Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Il a fallu qu’un jour Dieu fasse l’homme !

“Cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira”
Session
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

© Alberto
© Photos et textes. Tous droits réservés.
Recherche

Archive : tous les articles
Rue des Filles du Calvaire (6) - lire de (1) à (6)
« L'imitation de Jésus-Christ »

Une joie de bambin me grise lorsque je cours dans ma campagne retrouvée, lorsque le vent, la pluie me fouettent le visage. La nature entière me semble un jardin. Avec des yeux nouveaux, je vois maintenant le grand art : un brin d’herbe, une fleur, les arbres. Le ciel, la terre. Et comme les couleurs sont belles ! l’harmonie parfaite ! Ah! j’aime Dieu qui a créé toutes ces merveilles. Pour la première fois mon coeur le loue, lui parle, le remercie. Et tellement convaincu qu’il existe, je m’agenouille. Je prie. Dans une paix qui me fait toujours penser à une mer calmée, une vie nouvelle a déjà commencé. Autant j’avais Johanna en tête du temps de notre amour, autant maintenant j’ai Dieu en tête. Je ne le cache pas à ma soeur qui se réjouit, étant elle-même convaincue que Dieu existe.
L’ennui, point de Bible nulle part.
En fouillant dans le grenier de la maison, un ancien presbytère, mes petits neveux n’ont trouvé qu’un livre méritant l’attention, un livre joliment relié : L'imitation de Jésus-Christ. Je l’ai dévoré avec appétit en y aimant la droiture de vie conseillée et tout ce qui concerne Jésus-Christ. Si ce beau livre ne m’a pas rassasié, il n’a fait qu’augmenter mon désir de lire la Bible.
Au bout d’un mois d’une vie tranquille, familiale, ma santé étant refaite, me voilà prêt à repartir ; en effet aucune racine ne me retient dans mon pays. Pareil au marin planté sur un rivage, j’ai envie de retrouver le large, persuadé que Dieu m’y appelle.
Bien sûr, le large cela signifie à nouveau l’Allemagne, la chambre de Frau Weiss. Et c’est donc à Nuremberg que ma nouvelle vie avec Dieu va véritablement commencer, en particulier l’insertion dans la société. Cela se fera non sans peine, mais avec l’aide du Dieu qui peut tout. La première aide de Dieu est de me permettre de trouver sur mon transistor la station de Monte-Carlo qui diffuse les programmes de Radio-Evangile. L’écoute quotidienne de ces émissions m’aide à faire les premiers pas de vrai chrétien avec, enfin, la Bible que la station m’a aimablement envoyée.

La Bible

Il me faut signaler la manière dont j’aborde la lecture de la Bible :  avec un crayon rouge dans le but de barrer carrément ce qui me paraîtrait faux.
S’il est impossible de s’imaginer Dieu, il est aussi impossible de s’imaginer un livre parfait, dans lequel chaque mot serait vrai, c’est-à-dire écrit comme par Dieu lui-même. Et pourtant c’est bien ce que la lecture de la Bible me révèle, la Bible ne ressemble à aucun autre livre écrit par un homme.
Rapidement, après quelques chapitres, le crayon rouge roule dans l’oubli. La perfection au fil des pages ne fait que croître. Il me semble avoir sous les yeux un vaste puzzle dans lequel chaque élément puisé du désordre vient petit à petit prendre parfaitement sa place révélant peu à peu l’image d’un ensemble bien ordonné. Dans une lumière grandissante, Dieu prend corps ; et, arrivé au Nouveau Testament, alors à mon émerveillement le plus total, voilà Dieu en chair, le Fils de Dieu, celui qui est mort à ma place sur la croix, l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, le Sauveur du monde, MON Sauveur : Jésus-Christ !

L’Evangile

Je lis la Bible de A à Z. Quand j’ai fini, je recommence. Ma foi augmente tandis qu’à chaque page Jésus me parle. Je l’écoute ; jamais je n’ai entendu de telles paroles. Ma réaction : « Pourquoi ne m’a-t-on jamais dit cela ? »
Dans le même temps, je cesse de fumer sans effort.
Ma quête désespérée de l’absolu s’achève.
Sans le savoir j’avais cherché Dieu et Dieu dans son amour s’était laissé trouver ; Jésus m’avait trouvé dans cette petite chambre, rue des Filles-du-Calvaire. Cependant mon plus grand étonnement reste d’apprendre que dans sa personne, il est le chemin, la vérité et la vie, et que personne ne vient au Père que par lui. Je le crois aussitôt en une très grande joie, m’apercevant que, oui, avoir Jésus en son coeur c’est avoir la vie, la vie éternelle puisqu’il est ressuscité. Qu’il est vraiment ressuscité, la Bible en rend clairement témoignage, avec cela Jésus me l’a prouvé lui-même rue des Filles-du-Calvaire. Si ce n’est lui, qui est-ce ? Comment un mortel aurait-il pu me redonner goût à la vie ? me sauver ? C’est le Christ qui donne réponse à mes questions fondamentales. C’est lui qui me révèle pourquoi mon coeur bat et surtout pour qui. C’est lui qui me révèle enfin le sens de la vie. Oui, dans la Bible, c’est lui qui soulève le voile sur le mystère de la mort, et c’est par l’Evangile qu’il m’annonce la raison de sa crucifixion, car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Les mots qui me faisaient rire autrefois me font maintenant pleurer. De toute évidence si Dieu est le Créateur -et il l’est-, comment sa créature pourrait-elle vivre sans lui ? Elle ne le peut pas. Comment la créature se prendrait-elle pour le Créateur, elle qui n’a la vie que par lui ? Force m’est de constater que l’homme n’a la vie qu’en fonction d’une relation personnelle avec Dieu ; rompre cette relation implique la perte de la vie au profit de la mort. Or cette rupture ne date pas d’hier. Je ne savais pas que c’était cela le péché. D’apprendre que je suis pécheur, que tous les hommes sont pécheurs dès leur conception, privés ainsi de la vie éternelle au profit de la mort éternelle, me bouleverse et me fait agenouiller souvent devant celui qui est venu spécialement du ciel pour rétablir la relation au prix de son sang. Il me semble n’ouvrir jamais assez en grand les portes de mon coeur à ce Sauveur merveilleux et plein d’amour qu’est Jésus-Christ, le Seigneur du ciel et de la terre.
Tout dans ma vie change, jusqu’à ma signature.
Christ vit en moi. Sur les lieux de mon travail, je rends mes premiers témoignages, ainsi qu’au milieu d’une assemblée locale de gens ayant également rencontré Dieu, et au sein de laquelle je découvre un amour comme il n’en existe pas ailleurs. Parallèlement, tous ceux qui m’ont aidé, mes amis, mes proches, apprennent ma transformation à travers de longues lettres que je leur écris. Hélas ! exceptée ma soeur, celle que j’appelais « maman », tous s’opposent à mon témoignage, trouvant cette histoire plutôt simpliste et enfantine, empreinte surtout de la plus douce folie, ce qui occasionnera des séparations douloureuses, en particulier avec Georges.
Parce qu’il y va de la vie, que Dieu ait pitié d’eux, de même qu’il a eu pitié de moi ! Qu’un beau matin, le soleil, la lumière de la vie, se lève dans leur coeur sombre, ainsi qu’il en fut dans le mien!

Deux ans après

Quel bonheur de revivre ! de recommencer une vie qui n’aura jamais de fin, que la mort ne saurait arrêter ! Quelle joie !... mais aussi parfois quelle peine ! Au bout de deux années de marche, une pause fut nécessaire. La transformation qui s’opérait en moi me faisait souffrir plus que je ne l’aurais imaginé. Je considérai le chemin parcouru et celui restant à parcourir. Mon puzzle, loin d’être terminé, avait quand même progressé, assez en tout cas pour que j’y voie, grâce à la lumière de Dieu, se dessiner le panorama de son oeuvre du début jusqu’à la fin, de la première page de la Bible jusqu’à la dernière. Ah ! maintenant je sais pourquoi mon coeur bat, et surtout pour qui ! Là, devant celui qui vit éternellement, devant celui qui va revenir sur la terre cette fois non plus pour sauver mais pour juger, je me suis retrouvé dans une attitude toute nouvelle d’abaissement. Là, Dieu a commencé de me faire voir sa grandeur, son infinie grandeur ; il a commencé de me faire voir la distance qui le sépare de l’homme pécheur. En un mot, il a commencé de me faire comprendre véritablement qu’il est SAINT, qu’en lui il n’y a pas de péché. Là, il m’a donc invité à mettre de l’ordre dans ma vie.
Un grand moment. En plus de l’appel à mettre mon coeur vraiment en règle avec celui qui est maintenant mon Père, une inspection de mes affaires personnelles s’avérait inévitable. Une revue de détail. Tout ce qui ne m’a pas paru digne du Seigneur Jésus, je l’ai détruit. C’est ainsi que j’ai détruit des photos, des livres, mon journal intime et, de loin le plus éprouvant, mes deux manuscrits. Quelle exigence de Dieu ! Toutefois, conscient d’avoir agit selon sa volonté, avec de surcroît de nombreux versets bibliques à l’appui, je n’ai jamais eu à le regretter. Bien au contraire ! Ces nombreuses pages ne représentaient-elles pas cette eau boueuse, souillée de mon passé révolu ? D’ailleurs si notre monde sali par le péché a besoin de se laver, n’est-il pas plus convenable de lui offrir une eau propre ? Jésus-Christ est une eau pure, et infiniment davantage : auprès de Jésus-Christ est la source de la vie.
Combien c’est merveilleux d’y aller, comme à travers champs, de remonter au besoin jusqu’à flanc de coteau, de se laisser doucement guider par sa voix aimable, de se baisser et, simplement, à genoux, de boire enfin l’eau de cristal !
« Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement ». (Apocalypse 22.17)
©Guy Marchal

Ecrit par alberto, le Mardi 31 Janvier 2006, 09:06 dans la rubrique Rue des Filles du Calvaire (vécu, 6 pages).

Commentaires :

jubilacion
08-02-06 à 02:54

Bonne idée que de faire ton témoignage, moi j'ai commencé il y a quelques temps dans elguijaro, dans des notes appelées "fais comme l'oiseau", je continuerai plus tard.

Moi aussi lorsque je fus totalement perdue, mon médecin m'ordonna avec quelques médicaments, la lecture de l'imitation de Jésus Christ, et en effet, ça me donna l'envie de replonger le nez dans la bible ou du moins les évangiles!


 


Version  XML  - Cette page est peut-être encore valide XHTML1.1 et CSS sans tableaux.


Ce site est référencé sur le
Top Chrétien Francophone