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Il a fallu qu’un jour Dieu fasse l’homme !

“Cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira”
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Chansons d'une vie par Guy Marchal ©
"L'homme nu"
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Dimanche (28/12/08)
Fin du blog d’Alberto

J’ai été ravi de mener ce blog jusqu’à ce jour. Je remercie tous les participants et les intervenants. Je vous assure qu’aucun n’est exclu de mon coeur.

Mais, je ne saurais terminer cette aventure sans rappeler cette parole de Jésus qui résume peut-être tout ce que j’ai voulu exprimer ici :

Jésus a dit : "Je suis l’Alpha et l’Omega*, le commencement et la fin." (La Bible, Apocalypse 21.6) Ce qui signifie, qu’au commencement il y a Jésus, et qu’à la fin il y a Jésus. Entre les deux , il y a notre vie, la tienne, la mienne ; l’existence du monde et le temps. Je vous souhaite d’être enrichis de cette vérité biblique !

Ce qui vous explique en même temps le pourquoi du pseudonyme AlbertO (qui n’a d’ailleurs pour ce qui me concerne aucun autre sens, sauf... en l’écrivant à l’envers, otrebla que j’ai utilisé parfois lorsque j’avais envie d’envoyer un sourire).

Un grand merci à Stéphane Gigandet !

* A est la première lettre de l’alphabet grec, O  la dernière.


"Au même moment, Jésus fut transporté de joie par le Saint-Esprit et s'écria : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents, et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. Oui, Père, car dans ta bonté, tu l'as voulu ainsi".
La Bible


R  É  V  E  I  L  L  E  Z     L  E     G  O  S  S  E     E  N     V  O  U  S

Ecrit par alberto, a 12:56 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 40 commentaires)
Jeudi (18/12/08)
Lettre d'Alberto pour Noël

Noël : une histoire d’amour qui dure toujours
 
“La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue...” (La Bible, Jean 1.5)
 
Pour nous terriens, la lumière qui nous éclaire vient du ciel. Le jour, le soleil nous éclaire. La nuit, la lune et les étoiles prennent le relais pour nous guider, nous orienter... nous faire rêver peut-être.
Dans la nuit de Noël, une étoile a guidé les bergers et les mages jusqu’à l’endroit où un bébé venait de naître : Jésus. Si on en parle encore aujourd’hui, cela signifie que ce bébé n’était sûrement pas comme les autres, et que cette histoire, finalement, recouvre plus de la réalité que du rêve - sans en altérer en rien son caractère merveilleux.
 
La lumière est bonne et même vitale. La quasi totalité des peuples aspirent à la lumière. Et la plupart des gens se réjouissent lorsque la météo annonce du soleil. Cependant il y a des exceptions. Certaines personnes soufffrant d’une grave maladie sont contraintes à fuir la lumière du jour et sont condamnées à vivre toute une vie dans l’obscurité. Imaginons ce calvaire. La femme de l'ancien chancelier Kohl atteinte de cette grave maladie a choisi le suicide. Les non-voyants, eux, jouissent pleinement des bienfaits de la lumière du soleil, mais ils ne la voient pas.
 
Un être normalement constitué aime la lumière et a besoin de la lumière. Il ne nous viendrait pas à l’idée de nous calfeutrer chez soi pour éviter toute clarté du jour, ou encore de fermer les yeux en marchant ou en conduisant ! Que veulent dire alors ces paroles de la Bible : "La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue" ?
 
D’abord une histoire d’amour
L’histoire de Dieu commence par un bébé. Mais l’histoire d’un bébé commence bien avant sa naissance, au moins neuf mois avant ! Et même encore avant il y a une histoire d’amour ! Si pour nous, une histoire d’amour peut être brève, avec Dieu, une histoire d’amour dure toujours. Dieu nous aime et il nous aimera toujours. Le fruit de l’amour se manifeste naturellement par la venue d’un bébé. Qui aurait imaginé  que Dieu lui-même utilise ce processus et manifeste son amour pour nous à travers la conception d’un bébé en chair et en os ? C’est pourtant ce qui est arrivé ! Toutefois à une différence près : Marie, la femme choisie par Dieu, n’avait de relations avec aucun homme avant d’accoucher du bébé nommé "Jésus". Seuls des prophètes, comme Esaïe, avaient annoncé des siècles auparavant cet événement extraordinaire : "Le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, une vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel, qui signifie Dieu avec nous". (Esaïe 7.14)

Considérons notre coeur
Un signe ! Un bébé ! Est-ce un message pour nous terriens du 21ème siècle, inventeurs de la pilule, partisans en puissance de l’avortement, témoins de la mort d’un enfant toutes les 2 minutes pour cause de malnutrition, pollueurs, insouciants des générations à venir ?... Mais qui voit ce signe ? Qui voit cet enfant né il y a maintenant plus de 2000 ans ? Les évangiles, dans la Bible, rendent compte point par point de l’événement. Luc relate que lorsque Marie, enceinte, et Joseph, son fiancé, se rendirent à Béthléhem pour se faire recenser, elle fut surprise par les douleurs. Ils ne trouvèrent pas de place dans l’hôtellerie, alors Marie accoucha dans une étable. Comment reconnaître le Fils de Dieu dans ce bébé né dans une étable ? Pourquoi Dieu, s’il voulait nous visiter, n’a-t-il pas choisi un palais ? C’est que Dieu est déroutant face à nos préjugés. On ne reconnaît jamais Dieu tout de suite, il faut un certain temps avant que nos idées reçues fléchissent. Si du moins nous permettons que celles-ci fléchissent ! Car c’est ici, précisément, dans cette étable  de Béthléem que "la lumière", "la véritable lumière" vient dans le monde ! Une trentaine d’années à peine après cet accouchement, Jésus, en pleine maturité dira : "Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie." (Jean 8.12) Ce n’est pas un coup de baguette magique qui nous transforme. Mais à partir de la confiance accordée à Jésus pour le suivre, se déclenche un processus divin qui va nous transformer petit à petit, nous faire grandir, mûrir, et en tout cas nous ouvrir les yeux pour que nous puissions le reconnaître.
Considérons notre coeur qui est loin d’être un palais et, sans honte, faisons une place à Jésus pour qu’il puisse y naître. Je ne connais pas d’autre Noël plus véritable. Si nous ne le faisons pas, sommes-nous alors conscients de faire partie de cette multitude de gens pour lesquels "La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue" ?
Alberto

La naissance de Jésus.
Extrait de l’évangile de Luc, chapitre 2, 1-20

En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.
 
Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur. Mais l'ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie: c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée!
 
Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons jusqu'à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.


Ecrit par alberto, a 09:28 dans la rubrique Dire Dieu.
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Lundi (15/12/08)
La lettre de Guy Gilbert, prêtre


Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous cette belle lettre de Guy Gilbert, prêtre, que j’ai tellement appréciée :

« Mes plus belles prières »

L’athée qui admire un paysage, une fleur, un ciel, contemple.
La beauté l'interroge, il prie.
L’agnostique qui croit et doute à la fois, prie lui aussi. Qu'il le fasse seulement aux heures où tout est clair. Le matin de préférence où tout paraît lumineux. Il aura assez du soir pour se poser des questions sur l'existence de Dieu.
Quant au croyant, comment peut-il ne pas prier ?
Comme l'oiseau vole ou le poisson nage, l'homme de rout temps prie à sa façon, à son moment.
Invincible cet élan qui porte vers l'invisible. Recherche de toute une vie vers l'inconnu, vers ce qui nous porte au-delà de nous-mêmes.
Ces pages où j'ai choisi les prières ou poèmes que j'aime sont pour toi. Que tu souffres, que la joie ou la tristesse t'envahisse, que tu sois un jeune pétulant ou un vieillard assagi, malade ou handicapé, pioche dans la table des matières.
Tu rigoleras, tu pleureras, tu t'interrogeras en lisant ce livre.
Passe un bon moment, qui que tu sois. Alors je n'aurais pas classé pour rien ce qui peut t'apaiser ou te dynamiser.
Un poème ou une prière peut illuminer ta journée.

À toi, fidèle lecteur de cette lettre semestrielle, je dédie quelques passages de Mes plus belles prières.

Sans la prière je serais foutu
Quand j'ai commencé mon ministère auprès des jeunes marginalisés, j'ai cru que la prière ne valait pas un contact urgent ou un sauvetage. Et puis des moments de vide m'ont appris que plus je voulais en faire... moins j'en faisais ! Je sais maintenant que par la prière l'action prend une dimension plus humble et sacrément plus efficace. Tu ne t'acharnes plus à calculer la portée de ton geste, mais la profondeur de ton union à Dieu.
Plus nous sommes engloutis dans la vie active, et plus nous devons devenir un adorateur priant. Les personnes stressées à un niveau dingue par la famille, le boulot, les transports n'ont plus le moindre sens de la contemplation. Si elles faisaient oraison, elles arriveraient plus facilement à gérer leur couple, leur profession, leur vie quotidienne.

Fous le camp !
Quand, las et fatigué, je n'arrive plus à écouter, Il y a toujours un mec pour me dire : « Guy, t'es pas branché. Fous le camp chez les moines. Va te reposer et faire tes prières ! » C'est le Saint-Esprit qui parle, à l'évidence. Je ne manque jamais de l'écouter. Ma survie sacerdotale en dépend.
C'est ainsi que chaque année je prends soixante jours de silence chez les moines, en comptant les cinq jours de retraite en Algérie. Deux jours tous les dix jours est mon rythme annuel.
Seule, la prière nous campe sur des prés d'herbe fraîche pour nous réconcilier avec Dieu. Et, partant, avec les autres. Tous les autres. Me réconcilier d'abord avec moi-même est le plus beau sentier fleuri de ces quarante-huit heures chez les moines.

La théologie des vingt-quatre heures
Chaque matin, dès que je me réveille, je prie pour que toute la journée j'essaie d'aimer. Une heure d'intimité absolue avec Celui qui me fait vivre. Je dis : « Seigneur, je T'aime, je sais que je vais en baver toute la journée avec les jeunes emmerdeurs dont je m'occupe et que j'aime tant. Reste avec moi. »
Par expérience, je sais que si je ne commence pas ma journée par la lecture d'un texte d'Évangile après mon café et ma clope, c'est fichu. Je lis le texte, j'attaque par une prière et j'étudie. Je note des passages et je retiens une petite phrase. Ce peut être aussi simple que « L’espérance gagnera. » Je l'écris à l'encre rouge sur un post-it que je glisse dans mon paquet de cigarettes : ainsi, tout au long de la journée, je la retrouve.
Le Seigneur n'a pas dit :
« Donne-nous aujourd'hui le pain pour une semaine. » Mais : « Donne-nous chaque jour notre pain quotidien. » Il s'agit chaque jour de trouver la force pour vingt-quatre heures. Et chaque jour nous amène Sa force.
Et ne dites pas que vous n'avez pas le temps. Si vous passiez autant de temps à prier qu'à regarder la télévision, vous seriez les plus grands priants du monde...

Un homme de prière
Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences,
j'essaie simplement d'être un homme de prière.
C'est la prière qui a sauvé ma vie.
Sans la prière, j 'aurais perdu la raison.
Si je n 'ai pas perdu la paix de l'âme
malgré toutes les épreuves,
c'est que cette paix vient de la prière.
On peut vivre quelques jours
sans manger, mais non sans prier.
La prière est la clef du matin
et le verrou du soir.
La prière, c'est une alliance sacrée
entre Dieu et les hommes...

Gandhi

Tout faire par amour
Dur, dur de quitter un lit chaud, un oreiller douillet...
Cette corvée, je la subis comme nous tous Heureusement la petite sainte Thérèse me souffle : « Tout faire par amour. » Alors j'écarte mes draps et je me lève. Il est vrai que nous avons une inertie spirituelle très forte. On cherche, on bavarde... Où mettrai-je Dieu dans ma vie ? se demande-t-on. Voyons... où vais-je bien lui trouver une place ? Au lieu d'aller droit vers lui, on vire à gauche, à droite, on zigzague comme un ivrogne. Alors que Dieu doit être placé au coeur de notre vie.
Mettez-Le là dès le matin et votre joie intérieure sera profonde, quelles que soient les difficultés de la journée.

Votre prière sera exaucée
Il est dit dans l'Évangile qu'aucune prière faite avec un coeur pur ne sera rejetée par le Seigneur. Toute prière sera comblée. Comment voulez-vous que Dieu résiste à votre prière Comment voulez-vous que les parents résistent au regard du gosse qui leur demande de l'aide ? Admirez le regard merveilleux des enfants : la lumière, la beauté, la clarté. Nous devons être des enfants pour Dieu. Il ne résistera pas et alors Il nous répondra.
Mettez-vous ceci dans la tronche et dans le coeur : toute prière que vous ferez sera exaucée, mais pas forcément comme vous le désirez. Nous pouvons demander de mauvaises choses sans nous en rendre compte.
Demandez chaque matin à Dieu de vous envoyer des sourires et des signes. Vous verrez qu'une personne viendra à votre rencontre, que quelque chose se produira.
Tous les jours, demandez à Dieu un sourire. Dites-Lui : « Envoie-moi un signe de Toi. » Quel que soit votre âge, jeune ou ancien, sachez faire silence et priez chaque jour. Allez vous réfugier dans un coin tranquille. Dieu vous fera signe.
Le premier signe que J'ai reçu de Dieu fut le regard de tendresse et d'amour de mes parents. Quand il m'a appelé à 13 ans pour être prêtre, j'avais déjà ce ciment qui m'unissait à Lui. Et je ne le savais pas.

Mille façons de prier
Apprendre à prier sera toujours nouveau. Les formes de prière sont innombrables. Dire à Dieu qu'on L'aime est un tel enchantement que, pour garder cet amour neuf, on a besoin de renouveler sans cesse notre façon de prier.
« Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le Lui demandiez ...» Cela signifie que vous sollicitez quelque chose, mais que Dieu sait d'avance ce dont vous avez besoin... Alors êtes-vous stupide ? Pas du tout ! Le Seigneur a besoin que nous Lui demandions. Et la réponse Lui appartient.
On appelle sans cesse Dieu à notre secours : « Aie pitié de moi ! », « Guéris-moi », « Sauve-moi ! », « Pardonne-moi, pauvre pécheur ! », etc. Je ne dis pas qu'il faut se taire, mais pas uniquement se plaindre, sinon le Dieu que vous priez vous réduira à être de perpétuels assistés et quémandeurs.
Ce Dieu-là risque de s'emparer de votre liberté, alors que la merveille de Dieu est qu'il nous a faits libres. Toujours supplier Dieu tue la joie. Si, le malheur arrivant, on se dit : « Mais qu'est-ce que j'ai fait à Dieu pour mériter ça ? », on arrive à une conception d'un Dieu qui se vengerait de Ses créatures.
Ce Dieu-là n'existe pas.
Pourriez-vous aimer d'un grand et véritable amour un homme ou une femme qui se contenterait de vous demander toujours quelque chose, toujours plus de signes, sans jamais vous déclarer sa flamme ? Il faut dire: « Je t'aime ! » si l'on veut être aimé. Personne ne résiste à ces mots. Dieu Pas plus que nous.
La vraie prière purifie notre image de Dieu, elle nous délivre de l'image d'un Dieu pervers. La vraie prière est une prière de louanges et d'amour.
Dieu est un mendiant d'amour.

Qu'en est-il de ta prière ?
Tu es sur la mer
Dans ta barque
Et tu jettes l'ancre
Sur un rocher lointain.
Tu tires ta corde
Avec force et persévérance:
Le rocher ne bouge pas,
Mais ta barque s'approche de lui.
Ainsi en est-il de ta prière
Dieu semble
Ne pas bouger ;
Mais c'est toi qui avances.


« Soyez des maîtres de la prière »
Prier n'est pas toujours facile. « La prière est un combat », martèle Saint Paul. Si certains jours c'est un régal, d'autres fois c'est un peu galère. Si la prière allait de soi, le monde entier prierait ! Et la Terre serait un paradis.
Une fois, une bonne vieille dame me dit : « Monsieur l'abbé, vous savez, je ne sais pas prier. Je récite le chapelet, mais je ne pense pas à mon chapelet. Je récite le "Notre Père" mais je ne pense pas bien à ce que je dis. Qu'est-ce que je dois dire au Seigneur dans le secret de mon coeur »
Alors je lui réponds :
« Dis-Lui : "Seigneur, je T'aime." » Elle me répond qu'elle n'osera jamais le tutoyer. « OK, dis-Lui : "Seigneur, je Vous aime.“
Plus tard, elle me confiait qu'elle se régalait de dire à son Créateur, à tout moment : « Je T'aime. »

Prier nécessite également un apprentissage. Apprenons à prier dès l'enfance comme les enfants lorsqu'ils apprennent leur langue maternelle.
La prière est à la fois mystérieuse et... « bon enfant ». Dans les moments de joie, nous avons besoin de nous tourner vers quelqu'un d'invisible, d'inaccessible à nos sens et nous nous exclamons : « Mon Dieu ! » Face au vide, nous lançons tous : « Mon Dieu ! » Dans les moments terribles : « Mon Dieu ! » A la mort d'un être cher : « Mon Dieu ! » Devant un spectacle superbe ou très impressionnant : « Mon Dieu ! »
Avec la prière, nous lançons ces cris d'espoir, de plainte ou de joie vers Dieu. La prière, c'est quand notre coeur tout entier entre dans la prière du Christ.
Pour prier, fais silence. Plus tu feras silence, plus Dieu entrera en toi. Il n'y a pas de technique spéciale, juste dire : « Seigneur, je passe ce moment avec Toi. Il est pour Toi seul. » Et puis la fermer.
Parce que la prière est une voix du coeur.
Si tu arrives à prendre un quart d'heure par jour pour Lui déclarer ton amour et réfléchir sur ta vie, tu verras tes ombres et tes lumières. Ne crois pas que c'est réservé aux vieux et aux curés, c'est donné à tout le monde. Plus tu incuberas le silence à la montagne, en forêt, dans un parc ou en pleine mer, plus riche tu seras. Garde ensuite la nature dans ton coeur. Deviens un militant du silence.
« Dieu est l'ami du silence, disait mère Teresa. Les arbres, les fleurs et l'herbe poussent en silence. Regarde les étoiles, la lune et le soleil, comme ils se meuvent silencieusement. »
Certains vous diront qu'il faut réciter des Psaumes. Je crois qu'il vaut mieux un élan du coeur que des paroles ânonnées. Le Seigneur se fiche des paroles qu'on lit à toute vitesse. J'aime entendre le phrasé des moines pour réciter des Psaumes. Ils psalmodient lentement, avec sérénité, comme on marche en montagne, un pas après l'autre, en recueillement, pour ne pas être essoufflés.
Il n'est pas nécessaire de lire beaucoup pour avoir une vie intérieure plus riche et plus intense. François Mauriac disait : « Tout dépend de l'esprit dans lequel vous êtes pour accueillir en vous ce que vous lisez. » J'adhère à cette parole.

Au milieu de tous

Il y a deux recommandations non contradictoires dans l'Évangile : « Quand tu pries, entre dans ta chambre. » Et puis la phrase du Christ : « Là où vous êtes réunis en mon nom, je suis au milieu de vous. »
On peut prier seul, mais la foi ne peut se bûcher seul. On a besoin de rencontrer les autres, d'être ensemble. La prière se pratique dans un lieu sacré. A la mosquée, à la synagogue ou dans tout sanctuaire où votre religion vous guide. A l'église, si vous êtes chrétien. Il existe des prières puissantes, des prières de fête propres à chaque religion.
L’Evangile dit : « Là où nous sommes réunis entre chrétiens, Dieu est au milieu de nous. » Je le crois absolument. J'ai souvent la sensation quasiment physique de Dieu présent quand je dis la messe, au milieu de l'assemblée des chrétiens.

Les bonnes adresses du Christ
Je rentre chez moi, au petit matin, épuisé. Ma voiture frôle l'église de mon quartier. Une lumière scintille à l'intérieur. « Tu es là, Toi le meilleur des amis, lui dis-je. Bonne nuit à Toi qui nous as dit que Tu resterais avec nous jusqu'à la fin du monde. Tu sais combien je T'aime ! »
Je ne loupe jamais ce clin d'oeil d'amour avant de prendre du repos. Cette certitude qu'Il réside parmi nous est une Fête-Dieu permanente. Ce coeur à coeur rapide, qui a la douceur d'une rencontre amoureuse, m'emplit de joie. «Tu es là » suffit à apaiser tant de souffrances intérieures vécues durant mes journées, lourdes de multiples cris et d'appels de détresse.
Paris est bourré de Sa présence. Chaque temple La recèle. Pourquoi ne pas quitter brutalement l'agitation et la fièvre des rues pour pénétrer dans le sanctuaire ouvert et Lui donner ne serait-ce qu'une minute ?
Lui jeter nos soucis, notre amour, en vrac. Seulement une minute. Elle risque de se prolonger si, d'un seul coup, on se souvient qu'il est urgent de dire à l'Amour infini qu'on L’aime. Alors on s'aperçoit de la formidable pauvreté de nos journées où on cible tout, sauf l'essentiel.

Dans le train, sur la plage, sur un lac, dans le métro...

Nous pouvons prier n'importe où, au travail, sur la plage ou dans le métro. Mais nous devons bien nous préparer à cette intimité avec Dieu. Après avoir décollé, nous sommes installés dans un lieu choisi, dans la position qui nous convient, avec le livre qu'il nous faut. J'aime bien prier au sommet d'une montagne. Assis calmement en altitude, je contemple.
Dieu aime le silence que nous Lui offrons. Dieu est follement amoureux de notre silence. Dans nos chambres oui dans nos voitures, sous la douche ou au restaurant, nous pouvons prier en faisant silence à l'intérieur de nous. Le Christ se barrait, dit l'Evangile, quand la foule l'oppressait. Il allait prier dans la montagne ou au milieu d'un lac. Dieu demande que nous nous cachions comme des amoureux. Je vis les meilleurs moments de prière dans le silence, en regardant l'horizon, sur un sommet ou dans la profondeur d'une forêt. Nous devons tout quitter pour Dieu et nous pouvons le faire partout. Il suffit que ce soit une priorité pour nous.

Écouter Dieu à travers les autres
Chaque être est un ostensoir. Si nous regardons chaque personne avec le regard de Dieu, nous ne connaîtrons ni péril ni peur. En cherchant en chaque être sur cette terre la transparence mystérieuse de Dieu, nous n'avons absolument rien à redouter. Pour cette raison, nous pouvons dire que toute rencontre est une prière. Toute rencontre avec un être humain est une forme de prière. Tout regard doit faire jaillir la prière en nous. Rien n'est plus simple ni plus profond que cette contemplation. Nous sommes entourés d'humains. Que chacune de vos rencontres soit une prière.
Si l'on zappe vite les autres, si on les entend sans les écouter, rien ne se produit entre les êtres. Écouter vraiment l'autre, c'est écouter Dieu profondément. Ce regard du chrétien vis-à-vis de l'autre est une prière illimitée.
Au fond, nous prions comme nous vivons. Si nous prenons de l'espace pour Dieu, alors notre prière sera écoutée, nous aurons soif de prière, et nous serons dans la vie quotidienne des gens écoutant.
Nous transparaîtrons Dieu naturellement parce que nous serons dans un dialogue ininterrompu avec Lui. Nous serons avec Lui à travers les autres et dans tous les espaces temps et espaces silence que nous Lui donnerons.

Au creux de mon arbre
Quand tu pries, tu peux être dans ta voiture, devant un beau paysage. Nous avons dans nos pays des coins de nature extraordinaires. Reste dix minutes seul dans ta voiture et regarde un fleuve, une forêt aux mille couleurs, le soleil qui se lève ou se couche.
Ma préférence, c'est d'être dans la nature pour prier. Assis sur le bord d'un rocher, en pleine forêt, ou en grimpant sur un arbre. Quand je suis en haut de mon arbre, je prie. En pleine forêt, j'ai taillé un vieux pin pour grimper plus facilement. En haut, comme il a été coupé par la foudre, je peux quasiment me mettre debout sur le sommet. Ma prière éclate là, dans la beauté et le silence de la nature. Je peux rapporter ce trésor de silence dans le bruit de la ville. J'aime aussi prier devant le saint sacrement.
Et qu'importe où nous allons du moment que nous quittons tout pour Le chanter...

Guy GILBERT, Lettre N° 82. Avec l’aimable autorisation de Guy Gilbert que je remercie.

Association Père Guy GILBERT
Bergerie de Faucon
46 rue Riquet 75019 PARIS
Tél. 01 40 35 75 46 - Fax 01 40 35 12 93
www.guygilbert.net



Ecrit par alberto, a 18:42 dans la rubrique Actualités.
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Dimanche (14/12/08)
Paroles silencieuses

Qu’est-ce que tu aimes le plus au monde ? Moi, c’est Jésus ! Parce que si je vis, c’est grâce à lui ! Heureusement qu’il y a eut Noël sur la terre, et heureusement qu’il y a eut Noël dans mon coeur !

Israël t’a rejeté, oui, depuis le temps du prophète Samuel... "Donne-nous un roi comme il y en a chez les nations“. Tu as répondu à Samuel : "Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux“(1)! Les rois se sont succédés, depuis Saül, David... jusqu’à Jésus ! Sur ta croix était écrit : Celui-ci est le Roi des Juifs“(2).
 

Puis tu es ressuscité ! Tu es revenu à la vie ! Et plus encore : tu donnes la vie !

Et tu m’as donné la vie à moi, j’en suis encore tout étonné ! Ce matin je me suis levé, c’est mon miracle quotidien, celui de l’être que tu as sauvé !

Je me suis levé grâce à toi, sinon, il y a longtemps que je serais définitivement couché !

Oui, c’est qu’il y a eut Noël dans mon coeur et avec toi un nouveau recommencement. La terre entière se moque, mais le ciel entier se réjouit ! Les gens ignorent que le ciel est habité, ils n’ont de regard que pour la terre et les choses qui s’y passent. Ils ignorent que tout se passe d’abord dans le ciel... ils ignorent -comme moi je l’ignorais avant - que tout se passe d’abord dans le ciel.

Je reste là silencieux, comme sur le bord de l’océan à regarder les vagues. Le vent souffle. Je sais qu’il suffira de quelques minutes pour que le grand soleil rouge disparaisse derrière l’horizon. Ensuite il fera nuit.

Et toi, que feras-tu en attendant demain ?

1. (1 Samuel 8.7)
2. (Matthieu 27.37)


Ecrit par alberto, a 16:14 dans la rubrique Actualités.
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Mercredi (10/12/08)
L'orgueil d'un Etat
--> L'homme a pris la place de Dieu

Rama Yade, secrétariat d'Etat aux droits de l'Homme : "La France n’est pas la France sans les valeurs" !

Dieu veille sur ses Dix Commandements.
Le Président de la République française veille sur ses Droits de l'Homme.

Dieu veille sur ses Dix Commandements. Il a donné une suite, parce qu'aucun homme ne peut accomplir les Dix Commandements.
Le Président de la République française veille sur ses Droits de l'Homme. Quelle suite donnera-t-il, parce que certains Etats ne respectent pas les Droits de l'homme ?

Dieu veille sur ses Dix Commandements. Il a donné une suite, parce qu'aucun homme ne peut accomplir les Dix Commandements. Il est venu lui-même. "Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant pas aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation." (La Bible)
Le Président de la République française veille sur ses Droits de l'Homme. Quelle suite donnera-t-il, parce que certains Etats ne les respectent pas. Ira-t-il lui-même sur le terrain pour réconcilier le monde ? Même avec la meilleure volonté, comment un homme peut-il réconcilier le monde ? (observer, par ex., le Zimbabwe).



Ecrit par alberto, a 10:23 dans la rubrique Actualités.
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Mardi (09/12/08)
Monsieur Henry
--> SDF de première classe

La crise est arrivée, la crise soudaine, d'abord financière, puis économique... Elle s'abat comme un oiseau de proie sur les pays du globe, les uns après les autres, domino day. Déjà que la situation n'était pas gaie... Le coup de massue parti des Etats-Unis semble se répercuter sur tous les crânes, paralysant les esprits et apeurant les âmes !

En plus, l'hiver est arrivé et, comme chaque année, les SDF... Les SDF...

Pourtant, ici, chez-moi, comme si de rien n’était, je continue de côtoyer des gens aisés, en relative bonne santé, travailleurs, bien-pensants, qui ne voient pas vraiment de crise... Je ne sais pas comment ils font, (ils ne sont pas des machines, ils sont des gens), ils ont toujours assez d'argent en poche... et me payent le café à la pause de midi ! (ils me payent rien d’autres !)

Quoi dire et quoi faire au regard des SDF de France ?

Après la mort d'un SDF de 31 ans à Marseille le 6 décembre 2008, Elvin écrit dans Le Point : "Quand un homme dort dans la rue, c'est déjà trop tard et nous, simples citoyens et témoins de cette misère n'avons pas à culpabiliser de n'avoir rien fait car que pouvons-nous faire, et comment ? Mais, s'interroger sur le pourquoi du comment, sur tout ce qui a dû arriver à cet homme pour qu'il en soit devenu un SDF, oui, nous pouvons tous le faire. Cela commence souvent par un licenciement, puis par le passage de la victime entre les mains de prédateurs qui ont fait semblant de vouloir l'aider mais se sont bien servis au passage et lui ont pris le peu qu'il lui restait, d'argent et de confiance en soi. Pour peu que cet homme, dans sa détresse, ait commis une faute de désespoir, voilà tout trouvé le prétexte pour sa famille et ses amis de lui tourner le dos définitivement, alors qu'ils n'avaient de toute façon rien fait de bien avant mais s'en trouvaient quand même un peu gênés. Une fois la mort sociale décrétée par les bien-pensants, la mort physique n'est plus bien loin, que ce soit de froid ou d'autre chose, peu importe. Mais les assassins, patrons voyous, banquiers et assureurs véreux, juges timorés, amis lâcheurs, parents indignes etc courent toujours !"

Tritton75 ajoute : "Ca choque toujours, de voir qu'un type de son âge est mort seul, de froid, dehors. Mais que peut-on faire pour lutter contre cette marginalisation ? Où est la limite de leur liberté ? Difficile de le dire."

Je partage ces propos, mais pas entièrement.

Il est clair, ne l'oublions pas, que le Gouvernement, en France comme dans d'autres pays, compte sur les associations et oeuvres caritatives, pour pallier aux carrences politiques. C'est grâce à ces associations qu'un équilibre social très fragile est possible. Mais rien ne va plus quand d'un côté ou de l'autre, des déficiences se font ressentir. Les causes sont multiples et de plus en plus compliquées. Le spectateur sur le terrain ou devant la télé s'en trouve profondément indigné, il voit des situations insuportables mais que peut-il faire, à par râler ou se poser en juge redoutable comme dans les exemples cités (dans lequel je ne partage pas le jugement) ? A moins d’être un abbé Pierre ou un Coluche, quelles solutions peut-il proposer ?

A mon sens, pour une discussion équilibrée, les thèmes suivants devraient s'imposer à nouveau et être remis sur le tapis :

- Droits et Devoir de l'Etat
- Droit et Devoirs du citoyen

Ce genre de discussion n’est pas systématiquement d’actualité (ou s’il l’est, il l’est en partie), il devrait l’être pour tout le monde, mais surtout pour la génération montante. Je ne sais si notre société du 21e siècle est capable de reprendre facilement en main ce genre de sujets. Car si un jeune de 25-30-35 ne règle pas ce problème, je pense raisonnablement qu'il est mal parti (sans même parler des diplômes). Ça c'est la théorie, oui ! La pratique montre de toute façon qu'ils sont bien rares ceux qui ont tout compris, tout réussi, et qui sont devenus des citoyens accomplis, forts pour affronter les crises et assez malins pour résoudre les problèmes existentiels ! Vous en connaissez de ces héros à part ceux du ciné ? Moi non ! Tant de composantes entrent en jeu : Nés ici ou ailleurs, chez les blancs, chez les noirs, de parents pauvres ou de riches, ou de malades, ou d'immigrés, nés de malchanceux ou de telle ou telle sensibilité, ou de telle religion... ah la religion ! Les religions et Dieu... quelle salade !

Bref !

Qu'est-ce qu'on fait pour s’en sortir quand on n'a même pas zéro centime en poche ?

Si un lecteur est passé par là qu’il me réponde et raconte son témoignage.

Personnellement, j’en connais un ! Il s’appelel Monsieur Henry ! S’il y a une femme que Francis Cabrel aime à mourir et qui a connu toutes les guerres, il y a ce Monsieur Henry, qu’on n’aime pas forcément, mais qui, lui, a connu toutes les crises !

D’abord dès la naissance, il n’a jamais connu son père, ses parents étaient pauvres, trop pauvres pour qu’il puisse être admis en 6e. Il fit donc de petites études pour apprendre un métier qui le conduisit très tôt, à 17 ans, à travailler en usine. Dès ces premiers temps, il fut étonné de voir des jeunes filles de son âge, sveltes, debout devant une machine, et accomplissant le même geste durant toute une journée. Lui-même se demandait pourquoi il devait travailler. Il avait tant de choses dans la tête qu’il aurait aimé faire ! Un jour, alors il qu’il dû se rendre en ville en plein après midi, il fut étonné de voir tant de monde dans les rues et il se demanda pourquoi tous ces gens ne travaillaient pas alors que lui était obligé de travailler tous les jours. Heureusement, Monsieur Henry était habile dans son métier, il gravit les échelons et se retrouva quelques années plus tard dans une grande entreprise, et cette fois non plus en bleu de travail mais en blouse blanche. Il voyagea à l’étranger, séjourna dans la capitale. Il côtoya le monde des uns et des autres ainsi que le monde des syndicalistes. Les jours de manif, il était toujours le premier, faut dire qu’il préfèrait marcher sur les grands boulevards que de rester enfermé dans les espaces à air conditionné ! Faut dire aussi qu’avec le temps, sa tête était bourrée de questions.
Un beau jour d’été, devant son chef ébahi, il rendit son tablier et s’en alla. Il ne revint plus jamais dans cet espace. Ce jour-là il sortit de la société.

Des jours, des mois et des années passèrent. Quand on lui demandait "Pourquoi es-tu parti ?", il était toujours embarassé et parlait de mal de ventre. C’est que Monsieur Henry n’aimait pas tricher, pas plus qu’il n’aimait les compromis. Une sensibilité, une urgence, l’obligeaient simplement à prendre du recul avec lui-même et avec les autres. Sa rébellion ne l’empêchait pas d’être aimable, ainsi sur son chemin, il trouva toujours une bonne âme, cependant que l’idée de mendier ne lui serait jamais venue à l’esprit. Il ne mendia jamais !

L’urgence, toujours l’urgence, en boule dans le ventre. Un mal, le mal-vivre, qui lui causait pas mal de soucis et pour lequel il ne trouvait aucun remède. Y-a-t-il au moins un remède pour ce mal ? Non, pensait-il en passant longuement à la loupe dans son esprit toutes les solutions d’urgence, drogue, sexe, argent, suicide... N’empêche qu’il fallait trouver une solution ! Et les solutions se recherchent sur mille chemins ! Quel empêtrement ! Mais que nous le voulions ou non, consciemment ou inconsciemment, un jour ou l’autre un choix s’impose, un chemin s’impose...

Alors ?

Alors ! Ce que nous sommes finit par prendre forme, ce qui a été semé par nous-mêmes, par nos parents, grands parents... finit par prendre forme. Sur le moment, nous sommes peut-être loin de nous en rendre compte, mais ce que nous sommes lorsque nous nous développons sous le soleil et la pluie, dépend de la graine qui a été semée. A nous de nous retrouver et d’en tirer le meilleur. Ici, qui est sincère est gagnant ! Parce qu’une rose ne peut pas dire qu’elle est une pivoine, ou un catus, hein ! Ah les beaux champs de tulipes de Hollande. Les champs de catus sont également beaux... quand ils fleurissent ! Faut pas les toucher, c’est tout !

Alors voilà notre Monsieur Henry à Paris. On se demande ce qu’il fait là. Il n’a pas bonne mine ! Il crache par terre. Son dos est un peu voûté. Il n’a pas un sou en poche, seulement un projet en tête... un projet qui a échoué, avorté. Ça c’est son affaire, il n’a pas envie d’en parler. Finalement, il n’a envie  de rien du tout, comme un mec blasé et au bout du rouleau. Il est là seul dans la capitale, dispose quand même d’une chambre de bonne sous les toits, cela grâce encore à une bonne âme, ancienne copine, qui vient le voir de temps en temps. Elle ne peut pas faire plus pour ce pauvre Monsieur Henry, tellement empêtré dans ses problèmes qu’il ne peut retenir parfois quelques larmes. Il se sent très humilié devant elle et en même temps touché à vie par cet être qui lui a ouvert sa porte !

Monsieur Henry n’a plus qu’une envie, de se coucher et de ne plus jamais se relever. Solitude et désespoir sont trop lourds. Personne au monde ne lui a révélé le sens de la vie. Et lui ne l’a pas trouvé. Tout ce qu’il a trouvé, c’est l’inverse : le non-sens de la vie ! Alors...

C’est ainsi que d’une manière ou d’une autre se serait arrêtée l’existence de Monsieur Henry, SDF de première classe, rebelle et aimable... comme un ours. Mais Monsieur Henry n’est pas mort ! Que s’est-il passé ? Comment a-t-il pu remonter la pente et retrouver une existence sociale ?

J’admets que les SDF de seconde classe ont moins de chance, mais puisque tous les chemins mènent à Rome, je suis persuadé que la même chance de salut reste en chaque être humain.

Monsieur Henry n’est resté que trois mois dans cette chambre* sous les toits de Paris. La bonne âme, l’ancienne copine qui lui avait  prêté cette chambre le regarda avec des yeux tous ronds lorsqu’au départ, il lui confia : "Dieu existe, il faut que je m’en occupe" !

Une autre bonne âme attendait Monsieur Henry dans une autre ville, dans un autre pays, pour l’aider dans sa nouvelle étape. Au début il accepta des petits boulots (parfois pénibles) ici et là, 2 h par jour, ensuite 4 h par jour, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’une entreprise l’embauche sous contrat avec un salaire permettant de vivre. Il arriva même à se payer des études théologiques qui lui permirent de changer à nouveau de sphères professionnelles et de partir en Mission.

Il se maria et eu beaucoup d’enfants.


* C'est ici qu'il composa la chanson : "Terre au secours" que l'on peut aussi écouter (colonne de droite)

Ecrit par alberto, a 13:22 dans la rubrique Actualités.
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Mardi (02/12/08)
Le péché
--> Lorsque le voile se déchire
Complément sur Le voile déchiré

Quel que soit notre Quotient Intellectuel, peu importe qu’il soit très élevé ou très bas, il y a un élément dans la vie qui n’est pas à la portée de notre compréhension : C’est la notion de péché par rapport à un Dieu qui, lui, est saint. Le péché reste le plus grand problème de l’être humain, qu’il en soit conscient ou non. Pour Dieu, cela lui a coûté la mort de son fils unique, un fils pourtant parfaitement innocent !
Dans toute l’histoire de la Création, et depuis que le monde est monde, le péché ainsi que tout ce qui tourne autour reste le domaine le plus grave et le plus difficile à comprendre, même pour de nombreux chrétiens. Pour approfondir cette question, il faut beaucoup de temps ainsi qu’une bonne disposition de coeur. Et si Dieu dans notre démarche n’intervient pas lui-même en nous accordant son Saint-Esprit, tout est vain et la notion de péché nous reste fermée.
J’ose croire que le saint-Esprit est à l’oeuvre dans le monde, et partout, et dans différentes sphères comme Joueb !
Ainsi, puisque j’ai parlé d’un Voile déchiré, je voudrais apporter en complément juste quelques explications en vue d’une meilleure compréhension.

Dieu aime infiniment l’homme mais il déteste le péché. S’il y a cohabitation possible en politique, il n’en est pas de même avec Dieu et le péché. Par conséquent, depuis que le péché est entré dans l’humanité, c’est à dire depuis la désobéissance d’Adam et Eve (depuis cet événement historique que la Bible appelle La chute), les hommes sont héritiers de cette désobéissance et portent en eux comme un virus, la marque incurable du péché qui les empêche de cohabiter avec Dieu qui est saint, ils en sont donc séparés.

L’oeuvre de Dieu depuis la chute consiste pour Lui à tout mettre en oeuvre afin de donner à l’homme la possibilité de s’approcher de Lui, et pour que cet homme déchu arrive enfin à retrouver une relation nouvelle avec son Créateur.

L’oeuvre de Dieu est gigantesque, elle couvre tous les temps, elle devance les temps et les dépasse. Elle est avant, pendant, et après les temps. Vous et moi ne pouvons la comprendre sauf si Dieu nous y aide ! Il le fait si nous le voulons et si nous sommes assoifés de Lui.

Le livre du Lévitique dans la Bible met en valeur la sainteté de Dieu, il rapporte toutes les pratiques (compliquées !), lois, rituels, sacrifices d’animaux qui devaient servir pour l’expiation du péché. Car le sang est nécessaire pour l’expiation du péché. Ainsi, dans l’Ancien Testament, ou plus exactement pendant l’Ancienne Alliance, c’est-à-dire avant la venue de Jésus, le sang des animaux servait pour l’expiation du péché. Le Grand Prêtre (un Lévite) appelé aussi Souverain Sacrificateur, habillé de son vêtement sacerdocal, entrait une fois par an dans une tente prévue à cet effet où il y avait un lieu spécial appelé le lieu très saint et où se trouvait entre autre le Tabernacle symbolisant la présence de Dieu, il devait lui-seul pénétrer derrière un voile spécial (personne d’autre que lui n’avait le droit d’y aller), il y présentait du  sang d’animaux sacrifiés pour que le péché du peuple soit expié.  Mais ce n’était pas une véritable expiation puisque le sang des animaux n’est pas un sang pur. Dieu se montrait satisfait uniquement parce qu’il avait prévu longtemps à l’avance la perfection. En effet, la véritable expiation du péché ne pouvait se faire que par un sang pur, le sang d’un homme sans péché. C’est la raison pour laquelle Jésus est venu. Il a pris un corps comme le nôtre. A un temps précis, Marie est devenue enceinte sous l’action du Saint-Esprit (nous ne comprenons pas mais pour Dieu qui est capable de faire des miracles, ce n’est pas un problème).

En mourant sur la croix le Christ (qui est resté sans péché) a inauguré une Nouvelle Alliance : l’Alliance avec son sang pur qui expie le péché une fois pour toutes. Tous, sans exception, nous sommes au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ.

Et voici la grande nouveauté de la nouvelle Alliance (Nouveau Testament) :  lorsque Jésus est mort, le fameux voile du Temple, celui derrière lequel le Souverain Sacrificateur pénétrait une fois par an, ce voile-là s’est déchiré de haut en bas, donnant accès à tout le monde au trône de Dieu ! Tout le monde peut dorénavant se présenter à Dieu directement par la prière. L’intercesseur maintenant est Jésus-Christ. Le voile de sa chair a été déchiré, c'est comme si le ciel s'était ouvert. Et lorsque nous prions, nous prions directement à Dieu au nom de Jésus-Christ.

L’Ancienne Alliance (celle de la loi) nous conduit vers La Nouvelle Alliance (celle de la grâce) et nous propose une vie par l’esprit... non plus une vie par la chair (tout un programme, eh oui !) mais par l’Esprit !

Ne vous découragez pas ! Nous y arriverons !


Ecrit par alberto, a 11:00 dans la rubrique Dire Dieu.
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Lundi (01/12/08)
Le voile déchiré 21-31
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Le voile déchiré 21-31

21- Papillon
22- Coup de foudre
23- Amertume
24- Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.
Apocalypse 12.9
25- C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps.
Apocalypse 12.12
26- Le serpent ancien
27- Enlèvement de l’Eglise
28- Après l’enlèvement de l’Eglise
A-Ciel (ciel ouvert)
B-Terre
C-Sang de Jésus-Christ (le signe du Fils de l’homme)
D-Temple de Dieu

29-
Ma maison dans le ciel
30- Le dernier chrétien
31- le dernier paysage
-Paysage d’adieu-
"Le jardin de Gethsemané est un paysage d’adieu"


Ecrit par alberto, a 12:30 dans la rubrique Art-Le voile déchiré.
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Le voile déchiré 11-20
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Le voile déchiré 11-20

11- Toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe...
1 Pierre 1.24a
12- ... L’herbe sèche, et la fleur tombe...
1 Pierre 1,24b
13- ...Mais la parole de Dieu demeure éternellement.
1 Pierre 1.25a
14- Nuées colorées Est en Ouest
15- Aller-Croix-But
16- Etude avec trois points
17- Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
Ephésiens 6.12
18- Le mystère de Christ
... conformément à la révélation du mytére caché pendant des siècles, mais manifeté maintenant...
Romains 16.25
19- La perle précieuse
Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.
Matthieu 13.45-46
20- Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui.
Esaïe 53.5


(à suivre)
Ecrit par alberto, a 10:34 dans la rubrique Art-Le voile déchiré.
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Dimanche (30/11/08)
Le voile déchiré 1-10
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Le voile déchiré 1-10

1- Le voile déchiré
Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’espri. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
Matthieu 27.50-51
2- Ma premièrte prière
3- Croix
4- Arc-en-ciel sur la terre
5- Invoque moi au jour de la détresse; je te délivrerai, et tu me glorifieras.
Psaume 50.15
6- Tire mon âme de sa prison, afin que je célèbre ton nom !
Psaume 142.8
7- Poussin en cage
8- Psaume 18.8-20
9- Procession
10- La dernière pyramide (la dernière tour de Babel)


(à suivre)

Ecrit par alberto, a 13:03 dans la rubrique Art-Le voile déchiré.
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