le mieux à des aspirations personnelles profondes. L’homme est religieux ; il est poussé à croire en un dieu, à le célébrer et à attendre de lui qu’il donne un sens à sa vie.
Tout au long de l’histoire, les religions, phénomènes universels, ont été et demeurent à l’origine de guerres, de persécutions et de superstitions en tout genre. Mais elles ont aussi structuré les étapes de la vie humaine, offrant l’espérance de l’immortalité, suscitant offrandes et sacrifices, et proposant des lois qui distinguent le bien du mal dans la société.

La recherche de Dieu
Grandeur, misère, folklore, consécration sont des mots qui décrivent la recherche religieuse de l’homme, en qui existe, de façon innée :
- une conscience religieuse, une intuition sur Dieu,
- une notion positive du cosmos et de ses mystères, y compris celui de l’origine,
- un sens de l’histoire et de la finalité de celle-ci.
Les religions témoignent de la recherche de Dieu. Leurs textes saints expriment un élan de l’homme vers Dieu et son espoir profond de le trouver. Le « dieu inconnu » cessera de l’être ; on le rencontrera ! Mais en attendant, la barrière entre Dieu et l’homme semble impénétrable.
Les religions du monde sont des religions de la nature. Elles dépendent, quelles qu’elles soient, du sentiment, de l’intelligence ou du désir des hommes. Toutes sont à la recherche de Dieu, mais cette recherche s’effectue à tâtons, dans l’obscurité, jusqu’à ce que Dieu se dévoile.

Inévitable religion...
L’homme moderne ne fait pas exception ; lui aussi est préoccupé par le phénomène religieux. Qualifier la religion d’illusion ou d’opium du peuple, comme l’ont fait Marx et Freud, n’y change rien.
De leur côté, les croyants se sont efforcés de prouver l’existence de Dieu, par toutes sortes d’arguments. Efforts inutiles, car ce qui dépasse notre expérience se situe, par nature, dans un autre domaine. Le pire est atteint chaque fois que la force des armes a été utilisée...
Le besoin religieux de l’homme, toujours et partout, relève, semble-t-il, du mystère. Même nié, il est satisfait par des idéologies de substitution au caractère, à l’évidence, religieux.

Même après la « mort de Dieu »...
C’est pourquoi il n’y a pas à s’étonner en considérant le renouveau spirituel qui se manifeste en Occident. Quelques événements marquants des années récentes sont typiques à cet égard. On se souvient que Jean-Paul II avait convoqué un colloque des grandes religions à Assise, caractérisé par la fraternité et la prière. Le Conseil Oecuménique des Eglises appelle au dialogue avec les autres religions et le congrès sur les religions du monde, qui a eu lieu à Chicago, a cherché à promouvoir les rapports entre les religions. Dans les réunions internationales, La déclaration universelle des Droits de l’homme (1948) est évoquée comme un texte de nature à rallier l’adhésion de tous.
Communion, dialogue, partage, droits de l’homme, tolérance sont des mots-clefs qui manifestent l’état d’avancement, dans les mentalités, de la mondialisation que soutiennent les médias.

Des lendemains qui chantent ?...

Imaginons le paysan Sarg, vivant à Schiltigheim en 1600. Il ne connaît pas d’autre religion que le christianisme, divisé certes, ni d’autres couleurs de peau, ni d’autres cultures que les siennes. Son clocher est le centre de gravité de sa vie : il naît, vit et meurt à son ombre.
Aujourd’hui, Schiltigheim est en Alsace, en France, en Europe où la monnaie est l’euro. L’entrepreneur Sarg et sa fille Florence regardent la télé et voient le Dalaï-lama avec Bruce Springsteen à un concert d’Amnesty International. Florence trouve que c’est sympa, car elle s’intéresse au bouddhisme tibétain.

La grande découverte des religions...

Quelle richesse, pensera-t-on ! Le monde est devenu un village où les cultures, les religions, les personnes, les activités sont brassées comme chez Kronenbourg !
Si, en Occident, le monopole du christianisme n’existe plus, est-il toujours la « Mercedes » des religions, celle qui « marche » mieux que les autres ? Florence de Schiltigheim ne le pense pas : le christianisme est bas de gamme parmi les religions. Le yoga, comme beaucoup d’autres pratiques religieuses, apparaît vraiment performant...
Bien des adeptes de la spiritualité nouvelle sont à la recherche de quelque chose qui les libère de la banalité métro-boulot-dodo. L’homme a des aspirations religieuses qui, satisfaites, devraient lui permette de bien vivre là où il se trouve. Il est de plus en plus séduit par l’idée de l’unification de toutes les religions : un monde, un peuple, une religion. Tous ensemble, citoyens du monde, ne serait-il pas possible de vivre dans la tolérance et dans la paix ?

La foi chrétienne dépassée ?
Qu’en est-il alors de la foi chrétienne ? Sa position est devenue inconfortable, sinon insoutenable.
Aujourd’hui, en Occident et même ailleurs, les chrétiens ont toute liberté de professer leur foi. La sincérité est une valeur que chacun respecte. Une seule chose, cependant, est devenue inacceptable. La prétention du christianisme à être unique en son genre et l’expression universelle de la Vérité. Une telle conception est récusée comme une sorte d’impérialisme culturel ou de racisme religieux, non seulement par les autres religions, mais aussi par nombre de chrétiens.
Le christianisme peut-il, dans la perspective qui est la sienne, expliquer l’existence des autres religions ? S’il ne le peut pas, il n’a pas qualité à retenir l’attention de quiconque. Il en est de même, d’ailleurs, pour toute religion qui se veut à portée universelle.

Les religions, pourquoi ?
Pour le christianisme, il y a une religion, car il y a un seul Dieu, le créateur, de qui, par qui et pour qui sont toutes choses. C’est ce qu’exprime l’apôtre Paul dans la Bible, au livre des Actes des Apôtres : « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, lui qui est le Seigneur des cieux et de la terre... donne à tous la vie, le souffle et toutes choses. Il a fait que toutes les nations humaines, issues d’un seul homme, habitent sur toute la face de la terre... afin qu’ils cherchent Dieu pour le trouver... Or il n’est pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être. » (Actes 17,24-28)
Au tout début de l’humanité, il n’y avait pas des religions, au pluriel. Par la suite, l’homme s’est révolté contre ce Dieu unique et a commencé à le remplacer à sa façon, d’où la multitude de religions qui se sont succédées au fil de l’histoire du monde. A cause de sa séparation d’avec Dieu, l’homme est devenu sectaire, et l’harmonie, la paix et la communion ont été brisées, non seulement avec Dieu mais avec les autres. Avec la multiplication des religions, des antagonismes de toutes sortes sont nés. Les hommes adorent des faux dieux et oublient leur prochain.
L’enseignement de Jésus-Christ n’a d’autre objectif que la restauration d’une situation d’harmonie. En voici la substantifique moëlle : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée... Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Matthieu 23, 6)
Mais comment arriver à mettre cela en pratique ? Aimer Dieu que nous ne voyons pas est-ce possible, alors qu’aimer notre prochain, tout près de nous, relève si souvent de l’utopie ?

Dieu à la recherche de l’homme
La foi chrétienne est une religion de la révélation. Dieu a parlé. Il est venu sur terre pour nous rencontrer et pour combler la distance, rétablir la relation entre lui et nous.
Du haut des cieux vers le bas, sur la terre : de Dieu, l’Inconnu, le Créateur, à l’origine de toutes choses, vers nous, ici-bas. Dans ce mouvement, Dieu descend jusqu’à la crèche de Bethléem ; en Jésus, Dieu fait homme, il assume notre humanité jusqu’à la Croix, l’ultime abaissement où il a assumé la mort à notre place. Ainsi Jésus qui est Dieu nous sauve de la mort, parce qu’il est mort pour nous. Sublime paradoxe !
Incroyable mais vrai ! Il a plu à Dieu -comme l’expose la Bible- de nous sauver en mettant Jésus-Christ, son Fils, comme Médiateur, entre lui et nous, de telle sorte que nous sommes au bénéfice de son oeuvre. Comme il nous est impossible de « monter » vers Dieu, Dieu est « descendu » vers nous.

Conclusion
Or Jésus dit « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père, (à Dieu) que par moi » (Jean 14,6). Et il insiste d’une façon qui peut nous sembler scandaleuse en affirmant :
- Je suis le seul « pont » entre Dieu et l’homme.
- Je supprime ce qui vous sépare de Dieu.
- J’ai fait la paix avec Dieu pour vous.
- Je vous demande de croire en moi ; ainsi vous connaîtrez l’amour infini dont Dieu vous aime.
Certains pensent que les religions sont autant de sentiers permettant de grimper sur la colline vers Dieu, mais Jésus dit qu’il n’y a qu’un seul chemin : lui-même, le Médiateur en personne.
Paul Wells
Faculté de Théologie d’Aix-en-Provence

Ecrit par alberto, a 11:51 dans la rubrique Tribune des théologiens.
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